‹ L'Industrie Laitière en NormandieChapitre 16 sur 63 · RON · texte numérisé non relu

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une lactation la moyenne des animaux done 2.800 Ktres de lait. Il faut 22 à 24 litres de lait à l’étable et 26 à 28 au pâturage pour obtenir un kilogramme de beurre.

Vexin. Evrecin. Drouais. — Dans toute cette région d'exploitation laitière intense, comme nous le verrons plus loin, la race est aussi bonne que dans le Bray. Les rendements sont analogues (3.000 litres souvent). Le pays de Bray ne doit sa plus grande réputation qu'à la qualité sûrement plus fine de ses herbages qui communique au lait et aussi au beurre un arôme plus délicat.

Roumois. Plaine du Neubourg. — L'importance des terres de labour, l'éloignement des débouchés ayant peu attiré le producteur vers l'exploitation du lait, le point de vue laitier a été nettement négligé. Le rendement est notablement plus bas que dans les régions voisines et parlois très mauvais (1.600 litres à 2.600).

Lieuvin et pays d'Ouche. — La race bien meilleure que dans les pays précédents est susceptible d'y donner de fort bons rendements. On importe des animaux du Cotentin et on pratique souvent le régime de pâturage en grand comme dans ce dernier pays. Mais les bêtes de la Manche amenées sur ces herbages plus maigres dépérissent souvent dans de notables proportions.

Pays d’Auge. — Cette région de riches et plantureux herbages s’est spécialisée dans l’engraissement et la production de la viande ; elle y a acquis une célébrité uñiverselle pour la beauté de ses produits. On y entretient

toutefois aussi de très bonnes laitières, particulièrement

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sur les herbages de mi-côte qui sont plantés de pommers (1). Le régime est celui du pâturage permanent à part quelques mois d'hiver. Le rendement atteint facilement 3.000 litres par an et dépasse même souvert ce chiffre.

Campagne de Caen. — La race est bonne, mais le pays médiocre : d'où des importations constantes du Cotentin pour maintenir ses qualités. Les vaches rentrent tous les jours à l’étable où elles reçoivent souvent une partie de leur nourriture. Le régime du piquet comme dans le pays de Caux est très en faveur.

Houlme. Campagne d'Alençon. Boccage et Perche. — Dans ces pays où les efforts de l’agriculteur portent surtout sur la reproduction de l'espèce chevaline et où les meilleurs herbages lui sont réservés, on améliore la race bovine par des importations de taureaux cotentins. : Le régime est celui du pâturage permanent continué le plus longtemps posible. Le rendement n'est: guère que de 2.400 à 2.600 litres.

Cotentin et Avranchin. — Nous sommes ici dans l'aire de reproduction de l'espèce bovine. Rien n'a été négligé pour accroître la production du lait sous un cli-

mat qui lui est très propice. Aussi obtient-on des rende-

1. On divise les herbages de la vallée d’Auge en trois catégories : les grands fonds, dans le creux des vallons sont les plus réputés pour l’engraissement. Viennent ensuite les cours situées à mi-côte, et les petits fonds, sur le sommet des collines qui forment parfois de vrais plateaux.

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ments supérieurs, 3.000 à 3.500 litres et d'un lait que l'analyse démontre très riche en matière grasse. Il faut 22 litres de lait pour obtenir un kilogramme de beurre. Les vaches restent nuit et Jour au pâturage : on les rentre seulement l'hiver.

Bessin. — C'est la contrée par excellence du lait. Dans tout le pays de Bayeux à Isigny en passant par Trévières, il semble que l'exploitation laitière soit le seul souci du cultivateur. Les vaches entretenues 1e toute l’année au pâturage sont presque toutes des sujets exceptionnels donnant parfois jusqu’à 4.000 litres de lait. C'est le produit d'un heureux climat en même temps que le résultat de la spécialisation voulue par le cultivaleur.

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