VII
{^) Boeckh Staatsh. II n. 201.
(') Ekkles. 310 vuvi Se xptwpo/ov ^TrjTouai Xa^o^îv ô'-uav TrpâTxoxTi ti xotvov wo-Trep 7rTjXo's0opo0vTE(;.
misanthrope cultiver la terre pour un salaire de 4 oboles et dans le Coq ('), la journée d'un cordonnier semble être de 7 oboles; mais à quelle époque s'appliquent ces témoignages ? Il me paraîtrait bien hardi de les appliquer à une autre époque qu'à celle de Lucien et alors ils sont sans utilité pour notre étude.
La même observation doit être faite au sujet du texte d'Athénée (-), et en outre, le cas est tout-à-fait exceptionnel : c'est celui des deux philosophes Ménédème et Asclépiade qui, pour se livrer à loisir durant le jour à leurs spéculations philosophiques, se louent pendant la nuit à un meunier. Ils reçoivent deux drachmes par nuit; mais les autres meuniers qui n'emploient pas de philosophes pendant la nuit sont peut-être moins généreux.
Les inscriptions nous fournissent des données plus précises. Elles portent l'indication de salaires en nature et de salaires en argent, à la tâche et à la journée. Les renseignements les plus nombreux concernent les deux dernières catégories.
Très souvent le salaire est indiqué en un chiffre global pour un travail déterminé ; par exemple, dans les comptes de Délos (279) : à Théodémos qui a scié une pièce de bois, 5 oboles ; ou bien au peintre Deinomenes, 5 drachmes. Les travaux sont trop variés ou trop mal déterminés pour qu'il soit possible de tirer un parti quelconque de ces sortes d'annotations. L'inscription de l'Erechtheion tient compte de cette distinction; tout un chapitre des dépenses est intitulé : jjL',<T9w[/aTa xal xa8TijU.£p{(7',a. Le premier mot indique la rétribution accordée aux ouvriers, en suite d'une convention qui a
(1) 22 : àXXà xp-nirlôa auVTsXsaa*; luxa 0^0X00^ {JL'.aOov e^tov