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200 et au-delà

On voit donc que le tamisage produit au point, de .vue seulement de la teneur en or, deux qualités : la première composée seulement de morceaux de quartz dur et comparativement pauvre, tandis que la seconde, les fines, contient la majeure partie du métal précieux à cause de la friabilité des sulfures et des tellurures.

Les moulins Griffin, même avec un numéro de tamis de décharge plus gros, donnent un produit beaucoup plus fin. Par exemple, le moulin Griffin à la Grcat Boulder Proprietary, avec un tamis de 15 à 18-mesh, produit une poudre impalpable dont 75 0/0 traversent un tamis n° 150. On prétend bien que le travail supplémentaire, que Ton demande au concassage préalable, avant d'envoyer les matières au moulin Griffin, est compensé par une diminution correspondante de travail dans les pans Wheeler au moment du traitement des slimes; cette observation, quoique juste en principe, n'empêche pas de reconnaître qu'un broyage très fin avant le grillage est un désavantage indéniable. Une certaine proportion de morceaux d'un diamètre supérieur est toujours avantageuse, parce qu'elle permet à l'atmosphère oxydante d'agir d'une façon plus effective sur les fines particules de sulfure, en même temps qu'elle s'oppose à l'agglomération des matières qui se produit si fréquemment quand on grille des matières très fines ou impalpables.

D'après la pratique actuelle, on voit qu'un pan Wheeler de im,50 de diamètre passe aisément 16T,6 issues du moulin Griffin et seulement 12 tonnes sortant du moulin à boulets; mais la consommation d'acier usé dans l'un et l'autre cas dans ces appareils est

toujours de 1,8 Ib. (815 grammes) par tonne de minerai primitif \ quel que soit le mode de broyage employé.

Il arrive aussi qu'une cartouche de dynamite, oubliée dans le minerai, fait explosion dans le broyeur; cet accident cause des dégâts bien moindres dans le moulin à boulets que dans un Griflîn qui est alors mis totalement hors d'usage.

Examinons maintenant le travail du finisseur. Le tube-mill, à Kalgoorlie, est généralement garni avec des plaques d'acier ou de fonte dure de 20 à 30 millimètres d'épaisseur. Un moulin de ce genre est suffisant pour une installation de 2.000 tonnes par mois.

Avec une grosseur des matières à l'entrée ne dépassant pas le numéro 30-mesh, le travail est si parfait que 99 0/0 ou, pratiquement, pour mieux dire, la totalité du produit sortant, passe à travers le tamis 200. .

Un garnissage métallique complet pèse environ 4 tonnes, dure de sept à dix mois et coûte S 394, rendu sur la mine.

La charge de cailloux, en silex dur, varie de 4 à 6 tonnes, et 50 kilogrammes environ de ce silex sont consommés par le broyage de 100 tonnes de minerai passé dans l'appareil.

Un moulin de ce genre nécessite une force motrice variant de 18 à 35 chevaux, suivant ses dimensions, tourne à 30 tours par minute et rend, lorsqu'il travaille d'une façon convenable, une note grave et sourde, caractéristique, qui sert de guide pour la conduite du travail. On n'a pas pu jusqu'à présent utiliser le tube-mill comme appareil d'amalgamation, et l'emploi, à Kalgoorlie, de plaques de cuivre, tant dans le procédé sec que dans le procédé humide, a été reconnu absolument impossible pour les raisons suivantes : toutes les eaux qui circulent dans les moulins de Kalgoorlie sont, en réalité, des dissolutions cyanurées étendues ; même l'eau envoyée dans les batteries contient une proportion de cyanure libre atteignant jusqu'à 0,03 0/0. Il en résulte que les plaques d'amalgamation sont rapidement corrodées. Ce fait se produit par exemple aux moulins de Hannan's Star, qui doivent remplacer leurs plaques de cuivre amalgamé tous les neuf mois. Il leur faut, en outre, précipiter dans les boîtes h zinc tout le cuivre dissous ; il en résulte, d'abord, une dépense provenant de la destruction des plaques de cuivre et ensuite l'obtention de lingots d'or à très bas titre.

Les pans, par leur mode môme d'opérer, polissent et laminent

les particules métalliques et facilitent ainsi leur amalgamation, tandis que, dans les tube-mills, les grains d'or sont aplatis et, par conséquent, leur amalgamation est retardée.

D'après M. W.-E. Simpson, la meilleure combinaison serait de passer les matières dans un ou deux pans pour retirer tout l'or libre et réaliser un premier dégrossissage et passer ensuite les matières au tube-mill pour produire une poudre impalpable ou slime.

On a essayé l'emploi de moulins Huntington pour pulvériser le minerai broyé; mais la présence, dans ces minerais de Kalgoorlie, de sulfate de chaux, encrasse rapidement toutes les toiles et rend le tamisage impossible.

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