‹ L'industrie et la morale considérées dans leurs rapports avec la libertéChapitre 5 sur 20 · GHâFITEE PREMIEA · texte numérisé non relu

GHâFITEE PREMIEA

de déraisonner et de se mal conduire; il est visible aa contraire qu'il l'étend, et ce n'est même qu'en s'en^chainant de la sorte qu'il peut se donner plus de latitude pour agir, et acquérir toute la liberté à laquelle sa nature lui permet de * prétendre.

Rien n'est plus ordinaire que de voir présenter la liberté comme quelque chose d'opposé à l'ordre , à la raison , à la sagesse. On parle continuellement d'u ne liberté raisonnable^ d'u ne sage liberté par opposition à la liberté simplement dite , qui à elle seule ne paraît ni assez raisonnable, ni assez sage. On dit aussi que la liberté est précieuse , mais que Vordre est plus précieux encore, et chaque jour on s'en yieht demander, dans l'intérêt. de l'ordre, le sacrifice de la liberté. Ai -je besoin de dire qu'il n'y a point entre ces choses l'opposition qu'on aflfecte d'y mettre? En quoi consistent la sagesse et la raison , si ce n'est dans l'usage le plus parfait de toutes nos facultés? et comment pouvons-nous jouir de la liberté , si ce n'est précisément en usant de nos facultés ainsi que le demandent la raison et la sagesse? Où voyons -nous régner

QU'EST-dB QUE LA LIBERTÉ? ' 47

/^orflfre le plus vrai? n'est-ce pas là où chacun s'abstient de toute agression ^ de toute injustice? Et que demande la liberté? n'est-ce pas, entre autres choses, que chacun s'interdise la violence et l'iniquité ? Il n'y a donc sous les mots d'ordre, de sagesse, de raison, aucune idée que le mot liberté n'embrasse; et qui demande le sacrifice de la liberté dans l'intérêt de l'ordre est tout aussi ennemi de l'ordre qu'eunemi de la liberté.

Un préjugé peu différent de celui que je viens de combattre est celui qui présente la liberté comme un élément de trouble, et le despotisme, comme un gage de paix. C'est le sens de cet adage politique si connu et si fréquemment cité : Malo PERiGTJLOSAM Ubertatem quam quietum servitinm : je préfère les orages de la liberté à la paix de la servitude. Il est insensé d'allier ainsi les idées d'ordre et de sécurité au despotisme, et celles d'agitation et de péril à la liberté. Si le despotisme était, plus que. la liberté, favorable au repos des hommes, il faudrait le préférer, cela n'est pas douteux. Mais il n'en est point ainsi : ce qui trouble, au contraire, c'est le despotisme; ce qui rassure, c'est la liberté; et voilà justement

4^ CHAPITRE PABMIEIU

pourquoi la libertjé est préférable au despotisme* C'est la liberté qui est tranquille , c'est le despotisme qui est turbulent* Partout où des hommes en veulent opprimer d'autres, il y a violence, désordre et cause de désordres ; partout où nul n'aflPecte de prétentions dominatrices, partout où il y a liberté , il y a repos et gage de repos* Il ne faut qu'ouvrir les yeux pour s'en convaincre. Comparez le* pays où il y a le plus de tyrannie à ceux où il y en a le moins , et dites si les plus libres ne sont pas aussi les plus paisibles? Quoi de plus fréquemment agité que le despotisme turc? quoi de plus constamment paisil>le que la liberté anglo-américaine?

Certaines personnes placent dans leur estime la liberté fort au-dessous de la sûreté j d'autres l'estiment moins que \3i propriété j d'autres moin^ que Inégalité y et toutes croient devoir la distinguer de ces choses. Celte distinction me parak peu motivée ; il y a ici plus de différence danp les mots que dans les idées qu'ils expriment; et quiconque tient à sa sûreté, quiconque regarde la propriété et l'égalité comme des choses importantes, doit, par cela même, a^ttacher le plu^

