CHAPITRE III
Lies livres de luxe. — Perfectionnements du tirage à fa mééAnlqaé et de riÉripréssIon des gravures stir bois — Impressions eolorlées. — - Lies libraires-éditeurs. — Liés livres a bon marché.
Dès que l'invention de l'imprimerie avait eu pour effet d'ouvrir une source inépuisable aux ardeurs de l'intelligence, il était de l'intérêt général de l'humanité que les eaux de cette source fussent conservées pures et devinssent accessibles à un nombre d'hommes toujours croissant. Aussi serait-il possible de juger de l'état de la civilisation dans un pays par la quantité et le genre des ouvrages qu'on y imprime. Comme une exposition de l'industrie considère les livres au point de vue de l'exécution typographique, on ne pouvait pas s'attendre à trouver dans le palais de$C||amps-Élysées un tableau rigoureusement complet sous le rapffcrt dont nous parlons. L'Exposition nous a néanmoins fourni plus d'un indice précieux de la tendance des esprits ; caries soins du typographe s'attachent généralement à des ouvrages dont le sujet paraît devoir obte-
nir la faveur du public. Croit-on, par exemple, qu'à toutes les époques , depuis qu'il existe des Expositions de Tindu strie , l'Imprimerie impériale aurait fait choix de Ylmitation de Jésus-Christ pour objet d'un travail exceptionnel? Reportons-nous seulement en arrière d'une vingtaine d'années : si ce grand établissement avait voulu se présenter au concours national de 1834 et s'y montrer avec un livre somptueusement exécuté, il aurait à coup sûr reproduit quelque œuvre admirable empruntée à la littérature ancienne ou moderne ; mais il est permis de croire que, sous l'influence des idées qui dominaient alors, il n'aurait pas pris V Imitation. Le choix de ce livre pour la solennité de 1855 est un hommage au mouvement religieux de notre temps, mouvement qui pénètre de plus en plus chaque jour les divers éléments de notre société et dont les salles de l'imprimerie et de la librairie ont offert d'éclatants témoignages. Une même observation s'applique , du reste, aux ouvrages qu'on a vus à l'Exposition universelle, qui peuvent passer à des degrés divers pour des chefs-d'œuvre de typographie : ils appartenaient tous au domaine des écrits sérieux. Quelques-uns se rapportaient aux beauxarts, quelques-uns, à l'histoire; d'autres, à certaines branches de l'histoire naturelle, d'autres enfin, aux grandes études littéraires.
Au pied même des gradins de l'estrade affectée à l'Imprimerie impériale, on se trouvait en face de travaux propres à nous donner une haute idée des ressources et de l'habileté de l'industrie privée. N'oublions pas de faire ici une distinction essentielle : l'œuvre principale de l'Imprimerie impériale n'est pas un livre qui soit dans le commerce ou qui soit susceptible d'y prendre place. Les frais qu'il a nécessités obligeraient un éditeur à porter le prix
de vente à un chiffre inoui dans les annales de la librairie, et qui déconcerterait les acheteurs les plus opulents. Les livres dont nous avons maintenant à mentionner le mérite typographique sont au contraire dans la circulation commerciale. Ils sont chers sans doute, mais enfin leur prix est encore à la portée des fortunes moyennes.
