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B..ANCHIMENT DES COTONS FILÉS

un baquet sous l’orifice ouvert du tube de graduation et on fait fonctionner la pompe.

Le baquet étant à peu près rempli par l’eau qui coule de l’orifice du tube de graduation, on y met une portion du chlorure à employer, et un ouvrier, à l’aide d’un cassin ^ verse le contenu du baquet sur le dessus de la cuve et l’hypochlorite ainsi dilué entre dans la circulation.

On ajoute ainsi tout le chlorure par portions successives, on met le tampon destiné à obtenir le tube de graduation et on laisse marcher la cuve pendant six à douze heures. Au bout de ce temps on lave à grande eau dans la cuve même et sans sortir le coton on procède à l’acidulage de la même façon. Il ne reste plus alors qu’à efi’ectuer le lavage et l’azurage par les moyens ordinaires.

Gomme il devient facile dans cette méthode de traitement, en plaçant deux cuves l’une à côté de l’autre, de faire reservir le bain plusieurs fois, on arrive à faire le blanchiment à un prix excessivement bas.

1. Traitement a la barque. — Dans les petites teintureries, où le matériel fait défaut, toutes les opérations du blanchiment se font dans les mêmes barques que celles qu’on emploie pour la teinture des écheveaux.

Les cotons sont mis par paquets dans une barque de teinture et des bâtons arc-boutés aux parois les maintiennent sous l’eau, on porte le bain à l’ébullition après y avoir ajouté le carbonate de soude nécessaire et on laisse bouillir de six à douze heures.

1 Chaudron en cuivre muni d’un manche en bois.

BLANCHIMENT DU COTON

Il vaudrait mieux cependant au lieu de laisser le coton en paquet, le disposer sur les bâtons et procéder comme pour la teinture. On rince ensuite dans la barque même et on y fait le chlorage1, l’acidulage et l’azurage, qui terminent le blanchiment.

2. Traitement a la cuve. — Lorsqu’il faut blanchir de grandes quantités de coton filé, le débouillage s’opère dans des cuves en bois de même construction que celles dont nous avons donné la description pour le traitement du coton brut ; cependant on les revêt souvent de cuivre intérieurement afin d’éviter que les fils se raccrochent après les douves formant les parois et qui, au bout d’un certain temps, attaquées qu’elles sont par les lessives caustiques, deviennent fort rugueuses.

On doit toujours avoir soin dans le chargement des cuves de disposer bien régulièrement les mateaux 2 par lits suc ccssifs en plaçant les ficelles à la partie supérieure afin de pouvoir facilement les décuver à la lin de l’opération.

Les cuves qu’on emploie pour passer ensuite au chlore et à l’acide sont les mêmes que celles dont nous avons indiqué l’emploi pour le traitement des cotons bruts.

L’azurage se fait toujours dans une barque de teinture.

Cuve à haute pression (fig. 1). Ces cuves, appelées quelquefois terrain, permettent d’abréger considérablement le temps de débouillage pour lequel la durée de l'opération se trouve réduite de douze à cinq heures.

1 Ou emploie quelquefois pour le chlorage des barques en briques revêtues de ciment qui offrent l'avantage de résister beaucoup mieux que les barques en bois.

2 Eeheveaux de coton reliés ensemble par une ficelle.

Elles se composent d’un cylindre vertical en tôle terminé à ses deux extrémités par des calottes sphériques.

Cet appareil est muni d'un faux fond, un trou d’homme disposé à la partie supérieure permet l’introduction des marchandises à traiter.

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Fig. 1. — Cuve à débouillir à haute pression.

Une tuyauterie placée extérieurement relie la partie supérieure à la partie inférieure de l'appareil et sur cette conduite se trouve une pompe centrifuge, ou un injecteur, permettant do prendre le liquide au fond de la cuve et de

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le déverser à la partie supérieure dans une petite turbine

qui le répartit uniformément.

