‹ L'industrie et la morale considérées dans leurs rapports avec la libertéChapitre 7 sur 20 · GHAP. II. INFLUENCE QE LA RAGE · texte numérisé non relu

GHAP. II. INFLUENCE QE LA RAGE

Les mêmes quartiers du globe ont été successivemeot habités par des peuples très differens^ sans que les traits caractéristiques d'aucun ^e ces peuples aient subi la moindre altération. Il n'est pas au pouvoir de Thomme enfin de modifier sa postérité en agissant sur luinnéme. Nulle mutilation , acddentalle ou volontaire^ n'est transnoiissible par la génération : les Caraïbes se déforment artislement le crâne ; les femmes Chinoises réduisent leur pied au tiers de ses justes dimensions; certains sauvages s'allongent démesurément les oreilles 9 et nul d eux ne réussit à trans^ mettre ces difformités à ses descendans. Il 7 a trois ou quatre mille ans que les Juifs se coupent le prépuce 9 et leurs enfans naissent encore incirconcis, dit le docteur Prichard \

3. Ce serait sortir du sujet que je traite que de rechercher ici d'où on t pu provenir ces différences entre les principales variétés de notre espèce. Sont-elles originaires ou adventices ? 4^il QWié primitivement plusieurs races distinctes, comme le croient quelques .aujteurs % ou bien le genre

(1) Cité par Law., p. Soq. .

(2) « Il n*est permis qu'à un aveugle , dit Yol taire , de douter

lilmiàin était-il identique dans son origine, et toutes les variéte's de Tespècç humaine ne sontelles que des déviations plus ou moins sensibles de ce type original et primitif? S'il en est ain^i/ comment se sont opérées ces 'déviations? Ontelfes été le fruit du climat, du sol, des alimens , ou d'autres causes extérieures, comme on Tavait toujours prétendu ; ou bien, comme on Fa récemment expliqué , ont-elles été produites par cette tendance des espèces à la variation , qui est, diton , une loi du monde physique , qui agit éga-

que les blaocs , les nègres , les Albinos , les Hottentots , les Lapons , les Chinois ne soient des races entièrement difTérentes » {Essai sur les mœurs ^introduct*). Peu de naturalistes seraient, à cet égaril , aussi affirmàtifs que Voltaire. «Il n'est pas facile, dit M. Duméril, de déterminer si le genre homme doit être rapporté à une ou plusieurs races. Nous voyons chez les autres, animaux , principalement paitni ceux qui vivent en domesticité, un très graud nombre de différences dans la taille, dans la forme du corps et de ses diverses parties , enfin dans la couleur de la peau et du poil; el'cependant tous ces individus appartiennent au même genre» {Elém, des scienc. nat,^^ i^^9)- Beaucoup de sa vans naturalistes ont cr|l à Punité originaire du genre humain, et ont donné des raisons qui semblent plausible* A la vé^té, ils n'ont pas été aussi heureux dans leur manière d'expliquer les différences survenues entre les hommes. Ils ont attiibué ces différences à l'influence des causes exteiiies et adventices. C'est une erreur que W. Lawrence paraît avoir complètement détruite. (f^oX' ^^^ ouvrage^ passim, et notamment p. 5i6<i525.) Lawt*encene nie pas l'influence de

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