‹ L'industrie du bacon dans la province de Québec [microforme]Chapitre 13 sur 27 · TEMENT · texte numérisé non relu

TEMENT

Dans les vingt-quatre heur:s qui suivent l2 mise bas, on donne à la truie une bouctte de son de blé claire. Ensuite,

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pendant ja première semaine, on peut dennex de la bouette de son et de moulée d'avoine, en quantité modérée d’abord, mais en augmentant la ration graduellement, chaque jour, et en y ajoutant, vers le quatrième jour, un peu de racines ou tubercules cuits, tels que patates, betteraves, navets. Il faut pendant cette première semaine, éviter de donner de la invulée de pois, de fèves ou de blé-à'Inde, Ensuite, on commence à donner d'abondantes rations trois fois par jour. De fait, on doit alors donner à la truie satant qu'elle peut manger, Sans gaspiler, de la mou.ée d'orge, du gru et surtout du son de blé. Il ne faut pas oublier que ce dernier aliment est éminemment producteur de lait. On ajoute, de temps en temps, des racines cuites, du trèfle vert, si c’est la saison, la nourriture étant toujours détrempée avee du lait écrémé ou du petit lait, doux et tiède. Il est reconnu que plus la truie est bien nourrie, moins l’augmentation du poids des petits cochons pendant l’allaitement coûte cher. On a constaté qu’il en coûte beaucoup plus de donner de l'accroissement, après le sevrage, à des cochons qui ont été imparfaitement nourris par leur mère.

Une truie qui nourrit une portée de huit à dix cochons consomme facilement une ration journalière, divisée en trois repas, de sept à huit livres de grain moulu et de son et de dix à douze livres de lait écrémé, ration qu’on modifie en remplaçant une partie de la moulée per des racines, si l’on en a, Nourrie de cette façon, la mère fait prendre un accroissement fort rapide à ses petits. Voici des chiffres qui donnent un aperçu du poids que doivent prenäre les petits cochors bien nourris pendant la période d'allaitement. Une portée de cochons pèse un poids moyen collectif de 23 à 95 1bs à la naissance, de 52 à 55 Ibs après la première semaine, de 85 à 90 Ibs après la seconde et de 150 1bs après la quatrième semaine.

L'on objecte à l’allaitement par la mère pendant 7 à 8 semaines que la bête vient en chaleur généralement au bout de + semaines, et qu’alors il faut lui enlever nécessairement ses cochons. Ceci est facilement évité si l’on nourrit la mère avec du lait écrémé, si on la tient au pacage en été et si on ne lui donne en fait de moulée que de la mou'é* d’avoine et surtout du son qui est la meilleure substance à donner pour faire

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nroduire beaucoup de lait. En hiver, du lait aussi si l’on en a, abondance de racines avec du son, est ce qu’il faut pour éviter le retour prématuré de la chaleur.

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