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INSUFFISANCE DE BONS ŒUFS ET’ MANQUE D'UNIFORMITÉ

Premièrement, Pourquoi y a-t-il insuff.

sance de bons œufs? Est-ce à dire que la

production des œufs ne paie pas le producteur ? Mais les statistiques démontrent le contraire,

Ceux qui apportent autant de soin à leurs basse-cours qu'ils en donnent aux autres services de leur ferme admettront que l’industrie avicole est rémunératrice.

Un homme d’affaires à Montréal possède un itroupeau de 38 poules communes qui lui a donné, du 1er février au ler octobre, 880. d'œufs valant. Ses poules ne lui ont coûté que 828. Avec un troupeau de meilleur choix cet homme aurait réalisé 50] ojo delplus, crott-il. Il se propose d’en faire l'expérience.

Nous savons tous que l'endroit idéal pour l’industrie avicole est la ferme, et j'oserais dire que si je demandais aux dames ici présentes de se départir de leurs volailles toutes et chacune répondraient «Non». Elles diraient qu’elles font plus d’argentavecleurs poules qu'avec toute autre industrie de la ferme. La femme d’un fermier résidant non loin de Montréal, fait, bon an mal an, 8300. avec 40 Wyandottes blanches,

Ce sont là deux petits troupeaux ; la moyenne des cultivateurs pourraient en avoir de plus importants. Je connais un troupeau de 700 poules qui a produit, l’an dernier, 82,300. d’œufs, outre ceux qui ont servi à l’incubation. L'insuffisance d'œufs ne signifie donc pas que l’industrie avicole ne paie pas le producteur,

Le manque d’uniformité dans l’approvisionnement est une autre source d’ennui.

Les élèveurs de volailles disent qu’ils ont éprouvé beaucoup de difficulté pour produire des œufs l’automne et l'hiver derniers. J'aimerais à savoir s’il ne nous est pas possible de nous approvisionner d'œufs pendant cette période, Ne pourrait-on Pas y parvenir en faisant couver plus tôt, le printemps? En prétant plus d'attention à ce sujet et en nous accordant votre

assistance, vous nous éviteriez de recourir autant que nous le faisons actuellement aux entrepôts froids.

Le printemps dernier, la production a été telle qu’elle a épuisé la capacité de tous les entrepôts froids du Canada. Il le fallait pour conserver le surplus de la demande en bonne condition. Malgré cela leprix®des œufs s'est maintenu en moyenne

à 20c la douzaine, au lieu que sans les entrepôts le prix eut été probablement de 7e à 10c la douzaine ; et des milliers de caisses auraient prix le chemin du dépotoir. En dépit de cela encore, et nonobstant le stock considérable emmagasiné le printemps dernier, nous sommes prêts à Payer aujourd’hui, livrés à Montréal, 45e la douzaine, les œufs garantisfrais pondus.

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