‹ L'industrie et le commerce de l'EspagneChapitre 41 sur 70 · LONGUEUR EN KILOMÈTRES DES ROUTES D'ESPAGNE AU 31 DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

LONGUEUR EN KILOMÈTRES DES ROUTES D'ESPAGNE AU 31 DÉCEMBRE

Routes nationales.

du l'r ordre.

de 2- o dre.

de Z m - orJre

Roules proviociales.

Totaux.

Construites

En construction . . .

Dont tons les travaux sont suspendus

En projet

A l'étude

Restant à étudier. .

Si l'on acceptait la comparaison entre les routes nationales françaises et les routes nationales de 1 er , 2 me et 3 me ordre d'Espagne, on pourrait dire que l'Espagne en possède presque un aussi grand nombre que nous, w&is cette comparaison est inaa\

missible, car les routes nationales de premier ordre peuvent

seules être assimilées aux grandes routes françaises.

En comparant les routes provinciales à nos routes départementales, l'Espagne a 6.832 kilomètres de routes provinciales et nous 38.000 kilomètres de départementales.

La différence est encore cent fois plus sensible, quand on compare la longueur des chemins vicinaux, qui est chez nous de 613.000 kilomètres et qui n'atteint que 19.300 kilomètres en Espagne.

Il est donc à souhaiter que nos voisins entreprennent résolument la construction des routes en projet et à l'étude dont parlent les plans soumis à l'approbation de leurs Cortès. Les publications officielles du Ministère des travaux publics, disent elles-mêmes : « Proportionnellement aux autres pays et à la partie productive de notre territoire* il nous faut 300.000 kilomède routes charretières de seconde classe ; nous en possédons à peine 20.000 kilomètres, il nous en manque donc environ 280.000 kilomètres».

Il n'y a rien à ajouter à cela, si ce n'est que, chose qui paraîtra extraordinaire, l'Espagne est bien mieux dotée, en comparaison, sous le rapport des voies ferrées que sous le rapport des routes et chemins.

Les premières lignes ferrées furent Inaugurées en Angleterre en 1830, en France en 1832, aux Etats-Unis en 1831, en Belgique en 1835, en Allemagne, à Cuba, en Russie, en 1838, en Italie eh 1839.

En Espagne, les premiers tronçons inaugurés furent ceux de Barcelone à Mataro, en 1848, et celui de Madrid à Aranjtiez, en 1851. La guerre civile avait été la cause de ce retard de 18 ans, qui ne fût guère rattrapé dans lés années suivantes, puisqu'en 1858 il n'y avait que 855.919 mètres de voies ferrées en exploitation.

Le tableau suivant indique le nombre des kilomètres construits par années et la longueur totale des lignes existantes : la période de la plus grande activité a été celle cdthprise éntrèî858

et 1868, la longueur des lignes en exploitation ayant passé de 855.919 mètres en 1858, à 5.381.514 mètres en 1868 ; une autre période active fut celle de 1878 à 1888, pendant laquelle furent construits près de 3000 kilomètres de voies ferrées. Nous ajouterons que la plupart des grandes compagnies ont encore des kilomètres de voies en construction et que plusieurs lignes sont en achèvement; depuis 1891, on a construit de 450 à 600 kilomètres de voies par an et on peut dire que le réseau des voies normales en Espagne est presque suffisant pour les besoins du pays. Ce qui manque le plus ce sont les lignes secondaires, dont tout un plan est soumis aux Cortès.

TABLEAU DES LONGUEURS DE LIGNES FERREES CONSTRUITES EN ESPAGNE DEPUIS L'ORIGINE DES CHEMINS DE FER.

Longueur totale ouverte au trafic.

Longueur totale <

)uverte au trafic.

Anne*.

Années

Par années.

Jusqu'à la fin de chaque année.

Par années.

Jusqu'à la fin de chaque année.

Mètres.

Mètres.

Mètres.

Mètres.

L'industrie des chemins de fer est, d'ailleurs, appelée à un brillant avenir en Espagne, où le trafic des marchandises et le nombre des voyageurs augmentent chaque année.

L'exploitation a donné les résultats suivants pour les lignes à voie normale.

Années.

Voyageurs

(par millions).

Marchandises petite

vitesse (par millions

de tonnes).

Produit net

par kilomètres

en millions de pesetas

En 1897, les lignes à voie étroite ont transporté 3.650.072 voyageurs et 746.950 tonnes.

Ces chiffres sont déjà éloquents par eux-mêmes, mais il faut ajouter qu'ils ne représentent évidemment qu'un minimum qui sera vite dépassé dans l'avenir, au fur et à mesure qu'augmenteront le bien-être et la prospérité du pays. Déjà le matériel roulant est souvent insuffisant pour les besoins du transport des marchandises, surtout au moment des récoltes. Quand on aura créé des routes et des chemins vicinaux permettant de drainer les marchandises et les voyageurs vers les stations des grandes lignes, on aura rendu un immense service aux compagnies et on verra augmenter considérablement le trafic des chemins de fer.

Il nous est impossible d'entrer dans de plus grands détails ; les tableaux suivants feront voir, d'ailleurs, la longueur des kilomètres en exploitation de chaque ligne à voie normale et à voie étroite et le produit kilométrique annuel, dans les années 1895, 1896, 1897.

Nous signalons particulièrement l'état de prospérité des lignes à voie étroite et normale des Asturies et de Galice.

Kilomètres en exploitation à la fiu des années.

Page 1