Qu'b5T*CP que lié. LÏ8I5RTÉ? 49

grand pÂ^à 1$ Ub^Hé* Toutes <5es çbosës ea ^8*^t ne peuvent exister qu'aux lieux où U liberté règne; Il y a sûreté là où aucun homme ne songe à faire <rjol^nçe à aucun autre; il y a propreté Jà où aucun homme n'en eoûLpéche aucun autre de disposer cornue il lui plaît y en to^t ce qui ne nuit pas à ao(ri|iy de sa personne y de ses (acgltes et du produit de ses facultés; il y a égalité non pas là où tout le monde possède le même degré de vertu y de capacité > de fortune, d'importance, car une telle égalité ne peut exister nulle part, mais là où nul ne possède que Fimportanee qui lui est propre , là ou chacun peut acquérir toute celle qu'il est légitimement capable d'avoir* I^'égalité, la propriété, la sûreté résultent donc, sinon de toutes les causes qui concourent à la produetion de la liberté, du moins de l'une de celles qui contribuent le plus à la produire , e'estàniire de l'absence de toute injuste prétention, de toute entreprise violente. Ces choses sont la liberté même, considérée sous uq certain point de vue* La sûreté est spécialement cette liberté de disposer de sa personne, la propriété cette liberté de disposer de sa fi^rtu ne, l'égalité cette libêrtf de epoitre en proportion de ses moyens , qui se ma*

5o CHAPITRE PnEMlEA.

nifestent là où chacun se tient dans les bornes de la modération et de la justice.

6. L'idée la plus fâcheuse eist celle qu'on a communément des sources de la liberté. On veut qu'elle résulte non de Fétat de la société , inais de celui du gouvernement, et par gouvernement on entend une chose distincte de la société, et existant en quelque sorte en dehors d'elle.

Cestlà, je crois, une manière très inexacte et très incomplète d'«nvisager la chose.

Il n'y a pas moyen d'abord de distinguer le gouvernement de la société. Le gouvernement est dans la société; il en fait intrinsèquement par* tie ; il est la société même considérée dans l'un de ses principaux modes d'action^ savoir la répression des violences, le maintien de l'ordre et de la sûreté. Les formes suivant lesquelles il exerce cette action , et la manière plus ou moins éclairée et plus ou moins morale dont il l'exerce dépendent essentiellement de la volonté de la société. Il est dans tous les temps l'expression exacte des idées et dés habitudes politiques qui prédominent au milieu d'elle , ou dans les pays dont elle est entourée et à l'influence desquels elle est plus

qu'est-ce que la libekté? 5i

ou moins soumise '• Plus ces idées et ces habitudes sont imparfaites, et plus le gouvernement est imparfait. Il est d'autant meilleur qu'elles sont meilleures elles-mêmes. Il n'est pas une institution défectueuse, il n'est pas un acte vicieux du pouvoir dont on ne puisse montrer avec détail toutes les causes dans l'état delà société. Au . lieu donc de dire que la liberté dépend uniquement de cet ensemble d'individus et de corps constitués auquel on donne le nom de gouvernement, il faudrait dire d'abord qu'elle dépend de la bonté des idées et des habitudes politiques qui prédominent parmi les peuples.

Ensuite cette expression, quoique plus exacte, aurait encore le défaut de ne pas donner une idée complète des sources de la liberté. La liberté en effet ne dépend pas uniquement de la bonté de nos idées et de nos habitudes politiques j elle dépend de la bonté de toutes nos idées et de toutes nos habitudes; c'est-à-dire que nous sommes d'autant plus libres que nous savons faire sous tous les rapports un meilleur usage de nos facultés. Il eist vrai que les connaissances et les vertus

(i) y» chap. III, à la fin.

$a CHAPITRE PREMIER.

propres à constituer le bon citoyen en peuvent faire supposer un grand nombre d'autres'^ et que lorsqu'un peuple est parvenu à un point de culture assez élevé pour se bien conduire politiquement^ il 7 A liisu de croire qull a fait des progrès considérables dans les autres parties de la civilisation, et qu'il jouit sous tous les rapports

d'une liberté fort étendue. Mais de ce que la capacité politique en fait ordinairement supposer un grand nombre d'autres , il ne faut pas conclure que la liberté vient uniquement de celle-là; elle vient de celle-là et des autres; elle découle généralement de toutes ; elles'accroîtpar le progrès de tous nos moyens. Je ne yois pas |a moindre raison pour dire que nous devenons libres en qous formant à la j ustice publique et npn en nous formant à la justice privée, en devenant h&biles d^ns le gouvernement et non en devenant l^i^Hles dans l'agriculture, le commerce ou tel autre mode spécial d'activité. Nos progrès en effet ont tous également pour résultat d'écarter quelques-ims ^es obstacles qui s'opposent à l'exercice de nos forces : ils ont donc tous povir résultat de contribuer immédiatement à l'extension de notre liberté. Non-seulement la liberté ne gît pas tout entière