Voici d'abord les Galeries publiques de l'Europe, sortant des ateliers de M. J. Claye. Cet ouvrage, tiré à la mécanique, permet de juger la précision avec laquelle fonctionnent les machines. Les nombreuses et admirables gravures sur bois encadrées dans le texte sont la preuve irrécusable que les appareils mécaniques peuvent satisfaire aux exigences des plus luxueuses publications. Le jury de notre Exposition nationale de 1849 avait déjà distingué un autre travail de la même imprimerie, YBistoire des peintres, au double point de vue de l'impression du texte et de l'exécution des gravures. Ce travail, qui, suivant les termes du rapport du jury, ne laissait rien à désirer, a pourtant été dépassé par les Galeries publiques de V Europe. Les vignettes de ce dernier livre présentent à l'œil beaucoup plus de finesse; la couleur des caractères est d'une régularité, d'une uniformité plus suivie. En présence de pareils résultats dus aux presses mécaniques, il faut se rappeler qu'un intervalle de douze à quinze ans nous sépare à peine du temps où Ton traitait avec dédain l'emploi des machines. On semblait les condamner à rester exclusivement vcfuées à l'impression des ouvrages les plus courants, ou de ces feuilles quotidiennes obligées de suivre pour ainsi dire au galop tous les entraînements, tous les soubresauts, toutes les rapidités de la vie publique. Aujourd'hui, il n'est plus possible de contester soit la puissance soit la dextérité de la machine. La maison Claye, qui traite avec
un soin remarquable les éditions les plus ordinaires, aura contribué avec éclat, par ses qeuvres de luxe, à Ja réalisation de ce pouveau progrès. Un des contre-maîtres de cette usine, M. Wintersinger, plus connu dans la typographie parisienne sous le prénom de Joseph, s'est fait une réputation par son habileté à conduire les presses mécapiqups. A l'Exposition de 1§49, une médaille de bronze avait consacré cette gloire d'atelier, confirmée, en 1855, par une médaille nouvelle. Nous aimons à rappeler ici que le nom d'un autre ouvrier typographe, M. Aristide, qui a exposé cette fois pour son propre compte, avait été également distingué en 1849 pour le même genre de travail.
L'impression des gravures sur bois réclame les soips les plus minutieux et un coup d'œil d'une justesse parfaite. D ne suffit pas même d'avoir lmteUigepce de sorç métipr et de comprendre l'effçt des moindres mouvements de la ntiachine, il faut en outre un goût sûr et délicat qui associe en quelque sorte l'ouvrier à la pensée de l'artiste. Un imprimeur vulgaire ne ren^d point les effets voulus par le graveur. Ses feuilles monotones et sans vigueur manquent de ces variétés de tons, de ces finesses de traits qui en sont arrivées à donner à la gravure sur bois l'aspect de la gravure en taille-douce. Avant de quitter les ouvrages de M. Claye, rappelons ici quelqu'une des belles gravures faisant partie de ses collections, le Mariage de la Vierge de Carie Wanloo, par exemple. Certes, les intentions de l'artiste sont admirablement reproduites. Dirait-on que la mécanique d'où sortent ces feuilles peut en livrer de 700 à 800 dans l'espace d'une heure ?
Un ouvrage dont l'exécution typographique ne saurait être trop vantée, la Touraine, son histoire et ses monuments, a été également imprimé à la mécanique par
M. Marne, de Tours. Cette œuvre contribuera, on jteut l'affirmer, à augmenter encore la gloire de la gravure sur bois. Comme ce livre a été universellement apprécié à sa juste valeur, nous nous bornerons à dire qu'il renferme dans son texte plus de 300 gravures représentant des scènes historiques, des portraits, des monuments, etc. Un exemplaire a été tiré sur parchemin; c'est le premier ouvrage tiré à la mécanique sur cette matière. Le parchemin est trop cher pour que cet exemple soit destiné à se propager. Chaque feuille de l'ouvrage coûte presque autant qu'une rame de beau papier ordinaire. Le volume de la Tour aine a nécessité une dépense de 800 à 900 fr. pour le seul achat du parchemin. On a dû, en effet, choisir le plus beau. Or, le parchemin ordinaire, qui provient des peaux de chèvre, de mouton, etc., est déjà d'un prix assez élevé ; mais pour le parchemin de premier choix, on emploie la peau de chevreau ou d!a* gneau, et surtout la peau de veau mort-né. On se figure aisément qu'il soit dès lors assez difficile de s'en procurer. Les publications spéciales sur l'histoire des diverses provinces de la France, dont In Touraine de M. Marne offre un magnifique exemple, forment un champ qu'on aimerait à voir aborder de plus en plus par nos imprimeries des départements. Il y aurait là un stimulant pour l'art local et un aliment pour le travail. L'initiative, en ce genre d'opération, avait été hardiment prise par iftiimprimeur dont le nom a été fort remarqué dans nos Expositions successives depuis 1834, M. Desrosièrs, de Moulins. 11 fallait, assurément, une résolution forte pour entreprendre d'exécuter en grand, avec ses seules ressources, loin de Paris, dans un de nos sièges préfecto-1 raux les plus modestes, des publications qui ont nécessité jusqu'à 300,000 fr. d'avances. M. Desrosiers l'a osé ce-
pendant pour ses ouvrages sur le Bourbonnais, V Auvergne, etc., qui lui ont valu de hautes distinctions. H a exposé, en 1855, la légende de saint Pourçain illustrée. C'est peut-être à son exemple que nous devons le somptueux volume de M. Marne sur la Touraine.
