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IV. — LES GISEMENTS AFRICAINS

Les gisements de l'Afrique du Nord ont été estimés au congrès géologique de Stockholm à 125 millions de tonnes certaines, à 75 millions de tonnes probables, au total à 200 millions de tonnes. Ces chiffres sont certainement inférieurs à la réalité. L'occupation du

Maroc, des prospections plus suivies, la mise en valeur de concessions nouvelles, le développement de la circulation terrestre permettront d'être fixés sur la quantité des réserves. Dès maintenant, elles dépassent de 100 p. 100 les chiffres de 1910.

Les gisements se trouvent répartis sur une bande parallèle à la mer. Dans l'Est, elle en est éloignée de quelque 250 kilomètres, au Djerissa, au Slata en Tunisie, à l'Ouenza, au Bou Kadra dans la province de Constantine; elle s'en rapproche à 100 kilomètres au Zaccar, dans la province d'Alger, et devient côtière au Benisaf, dans la province d'Oran, et à Melilla, au Maroc. Nulle part, les difficultés du terrain ne s'opposent à une jonction rapide avec les ports africains.

Comme les minerais pyrénéens, les minerais algériens comportent surtout des hématites et des carbonates très riches (48 à 54 p. 100), généralement purs de tout phosphore, rarement arsenicaux, souvent manganèses (5 à 9 p. 100 à Ear-el-Maden et à Sebadna). Ces qualités les rendent très propres à la fabrication des fontes spéciales et de celles réclamées par les industries de la guerre.

A l'époque où le procédé Bessemer dominait toute la métallurgie, nos établissements du centre n'ont pu vivre qu'en important des minerais algériens. Actuellement, ils préfèrent recevoir des minerais espagnols et pyrénéens ou travailler les fontes nationales. L'Angleterre et l'Allemagne sont les clients des gisements africains.

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