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Cette industrie régularise en outre la production de la viande qui subit la même crise que le lait en faisant disparaître prématurément chaque année un nombre
considérable de sujets. Contribuant ainsi puissamment |
à l’assainissement du marché intérieur de la viande, elle
favorise la reprise des cours et la loi de l'offre et de la
demande.
L'élevage proprement dit, mené de front avec cette
industrie, permet le remplacement automatique et d’ une façon économique des géniteurs mais ces deux spécula-
tions se complétant doivent être harmonisées ; pour cela
les sujets les meilleurs doivent toujours être judicieusement choisis et conservés pour l'élevage, seul moyen d’améliorer la production générale.
Cependant nous nous élevons contre le principe qui
consiste à vendre les meilleurs animaux parce qu’ils représentent un prix plus élevé et à conserver les moins
bons. Seuls les premiers sont susceptibles d’améliorer
le cheptel et, par conséquent, de donner par la suite des bénéfices plus grands.
Les animaux conservés pour l'élevage doivent toujours
présenter une bonne conformation générale parce qu’ils
doivent constituer à leur tour la base de la production.
Enfin l'entretien des bons animaux coûte toujours moins
que celui des sujets médiocres et leur rendement est
toujours plus élevé.
Avenir de cette industrie. — Comme nous l'avons
CS di dE URSS D RA à
montré cette industrie est déjà prospère dans tout le département mais, limitée par les besoins et lesnécessités, elle n’est HS susceptible d’un gros accroissement numé-
rique. : ST Re
Cet. accroissement pourrait cependant être augmenté
dans une certaine proportion en diminuant la mortalité
des jeunes, en réduisant le nombre des non-valeurs et celui des cas de stérilité ou d’avortement des mères, ce
qui serait bien souvent possible en multipliant les mesures
d'hygiène et de prophylaxie car il s’agit le plus souvent de maladies infectieuses. ; L'accroissement des veaux dé boucherie par les veaux de repoussage nés de femelles étrangères à l’exploitation, n’est pas susceptible d’être augmenté considérablement pour la raison que si une vache peut assez souvent nourrir son veau jusqu’à sa destination pour la boucherie, elle donne toujours une quantité de lait insuffisante pour subvenir à l’entretien convenable d’un autre veau. Dans
bien des cas, le lait de deux vaches est souvent nécessaire
pour engraisser complètement un seul veau.
L’allaitement mercenaire donne, du reste, des résultats moins bons que l’allaitement maternel. L
En résumé, cette industrie ne peut donc s’accroître que dans son propre cadre, en développant la qualité individuelle, c’est-à-dire la valeur des sujets, plutôt qu’en recherchant l'augmentation de leur nombre.
La plupart des industries sont du reste arrivées à satu-
ration et éprouvent bien souvent une réelle difficulté
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à écouler leurs produits. Les produits de la terre, blé, Vin, viande, légumes, laït, souffrent d’une mévente considérable ; les débouchés se font de plus en plus rares et, depuis quelques années le bétail ne se vend à des prix > R rémunérateurs que s’il est de bonne qualité. Il n’y a donc Ka pas intérêt à tenter une production extensive ni à viser à un gros accroissement numérique mais il Re surtout de conserver les débouchés acquis.
La consommation locale en est un certain : elle absorbe presque la moitié de la production annuelle. ; La population creusoise consommant surtout beaucoup de pain et de légumes, mais assez peu de viande, la consommation de cette dernière est certainement susceptible d’accroissement. : | Cette industrie du veau de rue doit donc surtout viser à une amélioration générale de sa production par une homogénéisation de la qualité de la viande. Mais, déjà, en de nombreux points du département, celle-ci est parfaite. | Cette amélioration ne peut être obtenue que par un choix judicieux des produits et, surtout, par une amélioration de leur nourriture, c’est-à-dire, en cherchant à accroître l’aptitude des mères, donc, par la sélection de celles-ci. | | Ces principes sont également vrais pour les animaux destinés à l'élevage d'autant plus qu’ils deviendront pe tard la base même de cette industrie.
Les veaux ainsi sélectionnés et mieux nourris trouve-
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