CHAPITRE IV
L’outillage et la force motrice.
Au point de vue du développement du machinisme l’industrie lainière tarnaise est encore en retard.
Dans les usines de délainage, l'opération la plus importante, le pelage, s'effectue à la main. Il existe cependant des machines à peler, mais les délaineurs qui en ont fait l’essai n’en ont pas été satisfaits. Leur insuccès a deux raisons : d’abord, la largeur et l'épaisseur des cuirs, la hauteur de la laine étant essentiellement variable, il est très difficile de régler ces machines de façon à ce que la laine soit parfaitement enlevée, sans que le cuir soit abimé. En outre, nous avons vu qu’au fur et à mesure qu’il pèle la peau, l’ouvrier trie la laine et met de côté les parties défectueuses de la toison ; il n’en est pas ainsi avec la machine à
peler ; la « pelade » sort de la machine, contenant