Une arrivée de vapeur débouchant dans le circuit sert au chauffage lorsqu'on emploie une pompe centrifuge pour déterminer la circulation du tissu. Une soupape de sûreté limite la pression qui ne dépasse généralement pas 5 kilogrammes.

1. Opérations préparatoires. — Dès l’arrivée des tissus dans la teinturerie et avant de les emmagasiner (magasin aux ccrus), on vérifie le nombre des pièces reçues, les qualités, les marques et numéros, constitués généralement par les initiales du fabricant, le numéro de la série et le numéro de la pièce. Les pièces sont ensuite placées dans des empilages où elles attendent plus ou moins longtemps l’arrivée de la note d’ordre de mise en teinture (ordre de disposition) pour être mises en traitement.

On procède tout d’abord au métrage, à la visite, et au marquage des pièces.

Le métrage se fait soit en pliant la pièce en plis de longueur constante et connue dont on détermine le nombre, soit en faisant passer le tissu entre deux rouleaux dont l’un mis en relation avec un compteur indique directement le métrage (nombre de tours et fraction de tour multiplié par la circonférence du rouleau commandant le compteur).

On visite ensuite la pièce afin de reconnaître les défauts qui ne doivent pas être imputés au teinturier ; pour cela un ouvrier fait passer la pièce sur un rouleau placé à

deux mètres du sol et la tire devant lui en regardant par transparence. Les défauts sont signalés sur une note et indiqués sur la pièce en fixant une ficelle à la lisière à l’endroit du défaut (quinte).

Gomme beaucoup de pièces sont pliées en deux suivant leur longueur avant de passer sur ce rouleau servant de guide, elles sont ouvertes par un Y en fer rond fixé de- ‘vant le rouleau.

Les marques de la pièce sont ensuite imprimées à l'encre grasse1, on reproduit les marques du fabricant en y ajoutant un numéro d’ordre donné par le teinturier et les signes nécessaires pour déterminer la série de teinture et d’apprêt.

Pour les pièces destinées à la teinture en noir, ces marques sont faufilées (brodage) afin de rester apparentes après teinture.

1. Grillage. — Les fils de coton, quelque perfectionné que soit le travail de la filature, no sont jamais complètement exempts de duvet. Les tissus confectionnés avec ces fils ont donc toujours un aspect plus ou moins pelucheux que le grillage doit faire disparaître. On l’effectuait autrefois, et aujourd'hui encore pour des articles spéciaux, en faisant passer le tissu G entraîné par des rouleaux d’appel R sur une plaque demi-cylindrique en fonte ou en cuivre chauffée par un foyer P situé au-dessous. La surface de cette plaque devait être parfaitement polie et le tissu, pendant son passage y était appliqué par des rouleaux tendeurs.

1 Dissolution de goudron dans l’essence de térébenthine ou mélange de caoutchouc, de benzine et de noir de fumée.

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L’appareil était surmonté d’une hotte H enlevant h s fumées produites dans cette opération. Plus tard pour obtenir un grillage plus parfait, on ht passer le tissu sur deux plaques placées l’une à côté de l’autre (hg. 2). Heullard remplace la plaque par un cylindre placé audessus du foyer et dans lequel circulait de la vapeur surchauffée.

L’apprêt à la plaque donne aux tissus un aspect brillant, qui ne convient pas à tous les tissus ; de plus il est difficile de maintenir une température uniforme pourtoutes les parties de la plaque et pendant toute la durée d’une opération.

Malgré les perfectionnements qu’on a apportés à ces appareils, iis sont aujourd’hui abandonnés d’une façon presque absolue et ont été remplacés par les machines à griller au gaz.

Les premières tentatives dans cette voie datent du commencement du siècle : un Anglais, Samuel Halls, construisit une machine dans laquelle la flamme était produite

par la combustion de l'hydrogène. On dut abandonner cette machine, malgré l’économie qu’elle réalisait, car le grillage insuffisant à la surface attaquait surtout l’intérieur du tissu que la flamme traversait en altérant la solidité et le dégarnissait outre mesure.