La gravure sur bois, qui prête tant d'attrait à ce dernier ouvrage, nous l'avons retrouvée à l'Exposition dans l'étalage de plusieurs imprimeurs, et partout elle nous est apparue triomphante. Quoique j'aie déjà cité les applications nouvelles que la typographie doit à M. Henri Pion, je tiens à rappeler qu'il a rendu spécialement des services à l'art de tirer les vignettes. Pour les impressions de gravures sur bois à un très-grand nombre, pour les publications illustrées, nos galeries n'offraient aucun échantillon qui fût supérieur, j'oserais presque dire égal, aux belles feuilles de M. Best, dans ses volumes du Magasin pittoresque. Après avoir été graveur, M. Best s'est voué à l'imprimerie, et il porte dans la reproduction de ses vignettes tout le goût qu'exigeait son premier état. Mentionnons encore, en fait de livres illustrés, les Trois Règnes de la nature, sortant des ateliers d'un imprimeur, M. Paul Dupont, que nous rencontrerons plus loin avec plusieurs de ses ouvriers sur le terrain des inventions typographiques ; mentionnons une publication bien connue, imprimée par MM. Firmin Didot frères, l'Illustration, dont le format a nécessité le montage d'une presse particulière.
Cette dernière citation nous amène en face d'un des plus vastes établissements de typographie existant à Paris, après l'Imprimerie impériale, de celui dont le matériel est le plus considérable, surtout à cause de la variété des caractères qu'il possède. Nous devons à la maison Didot des ouvrages de luxe d'un genre tout spécial, qui
maintiennent à son niveau la réputation séculaire dont elle jouit. L'imprimerie a eu cette rare fortune de compter plusieurs familles célèbres vouées traditionnellement à l'exercice de cette noble profession, et qui ont servi la cause de l'art de manière à mériter une place éminente dans son histoire. Ainsi, nous rencontrons les Aide en Italie, les Estienne en France, les Elzevir en Hollande. Le nom des Didot demeure inscrit sur ce livre d'or de la typographie. Ce n'était pas une tâche légère que d'avoir à soutenir devant le monde, à l'Exposition universelle de 1855, des titres aussi exceptionnels. Les chefs actuels de cette maison, M. Ambroise-Firmin Didot et M. Hyacinthe Firmin Didot, ont présenté certains ouvrages que ne désavoueraient point leurs devanciers. Voici, notamment, la réimpression, mais avec des additions considérables, du Thésaurus linguœ grœcœ des Estienne, qui en furent à la fois les auteurs et les imprimeurs, et qui épuisèrent leurs ressources dans cette coûteuse opération. Voici une charmante édition d'Horace; c'est la reproduction améliorée, quant au texte et aux commentaires, d'un chefd'œuvre typographique du xvne siècle, de l'édition donnée par les Elzevir en 1676. MM. Didot ne reculent devant aucun effort quand il s'agit d'assurer l'exactitude des textes. Ils font compulser les bibliothèques françaises et étrangères, comparer les versions, examiner les manuscrits. Leurs éditions s'appuient de cette manière sur des travaux scientifiques qui en établissent l'autorité. La correction du texte , le principal mérite d'une œuvre typographique, est un titre que le monde savant reconnaît aux publications de MM. Didot.
