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EXCAVATEURS A ÉL1NDE ARTICULÉE

peut organiser une installation complète en vallée, avec renvoi des stériles et des tailings à la fouille.

Organisation d'un chantier en vallée. — Pour accroître la stabilité des excavateurs, ceux de la Lubecker Machinenbau Àctiengesellschaft sont du type dit « à déversoir central » c'est-à-dire, que les godets versent entre les rails de l'appareil. Ce dernier est construit de façon à pouvoir laisser passer dans l'intérieur de son bâti les wagons destinés à l'évacuation des produits déversés par les godets, si c'est par la méthode sibérienne qu'on opère (Voir, p. 323, l'emploi des excavateurs pour ce genre de chantier). Dans l'organisation que je décris en ce moment, ce sont les appareils de lavage et de débourbage qui sont placés ainsi dans l'axe de la voie de l'excavateur, et c'est sur cette voie même qu'est portée l'usine de lavage qui fait suite à l'excavateur proprement dit, ce qui réduit au minimum la quantité de rails à porter sur place. L'usine est, en réalité, portée sur un truc indépendant de celui qui supporte l'excavateur et attelée à ce dernier par des chaînes, ce qui permet d'employer, si on le désire, l'excavateur pour charger des wagons en supprimant l'usine roulante.

Débourbage. — Le débourbage s'opère soit sur un crible à secousse, si les matières sont peu argileuses, soit dans un trommel débourbeur plein, analogue à celui décrit (p. 223) pour les dragues à or.

En général, le débourbeur ou le crible sont portés sur le truc de l'excavateur et font corps avec lui. Ce débourbeur, quelque soit son système, est abondamment arrosé au moyen d'un tuyau partant du château d'eau placé h la partie supérieure du chevalement.

Les cailloux (boulders) d'un diamètre supérieur à 15 centimètres, qui risqueraient de défoncer les cribles ou le débourbeur, sont séparés par une grille ayant cette distance de barreaux, sur laquelle tombent les matières montées sur les godets avant d'arriver au débourbeur.

Lavage. — A la sortie du débourbeur, les matières tombent dans un trommel classeur qui achève le débourbage et dont la perforation, qui est en général de 12 à 15 millimètres, sépare tous les cailloux supérieurs h cette dimension. Les matières, qui doivent sortir de ce trommel propres et nettes, comme si elles étaient lavées à la brosse, sont évacuées de l'autre côté de la fouille par un

transporteur en porte-à-faux, supporté par des haubans et contrebalancé par la locomobile disposée comme l'indique le dessin de la figure 103.

La pulpe qui a traversé le trommel tombe sur un sluice, qui retient tout l'or gros et moyen. A la sortie de ce sluice, une pompe centrifuge reprend des matières et les envoie dans le sluice des fines, ayant la même largeur que le sluice des gros et placé, avec une pente inverse, au-dessus du trommel classeur. A la tête de ce

Fio. 103. — Exploitation d'une alluvion aurifère, par excavateur à élinde articulée

avec renvoi des stériles dans la fouille.

dernier sluice se trouve un petit crible à tamis tournant, qui sépare tous les graviers et gros sables supérieurs à 3 millimètres, de façon à ne laisser passer dans ce dernier jeu de sluices que les sables fins et Tor fin.

La pente du sluice sous le trommel est de 8 0/0.

Celle des sluices pour le dépôt de l'or fin est de 5 0/0. Leur fond est garni de couvertures de laine ou de tapis de coco, maintenus en place par un grillage en fer étiré (expanded métal) ou en gros fil de fer pour protéger les brins contre l'usure. Ces tapis, surtout dans les pays chauds, ne doivent être remis en place qu'après avoir éir séchés pour détruire les conferves qui engluent les brins de laine ou les libres de coco et les rendent impuissants à retenir l'or.

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