En 1826, Dccroizillcs chercha à utiliser la flamme de l’alcool amené dans une auge disposée au-dessous du tissu, mais ce système trop coûteux ne put entrer dans la pratique.

Lors de l’apparition du gaz d’élairage, diverses machines furent construites pour cet objet, notamment celles de Cook en Angleterre et de Tulpin à Rouen. On avait à peu près conservé le principe de la machine de Hall, le gaz y était cependant mélangé d’air et les brûleurs étaient constitués par des tubes percés de trous ; au-dessus des flammes se trouvaient de petites hottes en communication avec un ventilateur, aspirant, évacuant les fumées au dehors, mais les flammes ne traversaient pas le tissu.

La machine de Tulpin rendit de grands services à l’impression, en permettant les impressions fines, car elle donnait un travail bien supérieur aux tordeuses employées jusqu’alors.

Enfin, après bien des perfectionnements, la machine à griller au gaz semble être arrivée à son complet développement et nous décrivons l’une de celles qui donnent les meilleurs résultats et qui est construite par MM. Pierron et Dehaitre (fig. 3).

La machine est commandée par un mouvement progressif permettant de donner aux tissus et suivant leur nature une vitesse plus ou moins grande. La surveillance et le réglage se font à l’avant, la manœuvre des pièces

Fig. 3. — Machine à griller au gaz, à une rampe.

étant faite à l’arrière ; on les réunit les unes aux autres par une couture faite (l’une aiguille de cuivre ayant

comme longueur la iargeur du tissu. Les pièces montent sur un rouleau, placé au-dessus de l’ouvrier, puis dans un

Tassart, Teinture. 2

Machine à griler au gaz, à deux rampe

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embarrage et descendent pour passer sous un rouleau disposé à l’avant de la machine, ce qui permet à l’ouvrier de les guider sur la flamme. Elles passent successivement devant deux rampes à gaz et arrivent entre deux rouleaux d’appel dont l’un, celui du dessous, est commandé par courroie ; elles marchent ensuite horizontalement passent sur un rouleau et entre une règle détachant les particules huilées et arrivent enfin à un mouvement de plieuse qui les dépose sur le sol.

Le gaz arrive à la pression de la ville 15 à 20 millimètres d’eau. L’air, comprimé par une pompe placée latéralement, est refoulé dans un réservoir muni d’une soupape de sûreté réglant la pression.

Les rampes figurées sur le dessin que nous donnons sont du système Decat-Leleux, elles sont formées de deux flasques en fonte rabotées et assemblées, formant un réservoir unique dans lequel arrivent l’air et le gaz, elles sont portées par des tourillons permettant d’écarter les flammes du tissu lors de l’arrêt de la machine.

La flamme sort par une fente, régnant sur toute la largeur de la rampe, dont on règle la largeur par des registres placés à chaque extrémité et commandés par pignons et crémaillères.

L’air et le gaz arrivent par l’un des tourillons, l’air comprimé au centre entraîne le gaz, le tout fonctionnant à la façon d’un injecteur. Les conduits d’amenée, de gaz doivent être de 50 millimètres au moins.

Les rouleaux portant le tissu devant les flammes, ou les règles triangulaires par lesquelles on les remplace souvent aujourd’hui, sont parcourus par un courant d’eau froide.

La vitesse du tissu est d’environ 50 mètres par minute et la consommation de gaz de 2500 litres à l’heure en

movenne.

Les tissus de coton sont souvent garnis de fils saillants et de petits boutons qui s’enflamment sur les rampes, se consument lentement, et peuvent, si l’on ne vient à les éteindre, former des trous dans les pièces et provoquer des incendies.

