CHAPITRE IL
ans, en principe, pour les officiers et sous-officiers , qui sont en général moins jeunes, et qui, de plus, font toute leur carrière aux colonies. Toutefois , les très grands progrès réalisés en ces derniers temps dans l'habitabilité du pays ayant fréquemment rendu possible le prolongement du séjour jusqu'à une troisième année, on a fait état de cette faculté pour combiner d'ingénieuses dispositions qui ne tendent à rien moins qu'à spécialiser une partie des cadres de l'armée coloniale à chaque établissement extérieur, et à constituer notamment en Indochine , sinon en droit, du moins en fait, un utile état-major d'officiers asiatiques (1) . On sait que l'Angleterre s'est bien trouvée d'avoir donné à son armée anglo-indienne un Indian staff corps d'officiers , qui , après une année de stage à leur sortie de Sandhurst, font leur carrière aux Indes et en Birmanie, instruisent et commandent les troupes indigènes, et reçoivent en outre souvent d'importantes missions d'agents politiques, soit à l'intérieur, auprès des princes natifs, soit même en dehors des frontières. Il n'est pas rare que ces officiers parlent, en plus de l'hindoustani, un ou plusieurs dialectes locaux de l'Inde. Leur avancement est d'ailleurs à ce prix, et d'importants avantages ont été faits, il y a quelque temps, à ceux d'entre eux qui voudraient aller étudier à Pékin la langue chinoise. La singulière différence avec l'Inde anglaise qui existe dans l'étendue de notre possession et l'importance de ses effectifs ne permettait guère de lui constituer une armée spéciale avec un corps d'officiers autonome. Mais le principe de ï Indian staff a du moins été retenu dans la mesure où l'application en pouvait être utilement transposable. Les officiers qui se sont attachés à l'Indochine et qui en ont étudié les langues, ce qui est un cas de plus en plus fréquent aujourd'hui, peuvent, au lieu de partir immédiatement après l'expiration de leur séjour réglementaire de deux ans, et reprendre ensuite leur tour
(,) La loi sur Vannée coloniale permet également les engagements et les rengagements des soldats pour une colonie déterminée.
de départ pour n'importe quelle colonie, être autorisé: commandant supérieur, sous réserve d aptitude physiqi un certificat médical , à faire une troisième année dans le Ministre de la guerre, à y faire une quatrième anné< troisième année, les officiers peuvent obtenir [un conj solde coloniale, double de celle qu'ils auraient eue e: malement en France, mais à condition d'être placés du tour de départ pour la colonie qu'ils viennent d accomplir un nouveau séjour de deux ans. C'est donc d'au moins cinq ans, séparé par un congé de six mo effectue en ïndocbine. Comme il peut le prolonger, et temps qu'il le désire de la faculté d'option, il s'ensui tout en appartenant au cadre général de l'armée colon la pratique, se spécialisera l'Indochine dans desconditk analogues à celles d'un fonctionnaire des Services Cr sont, en outre, accordées sur place pour la connaissai indigènes, et le brevet de langues peut valoir à son France, un avancement de tour de départ. Les mêi applicables à la relève des sous-officiers jusqu'à la datt leurs rengagements.
Cette organisation suffit à attirer, à leur sortie de i Saint-Maixent, de nombreuses vocations déjeunes ofl sacrent ensuite toute leur carrière & l'Indochine. Lef que représentant le double environ de celles de la méi pourtant pas très élevées. Elles ne soutiennent pas la c< certaines soldes coloniales étrangères, qui sont, il est ments de luxe' 1 '. Des indemnités d'entrée et de séjoui
111 Nous empruntons à une revue militaire en Indochine &a,6ùa fr les tarifs suivants : le Gênerai de division ce qui est un chiffre se commandant supérieur des troupes reçoit traitements des principe