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COQUES DES DRAGUES A OR 2J

une forme qui se prête aisément au papillonnage et d'affranchir le front de taille sur une largeur moindre qu'avec des pontons rectangulaires. En terminant les côtés extérieurs de ces coques par des pans coupés, on arrive à affranchir le front d'attaque — et par conséquent à, faire passer librement — une coque de 24 mètres de longueur et de 8 mètres de largeur dans un espace de 18 mètres, tandis qu'il en faudrait 25 pour faire passer la même coque n'ayant pas ses pans coupés.

La figure 93 fait comprendre clairement l'avantage de cette forme, qui n'est pratique que si la coque est métallique, la construction en bois se prêtant difficilement à cette disposition.

Les coques en tôle d'acier doivent être renforcées longitudinalement par une série de fers à treillis qui constituent des points d'appui excellents pour les diverses parties de la superstructure et pour les plaques de fondation des machines actionnant les organes de la drague. Les membrures doivent être plus ou moins espacées suivant l'épaisseur des tôles employées. Avec des tôles de 4 millimètres, leur écartement ne doit pas dépasser 0m,60 à 0m,70. Ces membrures sont constituées par des cornières de 50 millimètres sur 50 millimètres.

Tout cet ensemble peut être à volonté rivé ou assemblé par des boulons, ce qui permet le fractionnement des colis, en vue des transports en pays lointains.

On peut, dans ces conditions, construire ces coques par pièces démontables, aussi maniables qu'on le désire.

Dans les appareils destinés à être montés dans des pays privés de tous moyens de communication autres que des canots creusés dans un tronc d'arbre, comme c'est le cas en Guyane, j'arrive à décomposer toutes les pièces constituant une drague, sauf un très petit nombre de colis, en éléments ne dépassant pas 150 kilogrammes comme poids et, comme encombrement, un volume de 1 X 0m,75 X 4 mètres, faciles à arrimer dans les canots et à déplacer à bras par 4 hommes.

IL Extraction de l'alluvion. — L'outil définitivement employé pour l'extraction de l'alluvion est la chaîne à godets passant sur deux tourteaux. Le tourteau moteur est toujours monté sur le beffroi de la drague.

Dragues dites « Steam-Shove/s ». — Les dragues dites « américaines » extrayant l'alluvion au moyen d'une sorte de grande cuve à bord coupant, emmanchée à l'extrémité d'une poutre en bois et manœuvrée par un système de moufles (steam shovei), n'est pas à recommander. ~

Il en est de môme des dragues de même genre conslituées par deux mâchoires qu'on laisse tomber au fond de l'eau et qui, en se relevant, saisissent un certain volume d'alluvion, qu'on extrait ensuite par une chaîne mouflée attachée auxdites mâchoires (scramb dredge).

Ces appareils ont, d'abord, l'un et l'autre, l'inconvénient grave de délivrer l'alluvion par paquets successifs, ce qui nécessite l'emploi des trémies distributrices pour que l'écoulement soit graduel dans le sluice de lavage. De plus, dans le scramb dredge, le contact des mâchoires n'est jamais parfait au moment où on sort de l'eau l'appareil fermé, et il en résulte une perte considérable de l'or qui a une tendance invincible à toujours gagner le fond du récipient.

Dragues suceuses. — On a tenté aussi, à diverses reprises, et môme encore récemment, d'extraire l'alluvion au moyen de dragues suceuses. Je connais, pour ma part, des essais infructueux de ce genre en Sibérie, en Californie, aux Etats-Unis et en Guyane française. On était tenté par la simplicité extrôme que présente à première vue la drague suceuse, qui ne comporte en réalité, comme appareil d'extraction, qu'une pompe centrifuge et un tuyau d'aspiration muni d'une crépine plongeant partiellement dans le sable qu'il s'agit d'extraire. Ces appareils rendent en effet, comme on le sait, des services considérables dans le dragage des vases, des sables fins et môme des graviers d'une certaine dimension, en employant dans ce dernier cas des formes spéciales pour la coquille et pour les ailettes de la pompe centrifuge aspirante; mais ils sont absolument inefficaces dans les alluvions ayant une composition irrégulière au point de vue de la grosseur des divers éléments qui les constituent.

Or, dans l'immense majorité des cas, une alluvion aurifère se compose d'une couche superficielle stérile généralement formée de terre végétale ou d'argile qui peut, à la rigueur, après délayage préalable, ôlre sucée par la pompe; ensuite, viennent des sables qui constituent la partie supérieure de la couche aurifère propre-

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