Afin d’éteindre ces flammèches, on fait passer le tissu, après qu’il a subi l’action des rampes, sous des rouleaux presseurs qui en provoquent l’extinction, et pour plus de sécurité le tissu est mouillé, à son passage entre les rouleaux d’appel, par l’eau que le tambour principal puise dans une cuve à niveau constant dans laquelle plonge sa partie inférieure.

On peut également faire passer le tissu dans une boîte à vapeur ou l’immerger dans l’eau à la suite de la machine à griller, en le faisant passer dans un clapot.

Si les pièces restées longtemps en magasins avant de subir le grillage ont pris de l’humidité, l’opération est défectueuse, aussi fait-on souvent passer les tissus sur un tambour sécheur disposé en avant des rampes à gaz.

On pourrait s’étonner de ne pas voir le tissu s’enflammer sous l’action brutale des rampes, mais le tissu tout en passant dans la flamme, ne se trouve pas porté à une température bien élevée et il résulte d’expériences faites à Mulhouse, qu’on ne dépasse guère 100°, surtout si l’on refroidit les supports.

2. Tirage à 'poil. — Le tirage à poil, lainage ou drapage est l’opération inverse du grillage : elle doit tirer au dehors du tissu une partie des fibres qui en constituent

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les fils, lui donnant ainsi un aspect et un toucher particuliers dont on trouve le type dans le molleton.

Ce traitement était fait autrefois à la main, la pièce étant suspendue à une poutre, l’ouvrier en brossait avec des chardons l’une des faces ou les deux, suivant les cas.

On a depuis construit des machines réalisant cette opération d’une façon plus régulière et moins onéreuse.

Le tissu passe devant des cylindres animés d’un mouvement de rotation et recouverts de chardons ou de rubans de cardes. En faisant varier la vitesse des cylindres et la pression de la pièce, on arrive à obtenir les résultats qu’on désire.

Cette disposition qu'on retrouve dans les "premières machines à draper, a été heureusement modifiée par MM. Grosselin de Sedan, afin de permettre de varier à l'infini l’intensité et l’aspect du garnissage.

Le tambour de leur machine est constitué par plusieurs petits cylindres, garnis de chardons métalliques, pouvant tourner autour de leurs axes qui sont supportés à leurs deux extrémités par deux tourteaux en fonte.

Si l’on fait passer le tissu devant ce tambour animé d’un mouvement de rotation, les cylindres viennent successivement en contact avec sa surface et détournent en le touchant, si la vitesse de ces cylindres est supérieure à celle du tissu ; on obtient aussi une action très faible, qu’on peut même diminuer encore en faisant tourner les cylindres autour de leur axe de façon à diminuer la vitesse relative de leur surface par rapport au tissu. Si l'on s’oppose plus ou moins complètement au mouvement de rotation des petits cylindres, l’action sera plus ou moins accentuée, si on les immobile par rapport à leurs axes ;

l'effet produit est le même que pour uu cylindre unique garni de la même façon et animé de la même vitesse de rotation que les tourteaux.

Signalons enfin les machines à lainer en travers. — Dans ces machines les cardes sont planes et animées, à l’aide de bielles articulées, d’un mouvement de va-et-vient de vitesse variable, perpendiculaire à la direction du mouvement du tissu qui se déplace au-dessous d’elles.

Après ces opérations préparatoires les pièces sont, suivant les cas, dirigées vers les ateliers de teinture ou vers ceux du blanchiment.

2. Blanchiment des tissus. — Les substances étrangères à éliminer dans le blanchiment des tissus sont :

( Colle forte ou gélatine,

Les encollages. . { . . .

( Amidon, albumine, sucre, gluten,

Poussières, boues,

Matières grasses,

Savons métalliques (cuivre),

Matières colorantes contenues dans la fibre,

Matières résineuses.

