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PROSPECTION ET CUBAGE DES PLACEES

Quelle que soit l'origine des placers, la prospection, c'est-à-dire la constatation de l'existence de l'or dans leur sein et le cubage, autrement dit la vérification d'une teneur payante sur un nombre suffisant de milliers de mètres cubes pour permettre : d'abord la construction des voies d'accès et des habitations, puis l'installation des appareils nécessaires et enfin, l'amortissement dudit matériel avant l'épuisement du gîte reconnu, constituent l'opération préalable, essentielle, sans laquelle une exploitation placérienne a toutes chances d'aboutir à un insuccès certain. Cette constatation est d'autant plus indispensable que les teneurs annoncées sont plus élevées, car on est toujours porté, après la réussite d'un certain nombre de puits bien payants, à généraliser les résultats obtenus et à gonfler les quantités d'or mises en évidence par des sondages insuffisants, alors qu'on aurait évité tout mécompte en multipliant les travaux de reconnaissance. Ceux-ci démontrent invariablement que les dépôts éminemment riches ne constituent, dans l'immense majorité des cas, que des portions très restreintes du cube total à exploiter.

En principe, les alluvions aurifères ne présentent que très exceptionnellement des teneurs comparables à celles qui sont considérées comme une moyenne assez médiocre dans les exploitations filoniennes. C'est là un point sur lequel il convient de bien fixer les idées, car il m'est arrivé nombre de fois, en exposant des affaires d'alluvions aurifères à des personnes, compétentes en fait de mines d'or proprement dites, mais ne s'étant jamais occupées d'alluvions auriières, de les épouvanter en considérant comme très rémunératrices des teneurs de 2 et 3 grammes au mètre cube, alors qu'elles étaient habituées à entendre parler, comme teneurs déjà médiocres, de chiffres de 15 à* 16 grammes par tonne de minerai à broyer. Si

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