OBJECTIONS ET RÉPONSES
Ainsi, pourrevenir àla dernière objection qu'on m'a faite , il est certain que les populations industrieuses ont en elles-mêmes le moyen de fonder le régime industriel ; mais il est certain aussi
que pour être capables de fonder ce régime, il faut d'adord qu'elles l'aient appris, et qu'il ne peut s'introduire dans leur législation avant d'avoir pé» nétré dans leur intelligence. Or, il s'en faut bien que les doctrines de l'industrie aient encore fait de grands progrès dans l'esprit public.
Voulant chercher quel est le régime le mieux approprié à la nature de l'homme, le plus favorable au développement de toutes ses facultés , le plus propre à le rendre libre , j'ai dû faire d'abord la revue des princttaux modes généraux d'existence par lesquels l'espèce humaine a passé. Je
de ses lois en faveur des réformateurs qu'en faveur de leurs adversaires. LorsquW remue les passions brutales, on obtient des résultats conformes aux passions qu'on a soulevées. La raison seule peut produire des effets raisonnables. Je ne dis pas qu'elle n'ait besoin de devenir forte , et qu*elle ne doive user de ses forces pour désarmer la sottise et l'iniquité ; mais je dis que c'est elle qu'il faut faire agir, si Ton veut obtenir des résultats qui soient dignes de son suffrage.
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me suis élevé , de degrés en degrés ^ jusqu'à la vie industrielle i et j'ai trouvé que ce mode d*existence est le seul où nous puissions acquérir une traie liberté. Il me reste maintenant à considérer ce genre de vie dans les divers ordres de fonctions et de travau:^ qu'il embrasse dans Tagricuiture, les arts , lé commerce, lés échanges , etc. '; à exposer les conditions auxquelles il nous est possible de devenir libres dans ces divers modes d'activité, et à montrer comment la liberté de chacun contribue à celle de tous les autres. C'est ce que je tâche de faire dans une seconde partie de cet ouvrage dont la publication , j'espère, ne suivra pas celle-ci de trop loin. Peut- .être aurais-je dû borner ici ma course; mais j'a; vais* devant moi une route si belle, que j'ai cédé au désir d'aller jusqu'au bout, sans trop examiner si mes forces pourraien^U'y conduire.
(i) Voy, Fintroduction, page 17.