RECHERCHES DE L.'OR EN PAYS TROPICAUX
blement d'exploiter soigneusement cette roche morte, qui s'abat facilement au pic sur une épaisseur de 15 à 20 centimètres, parfois davantage.
Relation entre la pente et la nature du bed-rock. — On peut dire, comme règle générale, que les portions des placers dans lesquelles la pente moyenne du bed-rock n'atteint pas 1 0/0 possèdent, sans doute aucun, un bed-rock de glaise. Des pentes de 1 à 3 0/0 sont caractérisées par un bed-rock de roche morte. Au-delà enfin de cette pente déjà considérable, commence le régime des sauts, qui règne jusqu'à la naissance du placer et dans lequel la répartition de l'or, aussi bien que la nature du bed-rock, dépend de la composition des roches formant l'ossature montagneuse de la contrée. Dans le cas le plus général, c'est aux dépens de la latérite que les eaux se sont frayé leur chemin, formant une série de cascades ou de marmites de géant. Souvent aussi, après avoir usé la couche superficielle de « roche à ravets » (nom local de la latérite ferrugineuse), elles sont venues se buter sur desobstacles, tels que schistes métamorphiques redressés, dykes de diorites, micaschistes quartzeux, etc., qui forment autant de chutes ou de cascades éminemment propres à la concentration de lor gros sous forme de nids locaux. Le lit du cours d'eau ou mieux du torrent est généralement encombré, dans cette zone des sources, par d'énormes blocs de roches à ravets amoncelés les uns sur les autres, qui rendent souvent difficile et onéreuse l'exploitation des nids aurifères, de dimensions toujours limitées, qui caractérisent cette région accidentée. C'est, en tout cas, un travail qui ne peut s'exécuter que par petits chantiers isolés et qui ne se prête en aucune façon à l'exploitation par moyens mécaniques.