‹ L'Industrie Lainière Dans Le TarnChapitre 10 sur 84 · ACT ES · texte numérisé non relu

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beaucoup plus durs à mettre en action, et entraîna l'adoption du métier mu par moteur. Entre 1880 et 1885, on commenca à monter les premiers métiers perfectionnés, mus par moteur, et la production put devenir dès lors beaucoup plus intensive.

De leur côté, les filateurs et les apprêteurs modifièrent dans la même période leur matériel. Aux vieux métiers Jeannette en bois à quarante broches, succédèrent les Mulls-Jennys à deux cent broches, puis les self-acting renvideurs. Les filateurs apprirent à faire des fils, en grande partie à base de laine renaissance, si bon marché et d’un si bel aspect en même temps, qu’ils se mirent à en vendre en dehors du Tarn.

Les apprêts, qui se faisaient d’abord presque entièrement à la main d’une facon très rudimentaire (on garnissait, par exemple, les étoffes, en passant des chardons sur les pièces suspendues au plafond), se perfectionnèrent aussi. On introduisit les tondeuses longitudinales, les garnisseuses, les rameuses à chaud. Les anciens foulons à pilons furent remplacés par de nouvelles machines plus perfectionnées. Toute cette transformation de l'outillage permit à l’industrie castraise de prendre un développement toujours plus grand.

Depuis 1890, peu d'événements saillants à noter à Castres, plusieurs tissages mécaniques ont été

organisés; l’outillage a continué de se perfec-

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