La perte de poids que subissent les tissus 1 soumis au blanchiment est d’environ 28 pour 103 se décomposant de la façon suivante :

Au premier rinçage . 2 pour 100

Au lessivage . 5 —

Au chlorage, à lacidulage et au dernier rinçage. 21 —

1 Les cotons filés perdent environ 20 pour 100 de leur poids au blanchiment.

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Les traitements successifs auxquels sont soumis les tissus de coton dans le blanchiment sont :

Le dédommage devant enlever les encollages, les poussières, les boues, tout en humectant le tissu pour le préparer à absorber uniformément les agents chimiques avec lesquels en le mettra ultérieurement en présence.

Le lessivage dont le principal objet est de saponifier les matières grasses se fait ici à l’aide de la chaux au lieu des carbonates alcalins qu’on emploie pour le coton filé et le coton brut. On obtient ainsi non seulement une économie, mais encore un blanchiment plus parfait, l’action de la chaux étant plus énergique. 11 faut toutefois se rappeler que la chaux en présence de l’air et surtout à chaud provoque une destruction rapide des tissus.

Le lessivage se trouve toutefois compliqué d’un traitement à l'acide et d’un second lessivage destinés à détruire le savon calcaire et à en faire disparaître les deux éléments en les rendant solubles à l’état de sel soluble de chaux et savon alcalin. Le second lessivage se faisant à l’aide des carbonates alcalins ou même des alcalis.

Le chlorage qui doit faire disparaître la coloration des fibres et qu’on termine par un acidulage suivi d’un rinçage qui termine le traitement.

Dègommage. — Le dégommage, dont le but est de faire disparaître les encollages, s’effectue dans une cuve à deux compartiments munis de rouleaux, placés alternativement vers le haut et vers le bas, forçant la pièce à circuler en zigzag.

L’eau du premier compartiment peut être chauffée par

un barbotteur de vapeur, le second compartiment est plein d’eau froide pour rincer et refroidir le tissu.

A l’entrée se trouve un embarrage pour donner la tension nécessaire, puis une règle élargisseuse pour tendre le tissu au large.

Entre les deux compartiments le tissu rencontre deux rouleaux presseurs qui éliminent en grande partie le bain dont le tissu est imprégné ; le même dispositif placé à la sortie de la machine enlève à la pièce une grande partie de l’eau qu’elle contient, ce qui permet de la manier plus facilement.

Un mouvement de plieuse ou un bonhomme à deux hanches (rectangle animé d’un mouvement de rotation autour de sa plus grande médiane) dépose la pièce sur le sol en plis réguliers.

On met souvent dans la première cuve de l’orge germé dont la diastase transforme la fécule insoluble aux produits solubles (dextrine et maltose).

Après ce traitement les tissus passent dans un foulard dit foulard de 'préparation qui complète l’action de la cuve à dégommer; le tissu enroulé est ensuite dirigé vers le lessivage ou vers la teinturerie (beaucoup de blanchisseurs suppriment ce dernier traitement)

Passage à la chaux. — Le tissu passe dans une cuve où il s’imprègne de lait de chaux dont l’excès est exprimé par des rouleaux presseurs ; on chaulfe quelquefois le bain vers 60°, mais il faut alors placer la cuve à chauler à une distance suffisante des cuves à lessiver pour permettre au tissu de se refroidir.

La quantité de chaux employée est d’environ 5 pour 100.

Premier lessivage. — Les appareils employées sont

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à basse ou à haute pression et offrent les mêmes dispositions que celles que nous avons indiquées lorsque nous avons indiqué le traitement du coton brut et du coton filé.

Il faut que ce tissu soit disposé dans las cuves bien régulièrement, afin d’éviter les passages directs ; on doit aussi éviter l’accès de l’air et les pièces en traitement doivent toujours être immergées complètement.

Dans les cuves à basse pression, la durée du traitement est de quatorze à dix-huit heures.

Dans les cuves à haute pression, le lessivage dure de huit à douze heures.

Les tissus sont rincés dans la cuve même afin d’éviter qu’ils ne viennent à chaud au contact de l’air, car la chaux qu’ils contiennent encore les altérerait alors rapidement.

