CHAP. II. INFLUENCE DE LA RAGE
dans les quatre autres variétés. Elle a des peuples plus remarquables par la taille que les plus grands de la variété mongole , et elle n*en a pjas d^aussi petits que les Lapons, les Samoyèdes, les Eskimaux / les Groenlendais , etc. Elle a des peuples plus grands que les Gafres y les plus grands de la variété éthyopienne , et elle n'en a pas d'aussi petits que les Hottentots et les Bos* chismen. Elle a des peliples aussi grands que les plus grands des îles de la mer du Sud, et elle n'en a peut-être pas d'aussi petits que les habi*^ tans de la terre de Diémen ; elle en a d'aussi grands que les Patagons , les Caraïbes , les Paya- . guas et les autres races les plus colossales de la variété américaine , et elle n'en offre pas d'aussi petits que les Cbaymas et lesvPescherais. La sta«ture moyenne des Européens est donc supérieure à celle de toutes les autres races \
Ajoutons à ces remarques que les diverses variétés , tant qu'elles ne s'aliient point entre elles , conservent in variablement les caractères qipileur sont propres. Ces caractères restent les mêmes sous toutes les latitudes et dans tous les climats.
( I ) Law* elles nombreux voyageurs qu'il cite i^. ^ p* 4^5 à 44^*
^ SUR LA XtlBERTÉ. 65
L'Américain est rouge d'un bout de rAmérique à Fautre; l'Africain reste noir sous les glaces du pôlef TEuropéen naît blanc sous ie soleil d'Afrique; les Maures et les Arabes^ qui sont de notre race 9 font encore après une longue suite de générations des enfans qui sont en naissant aussi blancs que les nôtres '. Les Hottentots res* tent éternellement petits à côté des Gafres qui sont grands ; et les Cbaymas, cbétifs et fluets, à côté des Caraïbes ou des Carives qui sont énormes. Les Gallas » nation africaine placée directement sous la ligne 9 ont, suivant Bruce % un teint presque blanc que n'altèrent pas les feux du soleil ; et les Cafres , qui sont à quelques degrés du cap, sous un climat dont la chaleur est très supportable, conservent, suivant Pàtïerson ^y leur peau du noir d'ébène le plus foncé. Une même riice, qui ne se mêle pas, reste identique sous les climats les plus divers ^. Des racés diverses, qui ne se mêlent pas, conservent toutes, dans un. même pays, les traits qui leur sont propres.
(i) Poiret, Voyage en Barbarie, t. I, p. 3i«
(2) Cité par Law., ih. , p. 533.
(3) Id., ibid.
(4)' Témoin la nation Juive, entre beaucoup d^autres.