C'EST LE CULTIVATEUR QUI Y PERD
Et quelles sont les tout ceci ? Les œufs,
Conséquences de on le comprend
sont forcément achet(s à un prix assez bas pour compenser les pertes ci-haut indiquées et, en conséquence, le cultivateur reçoit moins pour ses œufs que si l’acheteur était invariablement sûr de la qualité de ces derniers. D’autres organisations coopératives opèrent avec succès ; le même succès devrait couronner la coopération appliquée à l’aviculture et au commerce des produits avicoles,
PERTES ÉNORMES CAUSÉES PAR LE MANQUE DE SOIN DANS LA MANUTENTION DES ŒUFS
Ci-suive: :. quelques chiffres concernant la producuvun possible et les pertes dues au manque de soin dans la manutention des œufs.
Nous n’avons pas à notre disposition les chiffres officiels voulus pour évaluer d’une manière absolument exacte la production totale des œufs au Canada, mais les experts admettent que nous n’exagérons pas en fixant cette production annuelle à trois millions cinq cent mille caisses, soit un peu plus de cinq cent millions de douzaines.
Milo Hastings, du département de l’Agriculture des Etats-Unis, dans une rérente brochure où il passe en revue lecommerce des œufs aux Etats-Unis, déclare que la moyenne des pertes que l’on pourrait éviter s'élève à dix-sept pour cent. Ces pertes se distribuent comme suit :
Œufs sales . . , . . . … 2p.c.
Œufs moisis et à saveur rance, , Yp.c.
Œufs fêlés. . . . . . . , , 2p.c.
Développement du germe ou du POUMID UE UN EU Œufs vieillis.
Œufs gâtés. . .
ÉD I CU 0x
Prenant comme base du calcul l’estimé fait plus haut de la production totale des œufs au Canada, nous en perdrions donc annuellement 17 millions de douzaines.
Il est vrai que l’on peut encore tirer quelque profit des œufs sales, vieillis ou évaporés, mais même en faisant cette restriction, il reste encore une perte totale de huit pour cent.
Et il faut ajouter à cette perte celles encourues aussi par le travail de manutention, les frais d'achat, de transport, etc.
En ne comptant même que la perte totale de huit pour cent sur les œufs et en évaluant ces œufs à dix-huit sous la douzaine, nous arrivons au chiffre magnifique d'un million quatre cent mille piastres. Il n’est pas imprudent d'évaluer à cinq centins par douzaine la perte encourue sur le prix des neuf autres dixièmes d'œufs affectés ; ce qui entraîne une perte additionnelle de quatre cent cinquante mille piastres ; ajoutez ce chiffre au quatorze cent mille dollars et vous avez un total d’un million huit cent cinquante mille dollars, lequel pourrait et devrait être annuellement encaissé par les cultivateurs du Canada.
Et remarquons que ces chiffres sont loin d’être exagérés. Et si vous ajoutez les frais d'achat, de transport, etc., tels que plus haut mentionnés, vous obtenez un total renversant.
Si l’on compare les profits que l’on peut tirer de l’exploitation des divers animaux de la ferme, la poule arrive ‘“ bonne première ”.
De récentes compilations faites par M.
Elford, je glane les renseignements suivant- : Des chiffres du recensement officiel, M. Elford conclut «;:: la poule donne deux cent trente-neuf pour cent de profit; la vache à lait, quatre-vingt-cinq pour cent ; les pommes et les fruits, quatrevingt-huit pour cent ; le blé trente et un pour cent.
En d’autres termes, si on représente par 100 les profits donnés par la poule ou l’aviculture, les profits des autres cultures se chiffreront comme suit : blé, 54p. c. ; laiterie, 39 p. c ; animaux de la ferme, 39 p.c. ; pommes 36 p.c.