DEUXIÈME PARTIE
MORDANÇAGE
Si la plupart des matières colorantes peuvent se fixer directement sur la laine et sur la soie, le coton, et comme lui les filés d’origine végétale, ne peuvent, le plus souvent, fixer les matières colorantes que d’une façon éphémère.
Afin de rendre plus stable l’union de la matière colorante avec la fibre a teindre, on fait usage de mordants .
Les corps qu on désigne ainsi sont en général des combinaisons métalliques qui, incorporées cà la fibre lui communiquent la propriété qu’ils possèdent de former, avec les substances tinctoriales, des laques insolubles dans la généralité des réactifs usuels.
Il va sans dire que chaque matière colorante se comporte de façon différente avec chaque mordant et qu’il faut choisir judicieusement le mordant à employer, suivant la nature de la substance tinctoriale et l’effet qu'on veut obtenir.
Tassart, Teinture.
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Les nuances qu’on produit dépendent, en effet, à la fois de la matière colorante et du mordant employé.
Les bases métalliques qu’on rencontre le plus souvent emoloyées comme mordants à l’état de sel sont : l’alumine, l'oxyde de fer, l’oxyde d’étain, l’oxyde de cuivre et l’oxyde de plomb. D’autres mordants sont aussi employés, mais leur usage est des plus restreints, aussi n’en indiquerons -nous l’usage qu’en parlant des matières colorantes dont ils sont les auxiliaires.
Pour fixer ces bases métalliques, on se sert souvent de matières tannantes de differentes natures, mais comme les combinaisons auxquelles elles donnent naissance sont douées, pour la plupart, de coloration propre, nous nous occuperons des tannins en même temps que des substances tinctoriales.