QU'teST-CB QUE LA LlB£RtÉ? ^

dans ce que nous âtons de Veftti et 'd'habileté jk)-» litiques y mais nos duti^ès déveldppémeos mêijâtô$ ne dépendent pas nécessairement de celuî^-là. NôUs cûditnenGons à fait^e deâ pi'ogrès en inteili^ gence , en industrie, en nioi*ale> long*-temps ayant d'être sortis politiquement de la bai^barie. Il est vrai que la barbarie politique rend d'abord tî0i progrès excessivement lente ; mais l'expérieiKfe déifiOûtre qu'elle ne les rend pas absolument itù^ poi^sibles. Il suMt y pour s'en convaincre > de cotfsidéref à travers quelle série de guerres ^ de^ violences et de désordres publics detouté espèce la civilisation est parvenue à se faire jotif.

Encore u ne fois > il b'est donc pas vrai que 1^1^ là liberté soit renfermée dans de que nous avons devcapacité politique ^ ni même que nos aûtrèci progrès dépendent nécessairement de ceux que nous avons faits sous ce rapport. La capacité po*^ Utiquë est ordinairement la dernière qu'un peuple acquiert '. Se bien conduire politiquement est là dernière chose ddM il devient Capable. Ge

(i) Je âi$ ordinairement, pàtbé que cettii tègle xlr^t pkÉ sans exceptioD. Aux Etats-Unis , par exemple, le déyeloppe-v ment de la capacité politique a précédé celui des auti^cs capacités. On sait à quelles circonstances cela a tenu.

§4 GHAP. I. QU'£ST-G£ QUE JLA LIBBKTÉ?

dernier progrès couronne la liberté; mais il n'ei&t ' pas la liberté tout entière. Il rend^ à mesure qu'il s'accomplit^ les autres progrès plus faciles ; mais il n'est sûrement pas la condition de tout progrès. Un peuple peut jouir d'une immense liberté avant de s'être élevé au gouvernement de luirihéme / et surtout avant d'avoir appris à se gouverner raisonnablement. Il peut y avoir chez lui beaucoup de savoir, d'industrie, de capitaux, de bonnes habitudes personnelles et relatives. Or ilest visible qu'il ne peut avoir acquis touteela sans s'être procuré , par cela même , une grande puissa^e , sans s'être donné beaucoup de facilité et de latitude pour agir. Il ne faut pas sans doute exclure la plus haute des capacités, la capacité politique de ridée de la liberté; mais il ne faut pas Vy comprendre seule. Pour la définir avec exactitude , il faudrait faire l'inventaire de tout ce que l'humanité possède de connaissances réelles et de véritables vertus. Elle est égale pour chaque peuple à ce qu'il a fait de progrès dans, toutes les branches de la civilisation; elle se compose de tout ce qu'il a de savoir-faire et de savoir-vivre : voilà sa véritable définition.

INFIitrSirCE PB LA RACE SUR LA LIBERTÉ. 55

Que les races les plus susceptibles, de culture sont les plus

susceptibles de liberté.

1. Les hommes ; ai-je dit> sont d'autaot jdus libres qu'ils ont plus développé leura facultés et mieux appris à en régler Tu sage. Mais d'abord les facultés de toutes les races d'hommes sontelle^ susceptibles du même degré de rectitude et de développement?

