CHAPITRE UI
Onvrages destinés au culte. — Grandes pièces d'erfévrerle. — Marbres et bel* senlptés.
Les regards étaient frappés dans la nef par des ouvrages que leur destination seule recommandait suffisamment à l'attention; je veux parler de diverses pièces relatives au culte, telles que des autels, des chaires à prêcher, des niches, des châsses, etc. Les objets de ce genre étaient d'ailleurs très-nombreux, soit dans la grande salle, soit dans les galeries. Le travail industriel appliqué à la décoration des églises est évidemment fort actif aujourd'hui. N'est-ce pas un fait assez remarquable en lui-même que la présence dans le Palais de l'Industrie de tant de produits ayant un tel caractère? Se croirait-on si rapproché d'une époque où Ton penchait à regarder comme incompatibles l'esprit religieux et l'esprit industriel ? Il faut s'en tenir à des aspects purement extérieurs pour s'imaginer que l'esprit religieux et l'esprit industriel sont en contradiction l'un avec l'autre. L'un, il est vrai, s'empare du monde physique ; il prend la matière et la façonne à notre usage. L'autre s'élève de la terre et s'élance vers l'infini.
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Les fins immédiates sont diverses ; mais dès qu'on pénètre au fond des choses, on s'aperçoit qu'il y a loin de cette diversité à l'antagonisme. Supposez l'industrie partout victorieuse, ayant accompli les tâches les plus difficiles qu'on puisse aujourd'hui lui assigner encore ; supposez la terre entière sillonnée de chemins de fer, les isthmes qui s'opposent à la rapidité des voyages ouverts à la navigation, et, si vous voulez, l'air même définitivement asservi à nos volontés, croit- on que la pensée de l'homme serait absorbée par la satisfaction de tels triomphes ? Croiton qu'alors l'individu ne sentirait plus le vide dans son âme? Ne sait-on pas qu'il y a dans l'homme des aspirations que les préoccupations de l'ordre industriel ne sauraient satisfaire? L'individu ne peut rester longtemps muré dans un monde tout positif, quelque brillant qu'il soit. Il n'en doit bientôt sentir que plus vivement l'empire des idées religieuses qui lui ouvrent d'autres issues. Rien d'étonnant dès lors, sans parler de raisons ou plus actuelles ou moins visibles, que de voir le mouvement religieux de notre époque? rencontrer dans l'industrie une auxiliaire prête à le servir. Les articles si somptueusement traités que renfermait la nef du palais des Champs-Elysées, témoignaient assez haut de cette disposition.
I. Autels.— Nous citons trois autels en cuivre doré qui sont à la fois des pièces d'orfèvrerie plus ou moins magnifiques et des œuvres d'archéologie plus ou moins savantes. L'art du xme siècle, de ce siècle qui a vu bâtir la Sainte-Chapelle, est véritablement rendu à la vie dans le maître-autel exécuté par M. Bachelet, d'après les dessins deM. Viollet-Leduc; non que ce soit là tout à fait l'art gothique tels que l'ont compris les nations du nord et de l'ouest de l'Europe. Le style gothique n'a pas été particulier à un seul peuple; il a fait le tour du monde chrétien,
et tout en restant fidèle, dans son meilleur temps, à quelques données générales très-précises, il a dû se ressentir, au moins dans les détails, du goût particulier des diverses nations. Eh bien ! j'oserais dire que l'autel de MM. Viollet- Leduc et Bachelet nous remet surtout en mémoire le genre gothique tel que l'ont pratiqué les peuples du midi de l'Europe, les peuples de la Grande-Grèce. La base rappelle encore un peu le style byzantin, qui a régné jusqu'au xie siècle. Le tabernacle et son couronnement sont beaucoup plus gothiques. Le Christ est assis audessus du tabernacle, dont la porte est gardée par la religion et par la foi. La statue de la foi, un bandeau sur les yeux, est admirable dans ce genre d'abandon où l'extase domine, mais sans aller jusqu'à l'anéantissement de la réflexion. Les modèles de ces figures et de celles des douze apôtres enchâssées dans les gradins ont été exécutés par M. Toussaint. La seule critique que je veuille hasarder ici, critique qui laisse intact le mérite intrinsèque de ces figures, c'est qu'elles dépassent un peu trop les colonnettes entre lesquelles elles sont placées. Dans les monuments gothiques de la même époque, les figures occupant des positions analogues sont toujours un peu moins saillantes. Cette observation n'est pas de nature à diminuer la juste admiration pour cette belle œuvre d'orfèvrerie qui appartient aux plus hautes régions de l'art industriel. Elle est faite au repoussé, c'est-à-dire à l'aide du marteau frappant des feuilles de cuivre posées sur des dessins moulés. Quelques parties accessoires sont fondues et ciselées. Il faut louer la science et le goût chez l'architecte, le sentiment chez le statuaire et la rare habileté d'exécution chez l'orfèvre.