Sans pouvoir être assimilés aux principaux ouvrages dont nous venons de parler, d'autres livres, dont l'impression est extrêmement soignée et peut passer pour luxueuse,
figuraient dans la vitrine de quelques imprimeurs parisiens, notamment dans celles de M. Gratiot, de MM. Bonaventure et pucessois. Les successeurs de M. Lacrampe, MM. Bénard et Cie, avaient un album de gravures sur bois que les connaisseurs ont admiré. Deux typographes de Lyon, MM. L. Perrin et A. Vingtrinier, doivent être nommés, le premier pour la publication intitulée Inscriptions antiques de Lyon, le deuxième pour la Monographie de la table de Claude. On se sentait retenu par une sorte de charme indéfinissable devant l'étalage de M. Silbermann, de Strasbourg. Déjà nous avons eu l'occasion de dire un mot de ses ingénieuses applications en parlant des impressions en couleur; ce n'est point assez; il fout considérer ses travaux dans leurs détails pour pouvoir apprécier les difficultés vaincues. L'aucienne bannière dp Strasbourg, d'après un tableaq du xme qu,du xiye siècle, par exemple, a été imprimée en trente-six couleurs. C'est là un chef-d'œuvr.e. 1,-es copies d'anciens vitraux ne sont pas moins remarquables. Des impressions en couleurs, comme celles de M. Silbermann, comme celles qui nous ont frappé dans le trophée érigé par M. Pion, appartiennent, sans contredit, à la catégorie des ouvrages de luxe. Il serait injuste c|e passer sous silence l'action qu'ont exercée certains libraires-éditeurs sur l'imprimerie contemporaine. Quand le libraire n'est qu'un simple marchand de livres, il n'a pas droit de prendre place dans, une exposition de l'Industrie; mais l'éditeur,l'éditeurintelligent et homme de goût, peut réclamer sa part dans le mérite d'une œuvre typographique. Le rôle qu'il remplit présente quelque analogie avec celui d'un architecte pour la construction d'un édifice. Sauf dans quelques imprimeries faciles à compter, il ne suffit pas d'envoyer un manuscrit à un prote pour avoir ensuite un livre bien fait.
Les exigences du libraire, ses conseils, ses vues, ses plans se retrouvent à chaque page, et ils s'y retrouvent à des degrés divers, suivait la nature de la publication, mais presque toujours assez; réellement pour lui donner le droit d'exposer aussi un ouvrage sous son propre nom, Dans le cercle des livres de luxe dont nous parlons en ce moment, qui pourrait contester l'influence de certaines maisons de librairie sur l'exécution de divers ouvrages justement renommés? Parmi les exposants de 1855, il est quelques éditeurs dont tout le monde connaît les titres. Nous citons MM. Fume, Perron tin, Jules Renouard, Curmer, etc. M. Curmer, dont la vitrine était distinguée par l'éclat de reliures élégantes, enrichies de pierreries, d'or, d'argent, d'ivoire, d'ornements sculptés, a, pour ainsi dire, ouvert la route aux publications somptueusement illustrées. H y a environ vingt ans, l'Histoire de V Ancien et du Nouveau Testament, le beau livre de Paul et Virginie inauguraient, en quelque sorte, l'application de la gravure sur bois à la typographie. A l'époque où ces ouvrages ont paru, l'imprimerie était loin de posséder les éléments dont elle dispose aujourd'hui. Il fallait approprier à de nouvelles destinations une partie du matériel, créer quelques instruments; il fallait diriger tout un personnel encore inexpérimenté ; il fallait enfin échauffer la veine des artistes, Voulez-vous juger exactement de l'état de la gravure sur bois au moment où nous nous reportons, vous n'avez qu'^ feuilleter les premiers volumes du Magasin pitto* resque. Vous y reconnaîtrez un art dans l'enfance, un art appelé à gravir, mais qui ne semble pas posséder alors le sentiment de ses prochaines et brillantes destiné^. Editeurs et imprimeurs ont coopéré aux succès obtenus.. L,es noms de MM« Everat, Lacrampe, Gur-
