NEUVIÈME CLASSE. -DÉRIVÉS QUINONIHIDIQUES
Cette classe comprend des dérivés quinonimidïques comme les indamines, les indophénols.
Indamines, — Elles dérivent de la quinonediimide, dans laquelle l'hydrogène d'un des groupes AzH est rem-
placé par un des groupes amidophényliquês, C*^H'*AzH=^ (ou homologues), AzH* se trouvant en para vis-à-vis de l'azote central :
Az^
<>=AzH s^ ~>AzH^
D'après M. Nietzki, les sels auraient pour formule :
^eH^AzHHCl ^NcW.AzH^
tandis que von Richter admet que les éléments de l'hydracide s'ajoutent de telle sorte que l'halogène se combine à l'azote central :
C^H^AzH^ ^^ C^H^AzH^
Les indamines sont des colorants peu stables et n'ont aucun emploi industriel, mais elles ont une certaine importance comme produits intermédiaires de la fabrication des safranines.
Indophénols. — Ils dérivent de la quinoneimide de la même manière que les indamines de la diimide : L'indophénol le plus simple est :
Az^
< >AzH^
L'indophénol industriel est le dérivé correspondant
de la naphtoquinone imide, dans lequel le groupe AzH^ est méthylé.:
Az=< ^ =
^< >Az(ClP)2
Les indophénols sont solides à la lumière et au savon, mais très sensibles aux acides.
DIXIÈME CLASSE. — OXAZINES ET THIAZINES.
Cette classe comprend en quelque sorte des indamines et des indophénols, dans lesquels les deux noyaux reliés entre eux par l'azote sont en outre unis par de Toxygène ou du soufre, éléments qui se trouvent en ortho, par rapport à Tazote fondamental.
On peut aussi les considérer comme des oxyindamines et oxyindophénols, tandis que les composés, qui renferment du soufre, peuvent être envisagés comme des thioindamines et des thioindophénols.
Parmi les oxazines, on range le bleu de naphtol ou bleu de Meldola, ou bleu NRB, préparé par la Société DE Saint-Denis. Cette matière colorante s'obtient en faisant agir du chlorhydrate de nitrosodiméthylaniline sur le p naphtol.
Cette même matière est fabriquée par la Société Badoise sous le nom de bleu coton R,
On lui attribue la formule de constitution suivante
)>=Az(CH')»Cl
ou
\Àz(CH*)«Cl
Le bleu NU de la Société Badoise, et breveté par elle en 1888, est un colorant de la même constitution. On l'obtient en faisant agir du chlorhydrate de nitrosométamidophénol sur Ta naphtylamine. Ce composé, qui ne diffère du bleu naphtol que par la présence d'un groupe AzH* dans le noyau naphtalique, se présente sous la forme d'une poudre cristalline d'un éclat bronzé et verdâtre. Il teint en bleu le coton mordancé au tannin et à l'émétique.
Parmi les thiazines, citons le bleu méthylène^ fabriqué par la Société de Saint-Denis et par la Société Badoise.
Cette importante matière colorante, à laquelle on attribue la formule :
{ C^HV ^ ^
Az )S
Az(CH3)»
s'obtient par différents procédés, qui tous ont pour base l'oxydation de para amidodiméthylaniline en présence de diméthylaniline et d'agents de sulfuration.
Elle se présente sous la forme d'une poudre bronzée, d'un bleu ou d'un rouge foncé, et teint en bleu le coton mordancé au tannin et à l'émétique.
ONZIÈME CLASSE. — AZINES.
On peut ranger dans cette classe les indu i safranines et les eurhodines.
Aux premières, M. 0. Witt attribue le chroii i
ce qui en fait des oxazines, dans lesquelles i: d'azote remplace l'oxygène, et est de plus com] radical hydrocarboné.
La Société de Saint- Denis et la Société Bad i parent des matières colorantes appartenant à C( •
Vinduline soluble à l'alcool, de la Société Bî : prépare en chauffant du nitrophénol avec du ; drate d'aniline et de l'aniline. On lui attribu mule C*®H**Az^Cl, et, suivant qu'on la chauffe moins longtemps avec l'aniline, les produits £ i ou moins bleus.
Cette matière colorante porte aussi le nom Coupier,
Sous le nom de bleu aeéiine, la Société Bac brique une induline mélangée avec de l'acétin ; rique.
Ces solutions, mélangées au tannin et à d'amidon, servent à faire des couleurs vapeur ( I
(!) Erdmann, Chem, Ind., 189«.
L'induline BE, exposée par la Société de Saint-Denis, est obtenue en condensant de l'amidoazobeniène avec du chlorhydrate d'aniline et de l'aniline et sulfuration du dérivé obtenu.
La nigrosine soluble dans l'eau, de la Société Badoise, est constituée par le sel de soude desacides sulfoniques des indulines solubles dans l'alcool.
La Société Badoise livre, en outre, de Vazocarmin qui n'est autre chose qu'une phénylrosindulioe. Ce produit s'obtient en chauffant un mélange de benièneazo-«-naphtylamine avec de l'aniline et du chlorhydrate d'aniline, et sulfonation poussée jusqu'à la formation d'un acide disulfoné.
Cette matière colorante se présente sous la forme d'une pâte rougeâtre avec reflets dorés, et teint la laine
On lui attribue la formule :
Az
H^Az/Vy^
\aA/
Az-Cl C'H'^AzH^
La safranine T extra de la même Société, et la sa/Vanme préparée par la Société de Saint-Denis, paraissent être identiques, car elles sont toutes deux obtenues par oxydation de para totuylènediamine en présence d'aniline et d'orthotoluidine. Elles sont constituées par un mélange de tolusafranine et de phénotolusafrine.
La Société Badoise fabrique, en outre, un colorant nouveau livré au commerce sous le nom dHndoïne, C'est le chlorhydrate du produit obtenu en diazotant la phénosafranine et copulant avec le p haphtoi. Cette matière colorante donne sur coton des tons indigos ; elle se iixe au moyen du tannin, et en nuances claires sans tannin. Le colorant est, par cela, un sérieux concurrent de rindigo, en ce qui touche la teinture du coton .
Quant aux eurhodines, elle paraissent dériver du groupe phénazine dans lequel on introduit des radicaux amidogènes et des OH phénoliques.
Dans ce dernier cas, on obtient des eurhodols.
Az
xAAy
Az
DOUZIÈME CLASSE. — ACRIDINES.
On y admet le groupe tétravalent CH
combiné avec deux radicaux aromatiques bivalents. L'a acridine en est le représentant le plus simple.
Par l'introduction de groupements AzH'' dans les noyaux benzéiiiques, on obtient des matières colorantes
La phosphine, préparée par la Société Badoise, est un représentant de cette classe de composés. On lui attribue la formule de constitution
AzH' ce qui en fait un nitrate de dtamidûphénylacndine. On sait que cette matière est un produit secondairs de la fabrication de la fuchsine.
t:LASSlb'lCAT10^ DES MVni!:KISa CULOHAWTEB. JUl
Elle possède un isomère qui n'en diffère que par la position des deux groupements AzH*, et auquel on donne le nom de benzofiavine.