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NEMENT SUFFISANT D'ŒUFS DE QUALITÉ SUPÉRIEURE

CONFÉRENCE DONNÉE A L'EXPOSITION PROVINCIALE D'ONTARIO, A GUELPH, ONT., LE 6 DÉCEMBRE 1910, PAR JOHN A. GUNN, DE LA MAISON GUNN & GUNN, LIMITÉE DE TORONTO.

Il y a un jour ou deux, je recevais de l'honorable Sydney Fisher un état approximatif des prodtits de la poule comparés aux produits de la ferme et des manufactures. Il me fait plaisir de vous le communiquer. Il est assez frappant Pour convaincre le plus sceptique de l'importance de l’industrie des œufs et de la volaille,

Voici cet état :

L'on porte à 25,000,000 de têtes le nombre de poules au Canada cette année, Les deux tiers, soit 17,000,000, seraient des poules pondeuses qui, si l’on s’en tient au taux de ponte du recensement il y a

quelques années, devraient produire 120, 000,000 de douzaines d'œufs, lesquels à 20 c. la douzaine, représenteraient la somme de $24,000,000. Les autorités s'accordent généralement à dire que la valeur de la volaille égale celle des œufs, de sorte que nous aurions $48,000,000 valant de volaille et d'œufs au Canada, cette année, La valeur des produits manufacturés, telle qu'enregistrée au dernier recensement, était comme suit :

Fer et acier 852,587,051 Cuir et ses produits finis. 41,201,872 Produits textiles 84,370,099

Les deruières statistiques relatives aux produits de la ferme étaient :

Beurre fabriqué dans les beurreries 810,949,062 23,597,639 Lait condensé et crème... 910,842

Ces chiffres démontrent que la valeur des produits avicoles étaient de 813,000, 000 plus élevée que ceux des produits de la ferme. Naturellement, il faut faire part d’une grande quantité de lait et de beurre consommée à la ferme.

Nous avons déjàinsisté sur l'importance de l’industrie des œufs. Les marchands désirent réaliser autant de bénéfices que possible, mais les producteurs ont aussi à leur portée les moyens d'en faire de plus considérables que par le passé.

Étudions la question pendant quelques instants. Laissez-moi d’abord vous indiquer les trois grands obstacles auxquels, à mon avis, se heurtent les marchande sous le régime actuel :

10 Insuffisance d'œufs et manque d’approvisionnement uniforme.

20 Coût onéreux des achats de ferme en ferme.

30 Absence d’étalons (standards) et de législation nécessaire.

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