2. IL n'est peut-être pas d^espèce vivante qui offre des variétés plus nombreuses que le genre humain. Ces variétés^ par des çau3(^ qui ne nous sont qu'imparfaitement connues ^ se sont tellement multipliées, qu'il est devenu comme impossible d'en faire une énumératioQ exacte. On peut cependant, en supprimant un nombre infini de nuances intermédiaires , et en ne tenant compte que des différences les plus saillantes, en noter un certain nombre de très distinctes. Les zoolor

CHAP. II« INFLUIBrCS D£ HA KA€E

gistes en comptent ordinairement cinq : la Cancasiehney qu'ils placent au centre et qu'ils regardent comme lit soutbe dtf gétire humain ; la Mongole et VÉthyopienne ^ qui sont aux deux extrémités opposées, et à une égale distance de la première; enfin , V américaine et la Malaise^ qui se trouyent comme intermédiaires > la première entre la Caucasienne et la Mongole , et la s^onde etitrè la Caucasienne et rEthjopletinèS

Lés principaux tfàits caractéi*istî<)ueà de chàcuiie de cesracè^ sodtâsseé cotihtis.

Ce q<li didtittguë surtout la éakôàèiëHnë^ de^t ilâe peau blancbe ; un teint tosé du fendant fiti brun ; dçs joues douées de la ftèulté sîtaguHète de rougir, de pâlir , et de trahir ainsi les émotions

(i) Cette classification, qui appartient à Blumenbach. {De gen. hum. variet. nativa ), a été adoptée par W. Lawrence {Lecture^ on phynblogf^ sàolog^ mrki lïiè natUrai hishry àf man^ p. 549 ^ ^7^)» ^^ ^'^^^ ^ *^^ dernier . naturaliste que je l'emprunte. Elle n'est sûrement pas à Tabri d'objection;* elle a , comme tôittes les clà^sificàtioné , le dëiatit d'être pliià où lâiHBS arbitraire : on ne passe en efiot d'une riicd k une autl^e que par des nuances imperceptibles. Elle peut d'aillem^s paraître ia compté te , et il n'est pas doute dx que cbacune des f ariéléd iiotéés pài' Ëlumeiâbaéb n'en renfèrniè tin graUd ûMi-»^ bre de très dififërentes. Mais outre que dans Fëtat actuel de^ nos connaissances il serait probablement impossible de faire uiîe ditisibtl exacte et (rôhipléte dil getitè htiititfin , ecllè qtië

sua LA Z/IMATÉ. : Ûy

de l'âme; VLûe cbeveltite douce ^ épaisses et {lAu^ on moins booclée ; u&e figure ovale et di^oite i le haut de la tête et surtout le front Itès développés; le detant du crâne s'abâissant péfpendîcdlaire-' meiit du coté de la fàce^ etc.

La variété ^^90^^/^ e^t parti^liètéâieiït cài<aetéfôsée par un teint olive tii'aîrt sur le jaune ; dés cheveux noirs ^ droits > gros etclairH»èmés; peu on point de barbe; une tête carrée ;tihè face làf ge et plate avec un front étroit et bas; hs pdiiiinettes des joues saiilastes; les jéux bridés «t oblique*ment fendus; de grandes oreilles; dçs lèvres épaish ses ; une taille en général plus coQxtt et plu» ramassée que celle des Européens.

Les principaux traits de là vaiHété éthjofi&^lne sQilt une peau d'ébèùe; des cheveux noirs^etlai^ neux; le crâne comprimé par les côtés > aplati sur le devant^ et s'alongeant démesurément. eu arrière; un froàt bas^ étroit etirrégiilier; dès jeux ronds et à fleur de tête ; les os des joues proémi-* nens; les mâchoires étroites et saillantes ; les dents incisives supérieuresinclinées €n avant; le menton retiré en arrière; de grosses lèvres ^ un néz épaté

i'eraploie est plus que suffisante pour Fobjet que je me propose dans ce chapitre.

58 GHAP. II.IHFIiiJBirGB DB LA liAGE

et se confondant en quelque .sorte avec la mâchoire supérieure; les genoux ordinairement tournés en dedans.

Tels sont les traits des trois variétés les plus prononcées et les plus distantes Tune de l'autre. Ceux des deux variétés intermédiaires n'en sont que des nuances différentes, qui servent comme de transition de la race caucasienne k ses deux dérivations les plus opposées. Les traits de la race américaine sont un mélange de ceux de la race caucasienne et de la race mongole; les traits de la race malaise sont un mélange de ceux de là race caucasienne et de la race éthyopienne ' .

