CHAPITRE IV
milice, au maintien de la sécurité. Il contrôle, sans les annihiler, les fonctionnaires et juges natifs. Il perçoit les impôts directs et prête son concours au fonctionnement des régies et à l'exécution des grands travaux. Enfin il seconde de tout son pouvoir les entreprises de colonisation en leur signalant les endroits favorables à leur établissement, en aidant à la recherche de la main-d'œuvre, et en assurant également à l'employeur et h l'employé une exacte observation de leur contrat. C'est à la tenue de sa province, à la rentrée régulière de l'impôt, à l'état de la sécurité, à la bonne entente des habitants européens, au fonctionnement aisé des services généraux et locaux, au degré de confiance des habitants asiatiques, dont le sens critique aiguisé, surtout chez le peuple annamite, sait si bien juger ses chefs, enfin au bien-être de tous, que l'on mesure la valeur d'un administrateur chef de province. Jamais il ne fut donné de faire un emploi plus complet et plus honorable de l'action : jamais homme n'eut la bonne fortune de mettre plus pleinement sa marque sur son œuvre.