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RETOUR DES STÉRILES DANS LA FO CILLE

ment gênée par L'emploi d'une eau par trop boueuse et visqueuse.

Le meilleur dispositif consiste à creuser la tranchée d'attaque parallèlement à Vaxe de la vallée et d'y détourner, au moyen d'un petit barrage en amont, l'eau de la crique, ce qui renouvelle suffisamment l'eau de lavage, même si ce cours d'eau n'a qu'un faible débit. En tout cas, il faut adjoindre à l'appareil un filtre à éponges pour l'eau destinée h l'alimentation des chaudières. Une petite pompe Worthington ou similaire comprimant 8 à 10 litres d'eau par seconde à la pression de 4 kilogrammes doit aussi être prévue pour compléter le lavage dans le trommel par une injection d'eau à contre sens des cailloux et aussi pour les opérations du « clean up » qui se font à l'aide d'une manche de nettoyage greffée sur la conduite de la Worthington.

Prix de revient. — En comptant la main-d'œuvre à 5 francs par jour, et le prix du bois, qui est le combustible ordinaire sur les placers, à 10 francs le mètre cube, rendu, scié à la dimension, sur les lieux de son emploi, on peut compter que les frais journaliers d'un excavateur en vallée avec renvoi des tailings à la fouille sont de 300 francs par jour, y compris l'entretien, l'huile et le remplacement des pièces usées de l'excavateur, le tout pour vingt heures de travail effectif utile. Avec un débit de 50 mètres par heure, cela correspondrait à un rendement de 1.000 mètres cubes et à un prix de revient de 30 centimes par mètre cube ; mais il faut défalquer de ce temps de travail celui employé à riper l'appareil et à excaver le stérile superficiel ainsi que les arrêts pour gros boulders, bois enfouis, etc., qui sont fréquents dans ce genre de travail. Il faut compter de ce chef à un déchet qui ne permet pas d'évaluer le prix de revient réel h moins de 50 centimes par mètre cube, chiffre, on le voit, très voisin de celui auquel on arrive pour le dragage. Les prix de revient indiqués par les catalogues des constructeurs sont en général très inférieurs à 5G centimes par mètre cube; mais, en pratique, je crois prudent de ne pas indiquer un chiffre moindre, afin d'éviter les mécomptes.

d. — APPAREILS MÉCANIQUES DIVERS

Laveur Bazin. — Les appareils que nous venons de décrire sont basés sur la pesanteur et sur la résistance du milieu ; il me reste

h mentionner des laveurs dont l'emploi repose sur la combinaison des deux forces précédentes avec la force centrifuge ou avec une motion alternative. Les mieux étudiés de ces appareils et les seuls dont nous parlerons ici sont les laveurs Bazin, qui portent les noms de lavoir hydrocentrifuge ou d'amalgamateur hydro-centrifuge, suivant que l'on y introduit ou non du mercure et le Sluice-

ôox mécanique Félix François du nom de son créateur, d'invention récente.

Description du laveur et de tamalgamateur hydro-centrifuges. — Cet appareil se compose essentiellement {fig. 104) d'une cuve immobile, NN, remplie d'eau, portant un robinet de vidange, R, à sa partie inférieure. Cette cuve referme une cuvette sphérique, Gfî, mobile autour d'un axe vertical et pouvant être mise en mouvement soit à la main, soit à l'aide d'une courroie de transmission. L'alimentation se fait par une conduite, C, et l'évacuation est favorisée parles palettes de chasse, P, P.

Dans le cas où l'on se sort du mercure, on ajoute au fond de la

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