A quelques pas de cette pièce, on en remarquait une autre du même genre dont la dorure a plus d'éclat, mais
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dont les formes sont moins hardies et les proportions moins grandioses. Ce second autel est conçu dans le style byzantin. Il a été dessiné par M* Questel et exécuté par M. Poussielgue-Rusand> qui* en 1849, avait exposé plusieurs articles d'orfèvrerie de très-bon goût. Le corps de l'autel est un morceau très-élégant. Tout en ayant été construit au moyen des procédés industriels de notre temps, propres à simplifier le travail, il n'en reproduit pas moins à merveille les divers signes de la solidité particulière à l'architecture byzantine. Le baldaquin paraît un peu maigre. Les statues des quatre patriarches placées sur le devant de l'autel, celles d'Abel, d'Abraham et des pontifes anciens, Melchisedech, le pontife de la loi naturelle, et Aaron, le pontife de la loi révélée, sont un peu hautes pour leurs niches. Que sont ces minces critiques auprès du mérite d'avoir vaincu d'aussi grandes difficultés? Nous avons trouvé un caractère moins tranché dans le troisième autel, celui de M. Villemsens, imité de l'époque de Henri III, d'après les dessins de M. Gault. Le corps de l'autel est en bronze doré, avec colonnes de marbre. Le bas-relief représente les trois épisodes de la résurrection; Les statuettes des anges adorateurs, placées sur le devant et sur les côtés de l'autel, sont bien proportionnées à la hauteur des niches. Quoique difficile à classer sous le rapport architectural, cette pièce n'en produisait pas moins un effet d'ensemble propre à séduire les yeux d'un grand nombre de visiteurs. Elle était digne, d'ailleurs, d'un fabricant habile, laborieux et appliqué, dont les œuvres avaient brillé à nos Expositions antérieures.
II. Marbres sculptés.— Moins riche, mais plus sérieux que le cuivre et le bronze doré, le marbre avait fourni également trois autels à la nef du palais de l'Exposition.
Tandis que les pièces d'orfèvrerie venaient toutes de la capitale, les marbres étaient arrivés de localités différentes: un d'Angers, un autre de Bordeaux, le troisième seulement de Paris. Le dernier autel a été exécuté par M. Vossy pour l'église de Vaugirard, d'après le style roman. Il est grave et bien sculpté. Les slaluettcs encadrées dans le corps d'autel ont le mérite de ne pas trop sortir en dehors des colonnes qui leur servent de niches ; mais elles ont ensuite un défaut capital : au lieu de tenir au monument, elles sont trop visiblement rapportées. Rien de moins monumental que cette superposition. L'œuvre revêt ainsi un caractère tout mercantile. On semble, en disposant les choses, avoir voulu dire à l'acheteur : « Nous pouvons enlever ou laisser les statues à volonté, suivant que vous voudrez payer plus ou moins cher. » L'autel envoyé de Bordeaux par M. Jabouin est fort séduisant d'aspect, surtout dans sa partie supérieure. Le style 'en est capricieux ; on dirait qu'il veut être gothique ; mais ni le dessus de l'autel, ni les personnages du bas-relief représentant la mort de la Vierge , ne sont fidèles aux indications de l'époque gothique.
Le morceau principal de l'Exposition, en fait de marbres destinés à la décoration des églises, c'était le maîtreautel exécuté à Angers, dans les ateliers de M. l'abbé Choyer. L'établissement de M. Choyer est fort connu du clergé français. Il a fourni des décors importants à plusieurs de nos grandes cités. Une de nos églises de Paris, nouvellement agrandie et complétée, mais qui date du dernier siècle, l'église de Saint-Philippe-du-Roule, en a tiré son maître-autel. Prêtre et artiste, ayant étudié la théologie et pratiqué la peinture, M. Choyer passe pour savoir à merveille rendre dans ses œuvres le sentiment chrétien et rester fidèle à la pensée catholique. Sans doute
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Fart, pour le catholicisme, n'est pas emprisonné dans une forme inflexible. L'expression peut varier autour du dogme. Cependant l'intelligence des emblèmes chrétiens, la figure des scènes de la Bible, de l'Évangile, de l'histoire de l'Église, est soumise à des lois particulières qu'il n'est pas donné à tout artiste, même avec du talent, de comprendre et de traduire. Dès que nous savons que des juges compétents ont reconnu dans les œuvres de M. l'abbé Choyer la science et le sentiment du dogme catholique, cela suffit pour que nous examinions ses productions avec le soin le plus attentif. Son maître-autel' est du gothique simple et de bon goût. Ce n'est pas le gothique fleuri comme on l'a nommé, le gothique outré dans ses formes du xve siècle. Vu de côté et à quelque distance, ce groupe produisait un effet ravissant. De front, l'aspect était un peu moins agréable. Je crois en voir la raison dans une sorte de désaccord entre la complexité du bas-relief décorant le devant de l'autel et la simplicité de l'ensemble. Exécuté provisoirement en plâtre, le bas-relief est consacré à une scène récente, et qui sera célèbre dans les annales de l'Église, à la déclaration du souverain pontife Pie IX, relativement à l'Immaculée Conception. L'intérêt, comme on le voit, ne manque pas au sujet; mais l'artiste a eu le tort de vouloir trop en tirer parti. C'est là une contradiction avec le style gothique, qui avait le rare mérite de ne jamais chercher l'effet, et dont les pages les plus émouvantes débordent sans effort de cœurs naïfs et pénétrés. Deux manières s'offraient à l'esprit pour retracer la déclaration pontificale relative à Marie : l'une toute céleste qui aurait évoqué la présence des saints et des^nges ; l'autre, que j'appellerai mondaine, retraçant des images empruntées au monde visible. L's^bé Choyer a préféré celte der-
nière. La donnée une fois admise, il a su la rendre avec talent et faire jaillir sous son burin des sources réelles d'émotion. Cependant la première idée était seule de nature à se marier avec le genre gothique. Une préoccupation trop actuelle a mis dans une œuvre remarquable à plus d'un titre une fâcheuse antithèse.
