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PERSONNEL NÉCESSAIRE POUR UNE DRAGUE

francs

1 chef dragueur à 25 francs par jour 25,00

3 manœuvres aux treuils à 15 — 45,00

3 graisseurs à i 2,50 — 37,50

1 forgeron à 47,50 — 17,50

1 aide à 12,50 — 12,50

2 Chinois à 8,75 — 17,50

Total 155,00

Il faut ajouter à ce chiffre le salaire d'un surveillant chef, qui contrôle en général plusieurs dragues. Les hommes aux treuils et les graisseurs font huit heures; le forgeron et l'aide, dix heures. Les Chinois sont occupés au nettoyage du terrain et à la manœuvre des corps morts d'ancrage.

La prospection, à Oroville, présente quelques particularités : on opère par sondages à tiges, uniquement lorsqu'on est gêné par l'eau. En terrain sec, on préfère les puits, qui reviennent meilleur marché que les trous de sonde, à cause du bon marché relatif de la main-d'œuvre chinoise.

Le premier réseau de sondage comporte un trou pour 2 ou 4 hectares. On resserre notablement les mailles de ce réseau dans le voisinage de l'emplacement choisi pour l'érection de la drague, pendant la durée de la construction et de l'installation de cet appareil. Dans ces graviers coulants, les résultats des sondages à tiges sont fréquemment faussés en moins à cause des coups répétés qu'il faut donner pour enfoncer la pompe de succion au moyen de laquelle on nettoie le f on cage, ce qui fait descendre et échapper les particules de métal précieux le long des parois. Le fonçage est fait au moyen

d'appareils à vapeur ou & pétrole. Le prix de revient des trous est d'environ 50 francs le mètre.

Les dragues d'Oroville sont conformes au modèle, désormais classique, de la drague à godets; mais elles sont étudiées en vue de réduire au minimum les frais d'entretien et de réparation, lesquels entrent dans le prix de revient pour 20 à 300/0.

Les premières dragues ont été construites avec des godets, de 70 litres; on a augmenté cette dimension jusqu'à 135 litres (5 pieds cubes). On a même installé, avec un assez bon succès, une drague avec des godets de 7 1/2 pieds cubes (200 litres). Cet appareil, qui présentait quelques défectuosités, a été suivi par un modèle plus perfectionné, mais ayant la même capacité de godets, qui est en cours de construction.

Des dragues avec godets de 297 litres et de 324 litres sont en service dans d'autres districts; mais il est impossible de comparer les résultats de ces divers appareils, sans tenir compte desconditions locales dans lesquelles ils travaillent. Deux dragues à godets de 135 litres, construites pour draguer à 20 mètres de profondeur, sont en ce moment en train de subir la pratique de l'expérience dans les difficiles conditions de dragage de la rivière Yuba.

Les avantages des grands godets résident dans l'accroissement du cube dragué avec des frais pratiquement constants de main-d'œuvre. On peut aussi enlever de plus gros rochers, et enfin, il semble que les frais de force motrice et ceux de réparations sont moindres aussi, proportionnellement parlant.

Les inconvénients de ces énormes appareils sont, tout d'abord, la dépense initiale qu'ils exigent, l'obligation de transporter et de manœuvrer pendant le montage aussi bien qu'au cours des réparations des pièces très lourdes, et surtout la difficulté de séparer efficacement l'or des énormes masses d'ail uvions, accrues de 10 fois leur volume d'eau, qu'il s'agit de faire passer en courants réguliers sur les tables à or. Il semble bien que les godets de 200 litres (7 pieds cubes) sont un maximum qu'il ne convient pas de dépasser dans le district d'Oroville.

Les pertes d'or se produisent : l°à la sortie dessluices, par échappement de l'or en farine ; 2° par lavage imparfait des cailloux entraînant une certaine quantité de glaise, qui est évacuée avec eux; 3° par suite du nettoyage imparfait du bed-rock, et enfin, par les fuites des

godets pendant la montée. Des essais répétés à la sortie des tables montrent que le déchet est presque négligeable et ne dépasse pas, en moyenne, 10 centimes de valeur d'or par mètre cube. On peut dire qu'avec un bon chef dragueur le rendement en or retiré d'une alluvion exploitée par drague à or atteint 90 0/0.

Le travail des grosses dragues d'Oroville a mis une fois de plus en évidence la nécessité de construire ces appareils dans des conditions de solidité exceptionnelles. La drague à godets de 200 litres, actuellement en construction à Folsom, a des axes de la chaîne à godets de 150 millimètres de diamètre, et le reste en proportion. On attend de cet appareil une production mensuelle de plus de 80.000 mètres cubes.

Prix de revient du dragage. — Les prix ci-dessous s'appliquent à une drague ayant des godets de 94 litres, ce qui est considéré à Oroville comme une dimension plutôt faible.

Cette drague travaille sur les graviers du lit majeur de la Feather River et sur ses affluents, c'est dire que c'est une drague qui travaille dans un bassin artificiel où il faut maintenir f eau par pompage. Voici les chiffres mensuels pour Tannée 1903 :

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