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ÉTUDE DES ORGANES D'UNE DRAGUE A OR

Enfin le chauffage des chaudières, qui se fail généralement au bois dans le pays à placers, est infiniment plus économique à terre qu'à bord, et l'emploi de transmissions électriques par câbles isolés permet d'établir sur terre les chaudières et machines à vapeur actionnant la génératrice.

Il est évident que ces avantages sont encore accrus, si on trouve, dans un rayon raisonnable autour des placers à draguer, une force motrice hydraulique susceptible d'actionner des génératrices d'électricité. L'emploi des courants polyphasés à haute tension, devenus de pratique courante, permet d'étendre beaucoup le rayon dans lequel cette utilisation peut être recherchée.

Il est bon, toutefois, de signaler un inconvénient, de principe, dans les dragues électriques. Ce sont les conséquences possibles d'un accident entraînant la drague, par suite d'une crue subite ou de rupture d'amarres. La connexion avec la source d'électricité se trouvant interrompue, la drague est incapable de se déhaler efde manœuvrer ses treuils par les moyens du bord.

Telle est, dans ses grandes lignes, l'évolution, toute récente, on le voit, des dragues appliquées à l'exploitation des placers.

Je vais décrire a présenties principaux organes qui composent ces appareils, en indiquant pour chacun d'eux les divers types employés et les raisons qui ont fixé mon choix, dans les appareils que je construis.

Etude générale des organes d'une drague ù or. —

I. Construction de la coque. — La coque « en catamaran », c'est-à-dire formée par deux pontons parallèle, de faible hauteur, séparés par une dislance suffisante pour laisser passer l'élinde, est universellement employée, à l'exclusion de tout autre dispositif. Aucune forme de coque n'est plus propre à assurer à la fois une grande stabilité latérale et longitudinale, avec un faible tirant d'eau.

Par contre, ces formes très plates offrent une raideur médiocre dans le sens longitudinal et lorsque les pontons sont construits en bois, ce qui est le cas général en Nouvelle-Zélande et aux Etats- Unis, il faut armer les longrines d'une série de poteaux verticaux, reliés par des tirants en fer, afin de donnera l'ensemble une rigidité suffisante pour résister aux réactions des godets en cours de dragage, réactions qui sont de véritables chocs!

Par contre, les coques en bois ont l'avantage de pouvoir être construites sur place et de ne nécessiter, par conséquent, aucun transport préalable. C est leur seule raison d'être.

Ces coques en bois ont le défaut de n'être jamais complètement exemptes des voies d'eau. Elles ne permettent pas non plus l'établissement de cloisons étanches empêchant la drague de chavirer en cas d'accident à un des pontons. Enfin, elles se remplissent d'eau

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Fig. 85. — Coque métallique.

quand il pleut, événement fréquent en pays tropicaux, ce qui nécessite constamment des hommes aux pompes de cale.

Mon expérience personnelle m'a fait complètement renoncer aux coques en bois. Je n'emploie que la tôle d'acier doux, pour les établir et je donne 5 millimètres d'épaisseur aux tôles de fond et 4 à celles des parois et du pont.

Je constitue mes coques pontées {fig. 85) par une série de compartiments de 4 mètres de longueur, fortement reliés entre eux et étanches aussi bien dans leurs fonds immergés que sur le pont. L'ensemble constitue en définitive deux poutres tubiilaires parallèles, (Tune rigidité parfaite, sans qu'il soit nécessaire de compter sur la superstructure pour assurer la raideur de la coque.

La construction métallique permet aussi de donner aux flotteurs

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