Le même établissement exposait encore dans la grande salle un bas-relief destiné à l'église Saint-Seurin de Bordeaux. Ce bas-relief est la traduction de cette douce parole du Christ à ses apôtres : « Je suis le pied de la vigne, vous en êtes les rameaux. » Ego sutn vitis, vos autem palmites. Ce court verset n'était pas facile à traduire avec un burin. L'abbé Choyer y a réussi. La figure du Christ semble sortir du cep, et à travers les feuilles de vigne vivement taillées dans le marbre, les bustes des apôtres s'élancent comme celte fleur dont parle l'Ecriture, sortant de la racine de Jessé. On nous assure que celle même idée a déjà été réalisée plusieurs fois par l'abbé Choyer. S'il en est ainsi, il est un vœu que nous nous permettrons de formuler. Nous voudrions voir les figures des apôtres exécutées en bas-relief au lieu de l'être en ronde-bosse. Peut-être sous cette forme l'illusion seraitelle encore plus grande. On ne se demanderait pas comment des bustes peuvent être soutenus par les frêles rameaux de la vigne (1).
III, Bois sculptés. — De même que le marbre et le bronze, le bois sculpté avait fourni plusieurs remarquables ouvrages à l'Exposition universelle. Les travaux de ce genre placés dans la nef n'appartenaient plus, sauf une seule exception d'un intérêt secondaire, à des expo-
Ci) Le même artiste avait construit une chaire en bois avec des attributs gigantesques, qui n'a pas élé aussi goûtée que ses ouvrages en marbre.
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sants français. Ils venaient de pays étrangers, et surtout de la Hollande et de la Belgique. Les Pays-Bas avaient mis dans la grande salle deux chaires à prêcher; la Belgique y possédait un autel et une niche. Par leur élévation et leur ampleur, ces ouvrages se trouvaient tout à fait en évidence; ils ont été fort remarqués du public, et ils offraient quelques traits singuliers sur lesquels nous ne saurions glisser.
La Belgique compte trois ateliers de sculpture en bois, dont deux sont établis à Louvain et un à Bruges. Il n'y a qu'un seul de ces établissements qui n'ait rien envoyé à notre Exposition. La niche à Vierge sortait de l'atelier de M. Dumont à Bruges, et l'autel, de celui de MM. Goyers frères à Louvain. La niche est un véritable tour de force en fait de sculpture, et un tour de force exécuté par des mains habiles à travailler le bois. Le couronnement est formé de branches entrelacées d'une manière si complexe, que l'œil reste confondu des difficultés d'un pareil travail. Quant à la statue de la Vierge qui se trouve enfermée dans la niche, elle est un peu courte et n'a pas assez d'expression. L'ouvrage de MM. Goyers, dont certaines parties sont admirablement traitées, s'annonce avec plus de prétention architecturale. Et pourtant, cet autel nous semble pécher contre une des premières règles de l'architecture : la disproportion entre son couronnement et sa base est manifeste. La partie sculpturale de ce morceau, qui se rattache à la fois au genre gothique et au style de la renaissance, nous paraît digne d'éloges. Nous aurions bien quelques restrictions à faire au sujet du gothique flamand en général, quoique nous admirions les œuvres véritablement flamandes, comme la Belgique en offre de si beaux modèles, et qui sont restées franchement fidèles au génie national. En traversant les
Flandres, le style gothique s'appesantit un peu et devient en même temps maniéré. Dans l'autel de MM. Goyers frères, on sent précisément la manière affectée ; on voit qu'on a visé à la grâce. La grâce ! le gothique ne l'avait jamais cherchée. Il l'avait cependant rencontrée, mais sans y prétendre. Exprimer le sentiment religieux, donner issue aux élans d'un cœur où la foi déborde, voilà quel était son but. Toujours fine et délicate, la grâce dans le style gothique est due tout entière au sentiment. La tradition et l'art réclamaient de nous ces réserves.
