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LA COOPERATION COMME MOYEN DE DEVELOP- PER L'INDUSTRIE DU BACON

Commençons par les cercles agricoles, à nous procurer les reproducteurs des races voules, Améliorons da cette façon notre stock actuel de cochons. Puis semons du trèfle, de la navette, et arrangeons-nous, dans chaque paroisse, pour pro-

duire a&ez de cochons à bacon pour charger de temps à autre, uu char complet de ces animaux pour les envoyer à Montréal ou à Sherbrooke, L'exemple nous est déjà donné dans quelques parois&s. À l’Ange-Gardien, comté de Rouvill:, grâce à l'esprit d'initiative de M. Elie Bourbeau, notre inspecteur général de syndicats de fromageries, l’on a vendu, l’an dernier pour $17,000 de cochons à bacon sur le marché de Montréal. A St-Valérin, comté de Shefford, grace encore au zèle entreprenant de M. le euré Côté, l’on a expédié pour une douzaine de mille piastres de cochons à bacon et là, un seul culti- Vateur, l'an dernier, avec un stock de 25 cochons, trüies nt 1eproducteurs, estimés à $10.00 chacun, soit à $250.00 les 25, a réalisé $1154.00. Il a dépensé 8500.00 pour l'alimentation de ses pores, et déduction faite des 8250.00 valeur du stock originaire, il a fait un profit net de 8404.00.

Or, comptons un peu et figurons-nous ce que pourraient faire 52 paroisses produisant pour #12,000 dè cochons chacune par année, ce qui est bien possible d'après les deux cxemrles que je viens de citer. Ceci nous donne tout de suite le moyen de soutenir une fabrique coopérative de bacon d'une capacité de 1222 cochons par semaine, Qu’à l'exemple des cultivateurs d’Ontario, les cultivateurs de ces 52 paroisses s'organisent en une société coopérative à actions de $23.00 chacune, avec entente qu'un même cultivateur ne pourra .cndre plus de 10 actions, et voilà la chose mise en train. C'est ce que l’on a fait à Brantford, Ontario, où l’on a une fabrique coopérative au capital de #300,600.

Je vous soumets sérieusement la question, à vous, messieurs, qui êtes les représentants les plus autorisé: de la belle et noble classe agricole de notre province. Saisissez-en l’idée, diseutez là entre vous, envoyez, s'il le faut, une délégation à Ontario, pour s’enquérir du fonctionnement de l'industrie du bacon telle qu’elle y est pratiquée, et puis mettrz-vous à l’œuvre afin que bientôt, nous puissions ajouter aux grands profits que nous donne notre industrie laitière, ceux de «tte industrie du bacon, relativement nouvelle pour nous, et qui sallie si hien, comme je crois vous l'avoir démontré, avec l’industrie de la production du lait.

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