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n'est donc pas étonnant que les conditions physiques si favorables n'aient créé pour ainsi dire une espèce locale excellente. C'est la race dite Normande, variété du type germanique. On ne la rencontre pas d’ailleurs qu'en Normandie. Originaire de cette contrée, elle s’est répandue aujourd'hui dans tous les pays voisins et peuple presque tout le Nord-Ouest de la France (1).
I! faut bien avouer d’ailleurs que si la race normande est arrivée à être si appréciée, elle ne le doit pas qu'au climat et à ses qualités natives, mais en grande partie aussi à l'initiative des éleveurs qui ont fait tous leurs efforts pour développer les aptitudes primitives, améliorer et unifier le type en le rapprochant le plus possible de la perfection. |
Ainsi autrefois on distinguait plusieurs sous-variétés locales. La variété cotentine par exemple qui peuplait le littoral de la Manche était la plus réputée pour son aptitude laitière, alors que d’autres comme l’augeronne (du pays d'Auge) l'étaient pour leur facilité à prendre de la graisse. À la suite d’une sélection bien comprise, c'est la première variété qui tend aujourd’hui à dominer. Le paysan a compris partout que la « laiterie » était appelée à prendre de plus en plus d'importance. Dans toute la Normandie on importe aujourd'hui des taureaux de choix du Cotentin. À cette œuvre d'amélioration de la race, l'Etat, les Conseils généraux, les syndi-