‹ L'industrie avicole dans la province de Québec [microforme]Chapitre 9 sur 51 · MALADIES · texte numérisé non relu

MALADIES

La grande panacée, la panacée universelle—non pas la (panacée du siècle, »

comme les charlatans appei'ent leurs drogues de pacotille, mais la (panacée de tous les siècles», qui prévient à peu près toutes les maladies et en guérit un grand nombre est un composé chimique que l’on trouve en abondance partout, prêt à être servi, et préparé par le Médecin Suprême, Dieu lui-même, et dont le principe vivifiant est l’oxygène, tempéré par beaucoup d'azote. Telle est, en effet,

la composition générale de l’air atmosphé.

rique pur, dont le réservoir est si vaste

que tout être qui a la vie Peut y puiser duit libéralement sans crainte d’en voir jamais la source se tarir.

Encore une fois ce préventif infaillible de la plupart des Maux, ce remède efticace et indispensable dans toutes les maladies se trouve partout, excepté toutefois dans les poulaillers, les étables et autres bâtiments des insouciants, des négligents, des paresseux et des malpropres. Et, pas n’est besoin de courir à la pharmacie ou chez le médecin Pour s'assurer les services de ce grand guérisseur qu'est l'air pur.

De simples cotons à la façade du poulailler, ou encore une prise d'air avec une cheminée d appel, attirent le guérisseur qui vient alors de lui-même dans le poulailler et y reste aussi longtemps qu'à

l’intérieur on tient les choses nettes et

Propres, comme il convient de le faire

quand on reçoit un visiteur aussi distin-

gué, aussi complaisant aussi utile, aussi

SN NE IT die

Mais le jour où, dégoûté de la malpropreté de l’intérieur où on l’a fait entrer, l’Air Pur vous aura quitté, il faudra peutêtre recourir à un autre médecin ; Ja hache et le feu.

Nous estimons en effet qu'il ne vaut guère la peine de prodiguer des soins longs et dispendieux à un animal qui ne vaut qu’une piastre. Aussi en face d’une maladie un peu sérieuse, nous ne tardons Pas à donner le coup de grâ..e à la pauvre bête en la décapitant avant de la jeter au feu ; à moins cependant que nous ayons affaire à un animal de haut prix.

Dans ce cas nous m licementons plus longtemps, . :

Il est aussi des maladies bénignes qu'il convient de traiter, mais de traiter dès le début, Tel le rhume OU Coryza, qui, néeligé, peut tourner en Croup, en ophtal-

marbre, Une ou deux de ces pilules guériront un rhume ordinaire, lequel se pro-

surtout dans les Poulaillers humides Ou sujets aux courants d'air. Le simple

échapper une liqueur puante ; ses yeux

quelquefois se ferment à cause de l’in-

flammation. Laver alors les parties malades à l’eau tiède, les bien nettoyer d’une solution de vitriol bleu (sulfate de cuivre.) Un laxatif, sous forme de drogue phermaceutique ou de bouillie de graine de lin servie chaude, et aussi une pilule de quinine, sont très efficaces dans les Cas graves. Eloigner les malades du troupeau et les tenir à Ja chaleur jusqu'à guérison. La maladie aggravée et devenue diphtérique se communique facilement ; aussi il faut désinfecter le poulailler et y

tenir de l’eau pure additionnée d’un peu

de teinture de fer, ou encore mieux de

sulfate de fer ou Couperose verte. Ne

Pas se tromper de couleur : la couperose

bleue ou vitriol, (sulfate de cuivre) est un poison ; mais la verte (sulfate de fer) n’est pas malfaisante.

Le “* Bulletin ” 54, de la ferme Expérimentale d'Ottawa. dont on peut se Procurer. gratuitement, [a seconde édition française, contient une nomenclature assez détaillée de maladies et de remèdes avicoles ordinaires.

Les désinfectants les plus appréciés ici sont l’acide carbolique, le zémoleum et le pétrole. Pour combattre les poux nous nous servons d’onguent gris. Gros comme un pois de cette composition appliqué sous le duvet aux endroits les plus vermineux &uérissent les cas les plus difficiles. Cet °nguent est un poison:

aussi faut-il le manipuler avec soin, et

voir à ce que les poules n'en mangent pas.

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