NATURE DU TERRAIN
Épaisseur du stérile enlevé
46 Tcnet^S»^
Alluvionjaune avec petits cailloux.
avec cailloux roulés.
Glaise épaisse
— avec cailloux roulés
Alluvion avec petits cailloux roulés
Cailloux anguleux, non roulés...
Gros cailloux roulés
Cailloux menus sans glaise
Bed-rock (Potchva)
Total
SC c
SB o ©~> Z «
oc
lrtrei litres
Eiiftgr»its
Teneur çlobale des deux couches réunies, en y comprenant la couche d'argile interposée entre les .deux nivoaux aurifères
Teneur moyenne de la couche supérieure
— — inférieure
ce
CriMes
0,022 0,022 traces 0,022 0,044 0,044 0,044 0,044 0,4 10 0,022 0,022 traces
(nues
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lètra 4,27 1,95 1,45
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For dans le cas d'un faux fond glaiseux et dans celui d'un bed-rock véritable, glaiseux 'aussi, de la Guyane, il était facile de prévoir qu'aucune assimilation n'était possible dans les deux cas.
C caractères cTun bed-rock glaiseux. — Comment, en effet, se traduisent, au point de vue de leur formation initiale, les alternatives de graviers aurifères et de glaise stérile interposée, qui caractérisent les placera à niveaux aurifères multiples?
Evidemment par ce fait que les périodes d'érosions actives représentées par des dépôts de graviers aurifères, ont alterné avec des époques de ralentissement correspondant aux dépôts glaiseux. 11 est clair, dans ces conditions, que les niveaux alterneront sans se pénétrer et que l'or contenu dans les couches supérieures viendra reposer, grâce au classement par densité, à la surface de la glaise antérieurement déposée, mais n'y pénétrera dans aucun cas, puisque, par sa nature môme, l'argile ne présente aucune fissure susceptible de donner passage à l'or. Si. même on objecte, ce qu'on a essayé de faire, que l'or a! pu descendre grâce à sa densité à travers la faux bed-rock vaseux, ce serait peut-être admissible ou tout au moins discutable pour les pépites d'un poids important, mais pas pour de l'or fin.' 11 y. aurait 'alors dans cette pénétration par. gravité un classement des pépites par ordre de grosseur que je n'ai, pour ma part, jamais constaté. En fait, dans tous les placers à plusieurs niveaux aurifères que j'ai eu l'occasion de voir dans ma carrière, la séparation est absolument nette et la stérilité de la glaise complète.
Le tableau ci-dessus donne un exemple frappant de ce phénomène, que j'emprunte à une série de travaux exécutés sous mes ordres dans un grand placer de Transbaïkalie, où les exploitants, trompés par les apparences, s'étaient arrêtés sur un faux fond de glaise, sur lequel reposait la couche aurifère superficielle, unique niveau qu'ils aient exploité jusqu'à ce moment.
On voit que la séparation entre la couche aurifère et le bed-rock est nette, la teneur tombe brusquement. Il n'en est pas de même en Guyane, où le bed-rock glaiseux qui forme le fond ders placers est constamment enrichi par la présence des pépites et de grains d'or. C'est un fait si bien établi que les prospecteurs ne manquent jamais, comme je l'ai expliqué plus haut, après qu'ils ont « touché » la glaise, d'en, prélever soigneusement une certaine épaisseur qu'ils mélangent a la prise d essai. .
Nature de la glaise du bed-rock. — Cette glaise est de nature compacte, savonneuse, de couleur généralement gris bleu, ou verdâtre, parfois même complètement blanche; onctueuse au toucher, elle ne contient généralement pas de cailloux roulés dans son sein. Elle diffère complètement des argiles bariolées rouges et jaunes qui forment, dans la majeure partie des cas, le terrain stérile surmontant la couche aurifère. On trouve fréquemment, dans ces argiles de surface, que les mineurs guyanais désignent sous la dénomination générale de « déblai », des cailloux roulés de toutes espèces et notamment des débris de schiste et de roche à ravets (latérite).
L'argile du bed-rock ne présente à sa surface aucune trace de stratification horizontale. Lorsqu'on y opère des sondages, on constate que sa texture compacte se modifie au fur et à mesure de l'approfondissement, en même temps que son aspect change par degrés insensibles. Les matières extraites du sondage prennent peu à peu une apparence rubanée qui se change bientôt après en texture schisteuse nettement caractérisée, en même temps que le mica y devient apparent, et on se rend compte que le feuilletage de cette argile n'est autre que la stratification des schistes ou micaschistes qui lui ont donné naissance. En un mot le bed-rock glaiseux n'est autre chose que l'ancien bed-rock schisteux, décomposé, grâce à la puissante influence des agents naturels sous ces climats tropicaux. L'or qu'on trouve en pépites ou en grains dans la glaise s'y est introduit à l'époque où ce bed-rock était encore rocheux et y est resté emprisonné après qu'il a été transformé en glaise. Les nombreux échantillons, compris sous les numéros 70 à 80, de la collection que j'ai déposée à l'École des Mines de Paris montrent clairement la série des transformations que je viens d'indiquer.
De la roche morte. — Comme on doit s'y attendre, l'épaisseur des morts-terrains stériles à. traverser, avant d'arriver à la roche non décomposée, augmente à mesure qu'on s'éloigne de la tête du placer ; la faible pente de ces parties a empêché leur érosion ultérieure. Au contraire la caractéristique des têtes de placers est de posséder un bed-rock non plus glaiseux, mais formé de ce que les mineurs appellent de la roche morte. Comme son nom l'indique clairement, ce bed-rock, n'est autre chose que du schiste à moitié décomposé, mais conservant encore assez de solidité pour laisser loger Tor dans ses intervalles. Aussi la règle sur les placers est-elle invaria-