On sent que des signalemens aussi généraux ne sauraient convenir également à toutes les nuances qu'embrasse chaque variété. Cependant il n'est pas douteux qu'ils ne s'appliquent plus ou moins à chacune- d'eUes, et Ton a pu dire avec une certaine exactitode quels sont les peupies dont chaque variété se compose.

On a compris dans la race blanche ou caucasienne tous les Européens anciens et modernes,

(i) W. Lawrence, p. 549 ^ ^1^'

moitis'Jes Lapons et les débris de k race finoise; tous les habitans anciens et nouveaux de Fouest de TAsie, dans retendue des pays qu'embrasse rOby, la .mer Caspienne el le Gange ; enfin les habitans du nord de TAirique, en y réunissant quelques tribus avancées vers le sud.

La race jaune ou mongole a embrassé le reste des nations asiatiques^ les Lapons et \eé Finois au nord de rEurope , et les Eskimaux répandus à rextrénoûté du nord de l'Amérique , depuis le détroit de Bering jusqu'aux confins du Groentand.

Toutes les nations de l'Afrique qui ne font pas partie d^ la pi^^emière variété , ont été comprises dans la race n^re ou éthyopienne.

La variété' rouge ou, américaine a été composée de tous les lïaturels de l'Amérique^ moins les Eskimaux,.

. Enfin ^ à la variété brune ou malaise ont appartenu tous les habitans des nombreuses iles de ià mer du Sud , depuis le vrai Malais que sa couleur^ ses traits^ ses cheveux longs et doux rapprochent beaucoup de la race européenne , jusqu'au sauvage de la terre de Diémen, qui^ par sa peau noire et sa chevelure courte, crépue^

60 GHA1>. II. IfiflftiVdKOË i>B LA RAGE

et serrée, paraît se confondre aved^Albicain';

Les diâerenées ({de notis Venons de noter entre les principales Variétés, dti genre htitnain ne sonf pas les seules qui les distinguent. Ces variétés, si fortement séparées- par la cdtiléur , le^ traits*, les cheveux, l'air de là tête, ne diffèrent pM moins par la taille, par les proportion^ dti corps, peut-être par là finesse des sens, mais surtout par la forme et la capacité du crâne, par le volume et le mode de développement du cerveau.

Il y a une distance énorme du crâne haut et bombé de FEuropéen au crâne large et aplati du Mongol, ou au crâné étroit et oblotig du nègre* Le volume et là di^postitiëu du eerveau ont , dans la race caucasienne , une supériorité marquée sitr les den* variétés qni s'élWgnent le plus d'elle. Les ôrgâttes dé l'intelligence somt ceux qui prédominent dans la tête de \Murù^

pêen^ et ceux de Tanimâlîté dans la tête dti Moiv- ^ol et éûrtoiit du nègf&. Céi dernière* race* sont peut-être mieux partagées du eôté des sens j tnais la première est évidemment sjupérieure par les organes de là pensée* La face, q[ui est petite dans

(t) Lîtw.,p. 949à9?^.

le Caucasien^ coaiparativemeat au reste de la iéte^ es% éaovme daos le Mongol» et surtout dans TËtJbjo^en relativement au volume du cer-

Les propoFtipDS d» corps ne sont guère moins différentes» he Mongol a le buste large et carré , les extrémités courtes et musculeuses *. Le nègre f au contraire, est mince du corps et surtout des reins; i). a souvent les extrémités longues et gréle«> et preisque toujours la jambe et le pied renversés en dedans \ L'Européen s'éloigne également de ces formes défectueuses; il n'est ni trapu eomme le Mongol ^ ni fluet et dégingandé comme TEthyopien : il unit dans ses proportions la force et la gvâce.

}1 parait qu'il l'emporte aussi par la stature. Sàtts doute , on ne trouve pas dans la race caucasienne d'hommes plus grands que certaines tribus des variétés américaine et malaise ; mais on n'j trouve pas de peuples aussi petits que

(i) «The in(^ectiial cbarae^^rs are rediiced, the aoimiil features enlarged and exage^-ated », dit W. Law. parlant de la tête du nègre : (oi/p. cité plus haut, p. 563.)

(q) Law. et les auteurs qu'il cile. ïb» , p. 354 c* 555, (3) Jhid, , p. 396.

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