EXÉCUTION DES BARRAGES
La communication entre le canal d'amenée et la tête du sluîce s'opère au moyen de dalles qu'on déplace au fur et à mesure des besoins.
Barrages sibériens. — Les travaux d'aménagement des eaux prennent une importance spéciale et méritent une description particulière lorsque le lavage se fait en dehors du cours de la rivière ou d« son voisinage immédiat, comme c'est le cas des vallées sibériennes.
Kio. Si. — Barrage en forêt vierge.
La figure 65 donne une des dispositions employées à cet effet en Sibérie.
Dans cet exemple, il y a deux niresd'alluvionsà exploiter, A etB, alimentant respeclivement les aleliers de lavage M et N.
En amont de la première, on installe un harrage transversal a, a, exécuté en creusant une fouille dont la largeur est de 2 sagènes (4",25) et la profondeur suffisante pour altcindre le terrain imperméable (roche solide ou couche argileuse de l'alluvion). Dans cette fouille et sur chacune des parois opposées, on élève une double charpente qui repose sur de la mousse el qui atteint une hauteur de 6 ar chines (4™, 30) au-dessus de la surface du sol. On dame de l'argile entre les deux parois de la charpente et on revêt d'un remblai en terre la paroi dirigée vers l'amont.
On ménage dans cette digue deux orifices, h et c; du premier part une conduite, en planches, g, aboutissant à la machine, M ;
l'indostkie aurifère
le second est l'orifice d'un canal de décharge, e, également en planches, amenant les eaux en aval des exploitations.
Lorsque le deuxième lavoir, N, est en marche, cette eau sert à son alimentation. Dans ce cas, on installe un deuxième barrage, </, de moindres dimensions, sur le trajet de ce canal, et Ton conduit l'eau sur la machine, N, à l'aide d'un nouveau canal, /.
Enfin les rigoles d'assèchement, r, r1, partent des deux excavations A et B, et assèchent ces dernières, en même temps qu'elles reçoivent les eaux des appareils M et N, et les conduisent au canal de décharge général.
Détournement des rivières. — Dans les placers de la Californie et
Fio. 65. — Barrage sibérien.
de la Colombie anglaise, appelés rivers-claims, la méthode d'assèchement consiste quelquefois à détourner le cours entier de la rivière au moyen de barrages et de larges canaux de dérivation (/lûmes); on débarrasse ensuite le lit primitif des eaux d'infiltration fournies par les fuites des barrages et par les petits courants latéraux qui affluent dans l'alluvion même, au moyen de roues flottantes actionnant des pompes et mues elles-mêmes par le courant des /lûmes (fig. 66).
Cette méthode est surtout applicable aux cours d'eau dont la largeur n'excède pas 15 à 20 mètres et qui n'ont qu'un faible débit. Elle exige un approvisionnement de bois abondant et à bon marché.
Pour y installer le barrage, on commence par enfoncer eu travers de la rivière, à quelques pieds de distance les uns des autres, de forts pieux reliés par des traverses et des solives. On bat ensuite, sur l'un des côtés de la rivière, deux rangées de pieux parallèles, destinés à servir de support à un canal de dérivation en bois,