Corr. des cont. gén. I, n
LP Se
montant à Paris par la Seine seraient déchargés de tout droit de passe-debout en traversant Rouen à la seule condition de passer dans les 24 heures et de justifier de l'entrée de Paris » (M. Desmaretz à M. de Courson, intendant à Rouen, 26 octobre 1706) (1).
Mais d’un autre côté les crises financières que subit” le pays retentissent toujours douloureusement dans ies transactions et arrêtent les affaires. Le 4 novembre 1707 les syndics du commerce de Normandie adressent au contrôleur général (des doléances sur le triste état où se trouvent les marchands de cette province depuis la déclaration de Sa Majesté du 18 octobre dernier qui donne cours aux billets de monnoie pour un quart en tous payements dans la dite province, à commencer du 1° décembre prochain ». Et après avoir énuméré la ruine des manufactures de draperies, de dentelles, etc., ils ajoutent : « Le commerce des beurres d'Isigny qui fait subsister tout le pays du Cotentin aura le même sort, si les marchands commissionnaires qui les vont acheter dans les marchés de tous les paysans qui les y portent à qui il faut les payer en espèces, sont obligés de prendre de ceux à qui ils les enverront le quart en billets de monnoie » (2).
Les différents marchands qui se chargeaient d’ap-
provisionner Paris en beurre normand avaient bien du