‹ L'industrie de la bonneterieChapitre 11 sur 82 · I. Fabrication mécanique · texte numérisé non relu

I. Fabrication mécanique

La fabrication mécanique de bonneterie, nous l'avons déjà remarqué^ est encore relativement peu développée dans le pays.

I^ recensement industriel de 1896, a constaté l'existence dans l'ensemble du pays de 12 entreprises mécaniques seulement, occupant 418 personnes et disposant de 42 1/2 chevaux-vapeur.

Dans le Hainaut seul il en existe 6, avec 318 personnes et 28 chevaux-vapeur (Leuze : 4, Quevaucamps : 1, Péruwelz : 1}. On en a recensé deux de moyenne importance dans la Flandre orientale (Somerghem et Wetteren) avec 50 personnes et 8 chevaux-vapeur et 2 à Bruxelles, avec 44 personnes et 6 chevaux-vapeur. Les deux entreprises qui restent sont situées à Verviers et à Noirefontaine (Luxembourg), mais sont peu importantes.

Nous remarquerons que depuis 1896, la situation a dû se modifier assez notablement dans le sens d'un développement de la fabrication mécanique, ainsi que nous avons pu l'observer à plusieurs reprises.

IL Fabricants faisant fabriquer à domicile.

Le recensement de 1896 en signale 255 pour tout le pays. Ils se rencontrent surtout dans la Flandre orientale (100), dans le Hainaut (51), dans la Flandre occidentale (35) et le Brabant (23). C'est pour eux que travaillent à domicile environ 2.650 bonnetiers et bonnetières, répartis principalement

dans la région d'Âlost, à Saint-Nicolas et les environs, à Leuze et Quevaucamps et dans la région intermédiaire, dans la région située entre Roulers, Courtrai et Thielt.

Outre la matière première qu'il confie aux ouvrières, le fabricant leur donne fréquemment en location la machine à tricoter. On en rencontre qui sont propriétaires de leur machine, quelles ont acquise par paiements mensuels, mais le plus souvent elles n en sont que locataires.

Les ouvrières sont, en général, en relations directes avec le fabricant, chez qui elles vont prendre les commandes et reporter Touvrage achevé. Il n'y a qu'exceptionnellement des représentants des fabricants, intermédiaires entre ceux-ci et les ouvrières.

Le recensement de 1896 en a trouvé 15 pour l'ensemble du pays, dont 13 dans la Flandre orientale.

IIL Fabricants faisant travailler dans des ateliers de fabrication à lu main.

Nous avons déjà signalé la faveur dont jouit chez les fabricants cette forme d'organisation du travail.

En 1896, on a recensé, pour tout le pays, 683 ateliers de fabrication à la main, occupant 3,233 personnes. On les rencontre surtout dans la Flandre orientale (233, personnel : 1,812), dans le Hainaut (161, personnel : 939), dans la Flandre occidentale (128, personnel : 155), dans le Brabant (49, personnel : 175).

Ces ateliers sont, avons-nous dit, ou bien sous la direction immédiate d'entrepreneurs qui travaillent pour leur propre compte, ou bien sous la direction de chefs d'ateliers qui travaillent à façon pour un ou plusieurs fabricants ou bien sous la direction de contremaîtres qui représentent un fabricant déterminé et travaillent exclusivement pour lui.

A. — Chefs d'atelier, contremaîtres.

Ce dernier type est particulièrement répandu dans la fabrique d'Âlost et dans celle du Tournaisis.

Les obligations réciproques des fabricants et des contremaîtres, chefs d'atelier, sont parfois établies par des conventions écrites.

Nous reproduisons ci-dessous en traduction le texte d un de ces accords conclus entre une firme importante des Flandres et les chefs d ateliers qu'elle emploie. Cette maison dispose de plus de 500 machines à tricoter, qu'elle donne en location à des ouvrières à domicile ou à des ateliers de fabrication, qui s'obligent, en retour, à lui réserver tout leur travail.

Entre la maison X. . . , ayant son siège à Y. . . , et représentée par M. Z. . . , d'une part, Et M. X. . . , à Z. , . , d'autre part^ Il a été convenu ce qui suit :

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