mer, etc., restent unis sur le théâtre de ces premiers triomphes. On pouvait se convaincre à l'Exposition que la voie tracée avait été habilement exploitée et grandement élargie. Non-seulement les écrits littéraires, mais encore les livres de prières, les heures, les paroissiens se sont ressentis du mouvement, et ont été réimprimés avec soin et illustrés parfois avec le plus grand luxe. Quelques-uns de ces derniers ouvrages se sont vendus à des prix trèshauts, et pourtant faciles à justifier par les frais énormes dé publications aussi magnifiques. Ainsi, le Chemin du salut, collection de prières, antiennes, cantiques et hymnes, encadrés dans des bordures en cinq couleurs rehaussées d'or, est coté 200 fr., sans parler de la reliure variant de 30 à 1,000 fr. Beaucoup d'autres livres de dévotion, de formes diverses et élégantes, mais moins somptueuses, sont descendus aujourd'hui à des prix très-modérés. Une certaine élégance est devenue accessible à toutes les bourses. Sans doute la ferveur religieuse n'a pas besoin de ces raffinements, mais elle n'exclut pas le bon goût dans les formes, et quelquefois même elle peut être favorisée par ce bon goût dont la douce harmonie semble répondre au recueillement de l'âme.
Le dernier terme du bon marché, en fait de livres de prières comme en fait d'ouvrages destinés à être donnés en prix dans les établissements d'instruction, a été atteint par la maison Marne, à laquelle on doit le grand ouvrage sur la Touraine. Ainsi, cette vaste imprimerie, qui réunit toutes les opérations constituant la fabrication d'un livre, s'est doublement distinguée, et par une publication de grand prix, et par des publications dont le bon marché a quelque chose de fabuleux. Croiriez -vous qu'elle fournit à la librairie des paroissiens, très-proprement reliés, à 35 centimes? elle en vend, il est vrai, 150,000
par an. La maison Marne a la clientèle des Frères de la Doctrine chrétienne, qui ont déjà rendu et qui rendent chaque jour tant de services à l'instruction du peuple. Cette institution, renfermant dans son sein des hommes d'un esprit fort distingué, prend soin de composer ellemême les livres suivis dans ses écoles. H y en a qui sont tirés à cent mille exemplaires, V Arithmétique , par exemple. La maison Marne imprime 15,000 rames de papier par an pour les Frères de la Doctrine chrétienne, et elle les leur expédie en feuilles, qu'ils font eux-mêmes brocher. Les Frères s'appliquent, par tous les moyens possibles , à réaliser la publication à bon marché, afin de pouvoir vendre à bas prix les ouvrages nécessaires à l'éducation des enfants. M. Marne peut se flatter à bon droit d'avoir fait baisser le prix des livres dans les différentes spécialités qu'il exploite. Les bénéfices ont été ramenés au taux le plus modique ; mais ils se multiplient par une circulation sans égale. Tout en vendant ses ouvrages à beaucoup meilleur marché qu'ils n'étaient vendus jadis, M. Marne a considérablement amélioré les conditions de la fabrication. Son exemple a réagi sur les imprimeries de province vouées à des genres analogues. Si à Limoges notamment, où se traitent de grandes affaires en matière de librairie courante, si à Lyon, à Lille, etc., l'impression des livres est aujourd'hui bien plus satisfaisante qu'autrefois, il est juste d'attribuer en grande partie ce résultat à l'influence des perfectionnements réalisés à Tours.