On nous en permettra également quelques-unes au sujet des deux chaires hollandaises en bois de chêne, dont nous avons trouvé les sculptures habilement exécutées. L'une de ces chaires avait été construite à Ruremonde, par MM. Cuypers et Stolzenberg,et l'autre à Bois-le-Duc, par M. L. Veneman. Dans la première, le travail du sculpteur a plus de hardiesse; il est plus délicat dans la seconde. Nos réserves, les voici : d'abord les personnages sont assez peu gothiques sur l'une et l'autre chaire ; puis toutes les deux, mais surtout la première, témoignent, comme l'autel belge, d'un certain oubli des proportions. L'immense édifice de MM. Cuypers et Stolzenberg repose en effet sur quelques pauvres petits lions, gros comme des chats, et qui devraient être écrasés depuis longtemps. On cite des chaires à prêcher, en Italie et ailleurs, supportées également par des animaux; mais ce sont des animaux de taille naturelle ou gigantesque, dont la force semble en rapport avec leur fardeau. Vous devinez bien, sans que nous ayons besoin d'en faire la remarque, qu'il existe une visible parenté entre les sculptures hollandaises et les sculptures belges. Je m'exprime d'autant plus librement sur les unes et sur les autres, qu'ellesont obtenu du succès dans le
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Palais de l'Industrie. Je puis donc ajouter, et sans injustice pour les efforts qui se manifestent aujourd'hui, que nous sommes encore bien loin du degré de perfection que la sculpture du bois avait atteint jadis dans les Provinces- Unies. Tous ceux qui ont vu les magnifiques morceaux de ce genre que possèdent certaines églises à Bruxelles, à Liège, mais surtout à Anvers et à Gand, conviendront que Fart actuel ne saurait soutenir la comparaison avec l'art ancien.
En fait d'ouvrages en bois sculpté destinés au culte, nous devons mentionner encore un autel de M. Prang, de Munster en Westphalie. Le gothique de celle pièce vise parfois à la singularité ; les proportions y sont régulièrement observées. L'autel de M. Prang est moins grand que celui de MM. Goyers ; mais le retable se trouve en. rapport parfait avec sa dimension. Ce morceau était exposé au bout de la nef près des galeries de l'ouest ; à l'extrémité opposée, en face des pavillons anglais, on pouvait voir un ouvrage conçu sur un plan plus modeste, et qui était le seul produit français de sculpture en bois placé dans la grande salle. 11 s'agit de la châsse de saint Hippolyte, exécutée à Rouen par un menuisier, M. Romain Ouellery. Si parfois, dans les œuvres que nous avons déjà rencontrées, il nous a été possible de signaler certains détails comme étant traités en articles de menuiserie, nous pouvons dire, au contraire, qu'ici le travail du menuisier rappelle souvent l'art du sculpteur.
Entre ces ouvrages en cuivre, en bronze, en marbre et en bois sculpté, comment placerons- nous un autel en terre cuite? La matière est bien simple, il est vrai, pour un pareil entourage ; mais elle a un avantage précieux, celui d'être peu coûteuse. Cette pierre artificielle est, d'ailleurs, fort habilement traitée par M. Debay dans son
atelier du Pelit-Montrouge, près Paris. Elle ne jurait vraiment pas au milieu des pièces resplendissantes dont la nef était remplie. C'est le gothique des derniers temps que M. Debay nous semble avoir voulu rendre dans son autel ; il a évité, pourtant, ce que le style du xve siècle avait d'un peu grêle. L'aspect général de son œuvre plaît aux regards par l'élégance des diverses parties dont elle est composée.
Nous avions raison, comme vous le voyez, de dire en commençant que les ouvrages de décoration religieuse frappaient tout d'abord les visiteurs dans la grande salle du palais des Champs-Elysées; mais en remarquant que ces pièces diverses s'inspirent toutes des pensées d'un autre temps, les unes de l'art byzantin, les autres du gothique, d'autres enfin de la renaissance, on se demande peutêtre où est le genre propre du xixe siècle. Avouons-le : en cette matière notre siècle n'en a pas. D n'a rien créé. Les temps de création supposent non-seulement la foi, mais la foi avec une force d'expansion plus ou moins naïve et toujours ardente, que nous ne saurions reconnaître à notre époque.