‹ L'industrie de la bonneterieChapitre 44 sur 82 · I. Origine de l'industrie · texte numérisé non relu

I. Origine de l'industrie

PHASES successives DE SON DÉVELOPPEMENT.

Les rapports du jury de rexposition de 1847 ne nous donnent que peu de détails sur l'industrie cordonnière belge.

« C'est, disent-ils, un fait peu connu et qu'attestent des documents officiels que, avant 1750, l'industrie étrangère fournissait à la Belgique une partie considérable de souliers et bottes nécessaires à sa consommation.

» L'importation s'en était successivement accrue à tel point que, en 17S2, le gouvernement des Pays-Bas se vit obligé d'y mettre des entraves par un droit prohibitif. Cette disposition eut tout le succès qu'on s'en était promis : Tart de la cordonnerie se perfectionna d'une manière sensible et vingt ans après lés cordonniers belges avaient fait assez de progrès pour pouvoir exporterjusqu'à 8,000 paires de souliers annuellement.»

Jusqu'au XVIIP siècle nous n avons non plus aucune donnée sur la cordonnerie à Hervé. Les documents anciens qui nous renseignent sur les drapiers, les cloutiers et les diverses transformations agricoles du pays, ne font aucune mention de cordonniers. La ville ne possédait pas de corporations de métier, ce qui fait que les industries en sont peu connues par le détail (1).

Les auteurs qui, à la fin du XVIIP siècle, passent en revue les richesses commerciales et industrielles du ban ou de la ville de Hervé, n ont gardé aucun souvenir de l'industrie du cuir. Ërnst, qui plus tard traite en détail des industries du duché de Limbourg, ne réserve non plus aucune place à la cordonnerie.

La liste des habitants de la ville, par profession, qui fut dresséeen 1780,relève 26 cordonniers, encore faut-il y ajouter les artisans compris dans la catégorie des locataires, qui est la plus nombreuse.

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