Lavage. — Les tissus, en sortant de la cuve à lessiver, sont lavés à fond, au clapot pour les tissus forts et au dashweel pour les tissus légers.

On peut aussi employer une série de squeezers placés à la suite les uns des autres et que traverse le tissu à rincer. Entre deux de ces appareils, il passe sous une pomme d’arrosoir.

Passage en acide. — La saponification des corps gras par la chaux, pendant le lessivage, a donné naissance à des sels organiques calcaires, insolubles dans l’eau (stéarate, oléate de chaux), et que les rinçages ne peuvent éliminer complètement. On les décompose par l’acide chlorhydrique, donnant du chlorure de calcium, facilement soluble à l’eau et l’acide gras mis en liberté est anlevé par un second lessivage au sel de soude, don-

nant des sels alcalins solubles dont on terminera l’élimination par un lavage l.

La glycérine qui est le second terme de la réaction de la chaux sur les corps gras a été éliminée par les rinçages effectués après le premier lessivage.

On imprègne donc le tissu d’une solution chlorhydrique d’une concentration de 1/2 à 1° B., en faisant passer les pièces dans un clapot dont la cuve est en bois doublée de plomb ou en pierrre de Wolvic.

D’autres fois on se contente d’immerger dans de grandes cuves en pierres inattaquables contenant le bain acide. Dans l’un et l’autre cas, il faut avoir soin de maintenir constant le degré de la solution acide qui va en s’affaiblissant à mesure que l’attaque du sel calcaire progresse.

Second lessivage. — On emploie pour ce second lessivage les mêmes appareils que pour le premier traitement de ce genre que le tissu a déjà subi.

La solution de sel de soude doit marquer 1° B. et on laisse bouillir pendant douze heures.

On ajoute souvent à ce bain une certaine quantité de savon de colophane qui a la propriété d’éliminer certaines impuretés 2, fonctionnant comme mordant à l’égard d’un

1 Ces différentes réactions peuvent s’exprimer de la façon suivante :

2 C3 H 5 (O C18 H35 O)3 4- 3Ca(0 H)2 = 2C3 H5 (O H)3

Tristéarine Chaux Glycérine

-1- 3[(C18H33 0)2 02Ca]

Stéarate de calcium insoluble

(C18H35 0)2 0 2Ca 4- 2 H Cl = CaOl 4- 2C18H3oOO fl

Stéarate de calcium Acide stéarique

C18H3302H 4- NaOH = C18 II33 O O Na 4- H2 O

Acide stéarique Soude Savon de soude

2 Ces substances, solubles dans le savon de colophane, sont également solubles à l’alcool. j

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grand nombre de matières colorantes, ce qui, dans l’impression, peut occasionner de nombreux accidents.

Le savon de colophane est préparé en faisant dissoudre 1 kilogramme de colophane dans une lessive contenant 1 kilogramme de sel de soude.

Lorsque la lessive contient du savon de colophane, il faut avoir soin, à la suite du lessivage de rincer à l’eau chaude avant de traiter à l’eau froide, sans quoi on précipiterait une partie de la résine sur le tissu et le défaut qu’on se proposait de faire disparaître serait encore aggravé.

Pour les articles qui ne sont pas destinés à l’impression, le traitement au savon de colophane est inutile.

Chlorage. — On fait passer le tissu dans un clapot à chlorure contenant une solution d’hypochlorite de chaux à 1/2° B., on empile ensuite les pièces dans des cuves en maçonnerie où on les laisse pendant douze heures.

Dans d’autres usines, on effectue le chlorage à l’aide de cuves à circulation analogue à celle dont nous avons parlé à propos du coton brut. Le tissu est ensuite lavé énergiquement au clapot.

Acidulage, rinçage, azurage. — Le blanchiment est enfin terminé par un passage au clapot en bain acide à 1/2° B., puis 'par un rinçage , et on les envoie ensuite au séchoir, qui généralement est un séchoir à air libre ou à très basse température.

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