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SECTION LONGITUDINALE

Décharge*

Fio. 210. — Moulin à boulets Perrarii.

Seize moulins à boulets ont broyé 130.000 tonnes, au prix de $ 0,95 (4 fr. 94) par tonne anglaise.

Le minerai, identique dans les deux cas, était tendre et conte-

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nait environ 10 0/0 de quart» dur. Il était broyé au tamis 20-mesh.

La consommation d'acier, dans les moulins à boulets, a été de 754 grammes par tonne de minerai broyé (1,664 1b.).

M. Àrgall, qui s'est acquis une grande notoriété dans l'étude des questions relatives au broyage et à la cyanuration, considère que la supériorité indiscutable des moulins à boulets sur tous les autres procédés de broyage appliqués à Mount-Morgan s'explique par ce fait que l'installation de ces appareils était non seulement beaucoup plus vaste que celle affectée aux cylindres broyeurs, mais aussi que la force motrice était mieux employée et plus efficace dans les moulins à boulets. Sa conclusion est que, surtout pour les petites installations de 60 à 100 tonnes par jour, traitant par une méthode autre que l'amalgamation, les moulins à boulets présentent sur les autres appareils de broyage des avantages qui doivent les faire adopter sans hésitation.

A Mount-Morgan, on emploie des moulins à boulets numéro 5 qui ont un diamètre intérieur de lm, 55 et une largeur de 95 centimètres. Le rendement moyen est de 23 tonnes de minerai quartzeux par jour, broyées au tamis 20-mesh. Trois hommes suffisent pour la surveillance de 16 moulins, et chacun de ces appareils exige 13 chevaux comme force motrice. Leur vitesse de révolution est de 20 tours par- minute et la consommation d'acier est de 1,644 lb. par tonne de minerai broyé, à savoir :

Lb

gnmniês

usure de plaques

des boulons

des boulets

Total 1,644 743,9

Les plaques sont hors d'usage lorsqu'elles ont perdu les 2/3 de leur poids primitif. Elles sont fabriquées en acier au manganèse, de qualité supérieure.

Contrairement à la croyance de beaucoup de personnes étrangères h l'emploi des moulins à boulets, il convient de dire que ces appareils produisent une matière grenue et non des s lime s. Le moulin Ferraris, qui est organisé d' une façon spéciale pour pouvoir travailler sous un courant d'eau, s'emploie très avantageusement pour traiter des minerais venant directement des concasseurs filake ou

Bartsch et peut rendre ces matières à une grosseur de tamis numéro 20 c'est-à-dire avec une grosseur de 1 millimètre comme dimension maxima (environ 20-mesh de la jauge anglaise).

Dans ces conditions, une usine de concentration organisée, disonsnous, pour traiter 50 tonnes par jour, peut être réalisée par un seul concasseur à mâchoires desservant 3 moulins à boulets Ferraris, un classificateur hydraulique, 4 tables Wilfley, le tout consommant environ 40 à 50 chevaux-vapeur. Une organisation de ce genre ne demande que très peu de surveillance, les moulins à boulets étant des engins qui fonctionnent tout seuls.

On peut employer aussi le moulin Ferraris pour traiter des minerais d'or par amalgamation en le mettant en parallèle à cet effet avec le travail d'une batterie ordinaire à pilons. Il parait avoir été considérablement plus économique que ces derniers. Voici, par exemple, un essai comparatif exécuté au moyen d'une batterie de 5 pilons dont chaque tête pesait 525 kilogrammes (environ 1 .165 lb.), ayant une hauteur de chute de 160 millimètres (environ 6 pouces 1/2) battant 92 coups à la minute. Cette batterie broie approximativement 780 kilogrammes de quartz dur par heure au tamis 40 mesh et demande pour ce service 12 chevaux-vapeur 1/2. Un moulin à boulets numéro 3 travaillant avec un courant d'eau, et chargé de 450 kilogrammes de boulets d'acier, a passé 1.200 kilogrammes du même quartz avec le même tamisage de 40 mesh, et en consommant seulement 9 chevaux de force.

En ce qui concerne le degré de Gnesse, la pulpe produite par les pilons n'abandonnait que 6 1/2 de son poids sur le tamis de 60 mesh, tandis que le produit du moulin à boulets en retenait 32,6 0/0.

La même expérience faite avec le tamis 150 mesh montrait que 56,5 0/0 de la pulpe produite par les pilons passe à travers ce tamis tandis que la proportion tombe à 33,8 pour la pulpe du moulin à boulets.

Moulin à boulets Dana. — Cet appareil se distingue des moulins à boulets ordinaires par ce fait que la matière qu'il reçoit et les refus du tamis sont broyés séparément, cette division du travail augmente le rendement des appareils et simplifie les moulins à boulets. Les trous par lesquels s'échappe la matière avant d'être blutée ne sont pas pratiqués sur toute la largeur du moulin, mais

seulement dans sa partie centrale. Par ces ouvertures ménagées dans les joints des blindages et à l'abri des chocs des boulets, s'échappent les matières qui se rendent dans le tamis placé concentriquement à l'extérieur du moulin.

Ce tamis a une légère pente qui ramène les refus à une des extrémités où ils sont recueillis par des conduits hélicoïdaux qui les réintègrent dans le moulin par le mouvement même de l'appareil (ftg. 211). Il s'ensuit que les matières ne sont pas, comme dans beaucoup d'uutres appareils similaires, exposées au choc des boulets sur un fond percé de trous, ce qui revient à vouloir forger sur une écumoire, mais broyées sur un fond solide, continu.

Le rendement, la force employée et l'usure sont considérablement influencés par cette disposition évidemment avantageuse. En opérant le broyage sur des parties pleines, le moulin à boulets Dana a réalisé un important progrès qui a permis d'obtenir une augmentation de rendement très appréciable.

Ce moulin est construit par la maison Davidsen, à Paris, en sept grandeurs différentes pour des débits variant de 50 à 10.000 kilogrammes à l'heure.

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