ÉTAPES SUCCESSIVES D'UNE PROSPECTION
Guyane et, pourvu qu'on ait le soin d'exécuter les mesures en dehors des heures où se produit Forage journalier, qui tombe presque à heure fixe dans l'après-midi, on est à peu près sftr de ses cotes, eh répétant l'opération deux à trois fois pendant qu'on relève la ligne.
La principale difficulté est de se rendre compte des variations de direction de la crête principale, qui peuvent se produire au fur et à mesure de l'avancement du travail et qui exposent la ligne à être rejetée soit trop haut, soit trop bas. On est bien prévenu par la diminution graduelle
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de pente des thalwegs; mais c'est une indication qu'il est quelquefois bien difficile de relever et qui, en tous cas, demande du temps. Il est préférable, quand on a lieu de craindre cette complication, de faire exécuter par des noirs une simple trace de chasseurs pour aller rejoindre la crête, ce dont on profite pour prendre son altitude et sa direction, et rectifier en conséquence la ligne d'opération.
Débroussaillement de la ligne. — On doit exéculer le débroussailleraient et l'abatage de tous les petits arbres qui peuvent se couper au sabre, sur une largeur de 2 mètres au moins, de façon à permettre une circulation relativement aisée des porteurs dans la ligne. C'est par cette voie, en effet, que doivent s'exécuter tous les transports et tous les ravitaillements de l'expédition. En conséquence, on établit un camp tous les 6 kilomètres et dans chaque tronçon de 6 kilomètres, on affecte un homme au transport des vivres dans chacune des sections qu'on crée de la sorte. Comme il est de règle de mettre toujours au moins deux hommes dans un camp en forêt pour éviter les accidents toujours possibles, les deux hommes desservant deux sections successives couchent dans le même camp, de 12 en 12 kilomètres. A jour dit, généralement de deux en deux jours, les hommes des deux sections voisines viennent correspondre au camp intermédiaire, y échangent la correspondance et les marchandises, qui sont acheminées, le lendemain, sur la section suivante, et ainsi de suite. Les camps consistent en un ou deux carbets ou paillottes établis sous bois, sans faire d'abatis. C'est une affaire d'une ou de deux journées de travail à quatre hommes, suivant la distance à laquelle il faut aller chercher les feuilles, spéciales pour la toiture.
Le travail de prospection proprement dit doit s'exécuter de la façon suivante : trois hommes, munis de sabres d abatage et d'une cognée, travaillent à l'avancement de la ligne; l'un d'eux, muni de la boussole, donne la direction à suivre. S'ils sont convenablement nourris et s'ils travaillent à la tâche, ils peuvent donner un avancement moyen journalier de 2 kilomètres. L'équipe de prospection qui suit le chantier de débroussage, en faisant au moins un sondage par chaque thalweg et un nombre plus grand aussitôt que le premier sondage a démontré la présence de l'or ou du sable noir, ne comporte pas plus de quatre hommes, car il s'agit, dans les tra-