‹ L'Industrie Du Veau De Boucherie Dans La CreuseChapitre 7 sur 27 · EH · texte numérisé non relu

EH

« Les vaches marchoises donnaient 1.800 à 2.000 litres de lait par an, c’est-à-dire autant que celles de l’Ayrshire

classées par tout le monde parmi les laitières. Il est

« vrai que dans les conditions communes elles n’en

« donnaient pas autant mais ce n’est point faute d’ap- « titude : c’est parce que les éléments de l'exercice de « celle-ci ne leur sont pas fournis. La viande de ces « animaux à une saveur agréable ce qui est un attribut « de la race mais ils sont durs à engraisser ».

Malgré ces qualités multiples : aptitude laitière, dureté au travail, les animaux de race marchoiïse restèrent inférieurs du point de vue de la production de la viande par rapport aux animaux des races qui les ont remplacés. C’est la raison qui détermina les éleveurs à introduire des reproducteurs Himousins et ensuite des charolaïs. |

Ceux du nord du département trouvèrent vite que ces animaux limousins, trapus, bas sur pattes, semblaient plus petits que ceux de leurs voisins du Cher et de l’Allier et paraissaient avoir un retard d’un an et plus, aussi ne tardèrent-ils pas à les remplacer par des animaux de race blanche plus volumineux.

On retrouve assez souvent, sous la robe blanche ‘ou blonde des animaux qui ont remplacé ceux de l’ancienne race marchoise, quelques-unes de ses qualités mais aussi et bien plus souvent encore ses défauts et ses imperfec-

tions mais sur les sujets les moins bons il est vrai.

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