CHAPITRE VIII
cabotage extrême- oriental viendrait d'y être organisé. On ne saurait trop répéter que, pour l'augmentation de la production comme pour celle des échanges, l'Etat ayant fait son œuvre militaire et politique, et s efforçant de donner, par l'exécution de grands travaux, par ses services d'études et d'informations, et par des encouragements divers, toutes les facilités qui sont en son pouvoir à l'initiative privée, c'est d'elle en définitive que va dépendre désormais le sort de l'Indochine, et, dans une large mesure, l'avenir de l'action française en Extrême- Orient. C'est son esprit d'invention, de résolution, et de persévérance, (jui doit arracher à la terre indochinoise les éléments indéniables de richesse qu'elle a mesurés jusqu'ici trop jalousement à l'homme, et en faire avec l'extérieur un important élément de trafic. La mise en valeur de cette richesse récompensera non seulement les efforts de nos compatriotes, mais aussi ceux de leurs collaborateurs indigènes, et l'accroissement du bien-être de tous ne sera sans doute pas sans influence sur les relations entre les uns et les autres, et sur l'exercice de la protection française : le travail, dans un pays où il y a tant à faire, est encore la meilleure des politiques, et il ne serait pas impossible que, suivant une loi qui se vérifie un peu partout, la collaboration quotidienne, exercée, sous le contrôle du gouvernement, avec un esprit d'équité et de bienveillance, devint, entre les divers éléments de la population de l'Indochine, comme le commencement de l'amitié.