C. L'alimentation de ceux-ci
A. Choix des géniteurs
Il faut tout d’abord distinguer le choix des géniteurs femelles de celui des géniteurs mâles.
Le choix des géniteurs femelles fut de tout temps l’objet de beaucoup plus de sollicitude de la part des éleveurs que le choix des mâles. La fécondité plus grande de certaines vaches les a souvent fait conserver bien que leur conformation soit souvent moins bonne ; les éleveurs
préfèrent encore assez fréquemment certains animaux
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de race moins pure mais d’une aptitude laitière plus marquée. |
La majorité des vaches livrées à la reproduction sont des animaux appartenant à la population bovine de la région, élevées et entretenues dans le cadre des ressources de la ferme.
Il faut cependant faire exception pour les quelques vaches entretenues exclusivement comme laitières. |
La majorité appartient donc suivant les régions à la race charolaise ou Jimousine. Le choix de l’une ou l’autre race est conditionné, comme nous l’avons déjà dit, surtout par la qualité des ressources fourragères de la région et par les conditions générales d'entretien des adultes.
La fécondité est à peu près égale dans ces deux races, les vaches donnant assez régulièrement un veau tous les ans. Elle est peut-être un peu plus marquée pour les Limousines du fait que cette race à tendances méridionales est moins lymphatique que la Charolaise.
La spécialisation de ces deux races se traduit par une égale aptitude à mettre rapidement de la viande et à fournir de gros rendements.
Nous ne parlerons pas de la longévité mais, plutôt, de la durée économique des femelles de ces deux races.
Elle est sensiblement égale, peut-être un peu plus longue pour la Limousine, pouvant aller jusqu’à 16 et même 18 ans qui est, du reste, une limite à ne pas attein-
dre car, à cet âge-là, les vaches se déforment, sont.
ROGUE épuisées et ne donnent plus qu’un médiocre profit : il est alors difficile d’en tirer un parti avantageux pour la boucherie. Le
Les jeunes femelles présentent, souvent assez jeunes, des chaleurs avant d’avoir atteint leur développement complet. Elles sont alors quelquefois livrées à la saillie et il n’est pas rare de rencontrer des génisses qui mettent bas à l’âge de 2 ans ou 2 ans 1/2 . C’est d’ailleurs, en général, une mauvaise opération car la gestation prématurée et ensuite, l’allaitement nuisent considérablement au développement osseux et musculaire de ces animaux. Les produits sont toujours petits mais, bien souvent encore, proportionnellement trop gros pour que l’accouchement ait lieu dans de bonnes conditions.
Les génisses ne devraient pas être livrées à la reproduction avant 3 ans. La vache ne donne son plein rendement que dans la période de son existence comprise entre 5 et 14 ans; ses produits ont alors leur pleine consistance,
L'éleveur de ces régions élève presque toujours ses génisses et remplace ainsi les mères au fur et à mesure qu’elles vieillissent et s’épuisent.
Il est le plus souvent guidé dans son choix par la bonne conformation, la facilité d’entretien et les aptitudes de la mère.
Quelques éleveurs, soucieux d’améliorer leur cheptel, et dans le but d'éviter une consanguinité trop fréquem-
ment répétée, achètent quelquefois des génisses bonnes
à être livrées à la saillie; ils s’approvisionnent, pour la race Hrousihe, aux foires de Saint-Léonard et de Nexon en Haute-Vienne et, pour la race charolaise, à celles de Chateaumeillant et de Culan dans le Cher, ou bien avec des animaux de ces régions amenés aux foires de Boussac.
Il faut citer deux modes assez courants :
a. L'achat de la vache pleine, prête à véler : il est assez exceptionenel.
b. L'achat beaucoup plus fréquent de la vache nouvellement vêlée. À cette époque de sa vie économique elle est, en général, en bon état d’entretien et le devenir de son produit est facile à apprécier. Il s’en suit que l’animal : présente une valeur maxima car le produit lui-même se développe souvent d’une façon rapide et peut être revendu un gros prix au bout de quelques semaines seulement.
Les acheteurs estiment donc, dans ce cas, que le prix de vente du veau engraissé peut atteindre les 2/3 de la valeur globale, mère et produit, et que la vache leur restera pour un prix inférieur à sa valeur nue.
Les principales conditions pour qu’une vache donne de bons produits n’ont rien de bien spécifique et sont purement d'ordre général.
L'animal doit être en bonne santé et en parfait état d'entretien car l'allaitement est pour elle une opération
épuisante.
Elle doit être une bonne mère, nous entendons par là