Verein chemischer Fabriken^ àHannheim
Cette Société par actions, au capital de 4,125,000 francs, possède les quatre fabriques suivantes :
Neuschloss, dans le grand-duché de Hesse, fondée en 1826. Wohgelegen,dansle grand-duché de Bade, fondée en 1850. Heilbronn, dans le Wurtemberg, fondée en 1851. Louisenthal, dans le royaume de Prusse, fondée en 1870. Les trois premières usines étaient primitivement indé-
pendantes et ne se constituèrent en Société qu'en 1854. Celle de Neuschloss est la plus ancienne fabrique de soude d'Allemagne. Ces quatre usines sont montées pour la fabrication de la soude par le procédé Leblanc, et elles fonctionnent encore comme telles, sauf celle de fleilbronn qui, disposant de sources salées, fabrique de la soude d'après le procédé à l'ammoniaque.
La production- de cette Société, en soude, se rapproche de celle de Solvay, et est la plus importante de l'Allemagne. Cette production, ainsi que celle des autres substances, est estimée annuellement à 8 millions de francs.
20 chimistes, 70 employés et 1,400 ouvrière sont occupés dans ces 4 usines dans lesquelles fonctionnent 41 chaudières à vapeur, de 2,000 chevaux, et 109 moteurs d'une force totale de 1,500 chevaux.
Dans le nombre des installations, il convient de citer les chambres de plomb qui ont une capacité de 40,000 mètres cubes, et les alambics et capsules en platine dont le poids total est de 300 kilogrammes.
Les matières employées sont celles de toutes les usines de ce genre. On traite, en outre, de la bauxite et de la dolomie pour préparer les composés alumineux et magnésiens.
Les produits fabriqués sont ceux de la grande industrie chimique, c'est-à-dire ceux qui se groupent autour du procédé Leblanc, et ceux qui font partie du procédé à l'ammoniaque. Ajoutons que la Société a un procédé à elle pour la fabrication de la soude, indépendant de celui de Solvay.
7. Verkaufs-Syndicat der Kaliwerke, à Leopoldshall- Stassfûrt. (Syndicat de vente des fabriques de Leopoldshall-Stassfûrt.)
Ce Syndicat, qui est formé de la réunion de neuf exploitations, dont les unes appartiennent au gouvernement et dont les autres sont privées, a fait une exposition monumentale à la section de l'agriculture.
Hallbb. — Industrie chimique. 5
L'importance qu'ont les gisements de Stassfûrt justifie ce luxe d'étalage. L'Amérique, si riche en mines et en sels de toutes sortes, est, comme les autres États du globe, tributaire de l'Allemagne en ce qui concerne les sels de potasse. Dans beaucoup de contrées des États de l'Union, le sol, à force d'être cultivé, sans qu'on lui restitue ce que les récoltes lui enlèvent, commence à être épuisé et à donner de faibles rendements. Or, si l'Amérique possède des gisements remarquables de phosphates en Floride, ceux de potasse lui font défaut, et elle est forcée d'avoir recours aux sels de Stassfûrt
Dans les généralités qui figurent à la tête de notre description de l'exposition de la grande industrie allemande, nous avons donné quelques chiffres de la production de ces énormes gisements, chiffres que nous avons extraits, en partie, du guide de M. Witt et, en partie, d'une brochure que le syndicat de vente offrait aux visiteurs. L'exposition comprenait des échantillons des différents minerais : du sel gemme, de la carnallite, de la kaïnite, kiesérite, schœnite, de la boracite, ainsi que différents sels purs extraits de ces produits naturels.
A propos de la grande industrie chimique, il n'est pas sans intérêt de citer les appareils de la maison.