‹ L'industrie avicole dans la province de Québec [microforme]Chapitre 13 sur 51 · DE QUELQUES-UNES DES CAUSES DES ŒUFS GATÉS · texte numérisé non relu

DE QUELQUES-UNES DES CAUSES DES ŒUFS GATÉS

Oui. Aucune

Ainsi, 74 acheteurs, qui manipulent annuellement au delà de neuf cent mille caisses d'œufs, affirment que si les cultivateurs de l'Etat du Kansas pouvaient donner à l'acheteur des œufs de première qualité ils pourraient ‘Payer deux sous par douzaine de plus qu'ils ne paient actuellement, et cela durant toute l’année.

Calculez ce que cela représente en piastres et en centins : la somme extrardinaire de 8540,000, quiiraient directement dansle gousset du cultivateur de cet Etat.

C'est plus que la moyenne de ce que chaque Province dépense pour l'agriculture.

On estime avec raison, je crois, qu’il se produit une perte moyenne de deux douzaines d'œufs par caisse, et cela durant toute l’année, exception faite pourtant des œufs de seconde qualité, œufs féêlés ou cassés. Il n’y a pas l'ombre d'un doute

que 51pc. des pertes provenant des œufs &âtés pourraient être évitée, et si cette perte pouvait être évitée,en estimant les œufs au prix moyen annuel de 18 cts la douzaine, coût moyen de la saison der.

nière, cela représenterait pour les cultivateurs du Canada un profit net d'un demi million de piastres.

J'ai démontré, je crois, que le pays subit là une perte énorme et absolument injustifiable. Quelles en sont les causes ?

Les chiffres du Kansas que je viens de vous don" r nous indiquent ces causes:

et si je r :re à ma correspondance commerciale ainsi qu’à mon expérience personnelle, je puis affirmer que dans la plupart des cas le producteur lui-même doit être tenu responsable de la perte. Et voici pourquoi :

1. De nombreux producteurs apportent au magasin des œufs qu'ils savent n'être pas frais et que le marchand ne peut refuser parce qu’en ce faisant il s'exposerait à perdre ces cultivateurs comme clients.

2. Des producteurs apportent sur le merché des mauvais œufs parce qu'iis ne sont pas en état de juger de la qualité de leur marchandise.

L'une des racines du mal se trouve chezles petits commerçants qui échangent des marchandises contre des œufs. Le fait est trop fréquent pour ne pas être connu de tous. Un marchand de village tire sa subsistance de son commerce avec les cultivateurs des environs. Ces derniers lui apportent le beurre, lis œufs, etc.

etc., produits de leur ferme. L'un des marchands du village offre un prix ; les autres offrent successivement une fraction de centins de plus. Celui d’entre eux qui offre et paie le plus cher amène chez lui la clientèle. Il le fait au risque de perdre sur les œufs au moment de la vente.

Et le cultivateur, qui aime le haut prix, apporte au village tous les œufs qu’une scrupuleuse inspection du poulailler, de la grange, de fenil, du verger et des buissons d’alentour a fini par faire découvrir. Etilles apporte au magasin sans tenir compte de l’âge ou de la qualité du produit.

Cette concurrence oblige le marchand à payer les œufs un prix plus élevé qu'il

miens

en Epnane oe

ne devrait le faire. Et, fait établi que lorsqu

e plus, il arrive que le marchand de village, escomptant l'avenir, surtout vers

époque de l’année où l’on ne devrait re- Cevoir que des œufs de première classe,

nous constatons des dérables d'œufs gâtés.

Toute cette marchandise est expédiée 8ros qui, eux, font le Perte et offrent des

AUx marchands de triage, Calculent la prix en Conséquence.

Il découle de ce qui précède que Je pro-

ucteur et le marchand de v blâmables, Un individ

EXPÉDITION DES Œurs

Les œufs devraient être transportés au la ville deux ou trois fois la semaine, plus souvent si Possible, ce qui Peut facilement se faire si Plusieurs cultivateurs voisins s'entendent Pour y aller

On doit Prendre soin de

Pement, en association ducteurs avicoles.

nos entrepôts sont

entre les mains d'experts chargés de les Classifier. Une Proportion élevée d’

No. 1— Comprend les œufs, bles p sains mais moins Propres,

No. 2.—Les œufs sales, tachés, a} subi un lavage ou ayant été salis.

nsparenc peine ombrée au milieu par Jaune ; la chambre d'air, à l'extrémité |

La perte vient de trois sources Ê fêlés, vicillis Ou gâtés,

Premiers ont souffert du Mauvais i du peu de soin qu'on

œufs

S en magasin

avant de les expédier, ce qui arrive sur-

tout à l'automne.

Quant à la dernière catégorie :

Pourris, on peut leur attribuer Plusieurs Causes dont Ja pri l'été.

L'incurie du Producteur est la seconde cause, Les

£ Poules non surveillées pondent ‘“’àla dérobée ” et]

es œufs ainsi pondus

et le produe.

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eufs destinés gallon le. eggs).

èse une livre est l’étalon hé étranger.

Par mirage, ne l'âge et t. Un œuf l'œil et le Ansparence Ieu par le trémité Ja lt pas ov 1f vieillit, à travers l'air et la posé à la t que la Le rayure que l'œuf

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restent dans le nid des semaines, et souvent la décomposition est déjà commencée quand on les cueille. Ajoutez à cela que les œufs une fois ramassés sont souvent mis négligemment dans un endroit quelconque, d'où on ne les tirera que quand il se présentera une occasion pour les envoyer au village.

Ainsi exposés à des alternatives de froid ct de chaud, ils ne sont plus que de qualité inférieure lors de leur mise sur le marché.

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