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CHAPITRE IX

qui! est appelé à varier avec les variations rapides de la vie indochinoise. L'enseignement traditionnel asiatique, un peu d'enseignement primaire français et renseignement professionnel se partagent aujourd'hui, pour Tordre primaire, l'éducation des natifs. L'expérience de l'enseignement français unique a déjà été faite en Cochinchine, où les conditions de la conquête nous avaient conduits, nous l'avons vu, à appliquer l'administration directe; elle ne paraît pas avoir été des plus heureuses : les étudiants nourris des lettres chinoises qui existent dans les autres pays annamites sont remplacés ici par une classe d'écoliers, qui expriment les phrases les plus vulgaires en style noble, mais qui n'ont apparemment qu'une notion assez incertaine des idées dont les expressions françaises qu'ils emploient sont, en Occident, le symbole (1) . L'enseignement du français a été également ébauché au Tonkin parallèlement à l'enseignement asiatique : il est du reste pratiquement nécessaire dans les villes, où les relations entre les deux éléments de la population , européen et natif, sont constantes : aussi y a-t-on construit de beaux groupes scolaires renfermant des écoles franco-indigènes (2) . De plus, en raison même des conditions actuelles

(l) La Cochinchine inscrivait, en 1901, pour les écoles françaises 686,000 piastres à son budget, auxquelles il fout ajouter les ' 60,000 "piastres environ des budgets provinciaux et les écoles françaises de la mission. La fréquentation serait de 6,548 élèves (dont 1 00 européens seulement) pour les écoles du chef-lieu et pour les écoles provinciales placées sous le contrôle immédiat de la direction de renseignement; i,5 00 élèves environ apprendraient le français dans les écoles libres, et 9,000 environ dans les classes françaises des écoles cantonales.

(,) Dans son rapport sur renseignement français en Annam et au Tonkin, publié à l'occasion de l'Exposition de 1900, M. Du-

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