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comme ailleurs ; pourquoi le matériel moderne n'y esiil pas admis ; pourquoi les coopératives n y ont-elles pas de succès ? Quelle est la raison d'être de ce (cas exceptionnel » ? Trouve-t-1l sa justification dans l'examen imparüal des faits ? C'est ce que nous nous sommes proposé de rechercher.
Etudiant d'abord les différentes modalités que revêt actuellement l'industrie laitière en Normandie, nous verrons ensuite quels résultats elle obtient, et si vraiment elle obtient tous les résultats auxquels il semble qu'eile puisse prétendre. Depuis quelques années les producteurs normands se plaignent ; de nouvelles concurrences nées d'hier leur ont enlevé en partie la place enviée qu'ils occupaient sur le marché. C'est là une défaite sur le terrain économique ; nous en mesurerons l'étendue. Estce là l'œuvre d’une fatalité inévitable ?
De l'examen même de la situation, et suivant les avis des hommes compétents en la matière, nous ferons découler les critiques que nous nous croyons en droit d’adresser à l'organisation de l'industrie laitière telle qu’elle existe actuellement en Normandie. Nous indiquerons de quel côté et dans quel sens nous semblent devoir être
cherchées les améliorations possibles (1). Ce sera la
1. L'enquête à laquelle j'ai dù me livrer comprenait trois sources d'informations : 1° recherches des documents écrits : livres, brochures, rapports, statistiques ; 2° voyage sur place — j'ai visité le plus grand nombre d'établissements possible, et j'ai été dans tous les coins de la Normandie, consultant et
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conclusion en même temps que la raison d’être de cette
étude.
interviewant les autorités locales ; 3° envoi de questionnaires aux industriels que je n’avais pu, voir. Les réponses, il faut l'avouer, ont souvent fait défaut, mais m'ont parfois valu des renseignements intéressants, De cet ensemble de renseignements j'ai essayé en les confrontant, et en les comparant, d’arriver à des vues générales et j'ai ainsi dressé une sorte detableau de la situation actuelle. Je ne m'illusionne pas d'ailleurs sur sa valeur très relative. Pour être exacte et complète une telle enquête demanderait des moyens d’information qui dépassent les ressources d’un particulier ; il faudrait pouvoir disposer des moyens officiels en quelque sorte qui sont le propre de l’administration. Encore le résultat ne serait-il pas certain. Le ministère de l’Agriculture a bien fait exécuter il y a quelques années par le service des études techniques de l'Office des renseignements agricoles une enquête sur l’industrie laitière en France. J'ai puisé dans cet ouvrage des détails intéressant la Normandie. Mais en outre de ce qu'il date déjà, il ne faut point accorder plus de crédit qu'il ne convient à des chiffres établis de bien des manières différentes et souvent peu comparables entre eux. Partout les hommes compétents, professeurs d’agriculture ou industriels, m'ont conseillé de me défier de ces statistiques.
Je n'ai donc point formé mon jugement sur des bases mathématiquement exactes. Je crois cependant avoir pu entrevoir la vérité, aidé comme je l’ai été par l'expérience des hommes de l'art et des spécialistes.
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