‹ L'industrieChapitre 18 sur 74 · EE RE ” RL FOR DEN FEES RONA TES SURPRENANTE SE · texte numérisé non relu

EE RE ” RL FOR DEN FEES RONA TES SURPRENANTE SE

Ce sont d’abordiune cheminée et une console exécutées, pour le roi de Sardaigne, par M. Lerolle, sur les dessins de M. Palagghi , président de l'académie des arts de Turin. El y a dans ce beau produit ‘deux choses à examiner , sa forme «et son dessin d’origine étrangère , et son exécutron-due-à Vartiste français. La fonme et le dessin sont de l’école grecque. Des femmes ailées supportent la console; des amours tenant des guirlandes ornent le contour supérieur des glaces posées sur ces deux meubles. Tous ces dessins sont purs , le style en est correct, et pour les amateurs du style grec il n’y a de place que pour l'admiration. Nous devons avouer que tel n’est pas notre goût; nous ne trouvons dans ce genre m mouvement mi chaleur ; il ne nous semble répondre à rien de ce qui nous occupe où nous intéresse aujourd’hui.

Combien il y a plus de vie et de charme dans la cheminée exécutée par le même artiste pour le duc d'Orléans (PL. V—2)! Ce n’est pas que la composition soit sans défaut ; elle manque absolument d’unité. Les rinceaux des chambranles n’ont aucun rapport avec cette belle tête, genre mascaron, qui les domine, et il n’y a pas de rapport entre ces chèvres broutant une corbeille de fleurs , et ces aigles qui ornent l'extrémité du feu. Mais ces aigles vivent, et lon sent le mouvement de leurs ailes ; mais ces chèvres dressées devant cette jolie corbeille, c’est de la nature prise sur le faite; mais cette tête couronnée de pampres a toute l'ironie d’une ivresse joyeuse ; si cela n’est pas plus académique, cela sans aucun doute est plus artiste que la froide composition de M. Palagghi.

Quant à l'exécution, ce n’est qu'une voix parmi les fabricans et les connaisseurs : c’est un chef-d'œuvre. Lemelin a sculpté le bas-relief de la cheminée sarde et les têtes de la cheminée française ; Eck en a ciselé les ornemens ; M. Lerolle les a montées. Ce qu’il y a de talent et de difficultés vaincues , notamment dans les deux pièces destinées au roi de Sardaigne , où M. Lerolle a dû constamment obéir à la tyrannique précision d’un architecte délégué par M. Palagghi, où le parallélisme le plus minutieux lui a été imposé dans l’ajustement des plus petits décors ; tout ce qu’il y a là, disons-nous, de difficultés vincues et de talent, c’est en examinant de près ces belles pièces qu’on peut s’en faire idée. M. Lerolle, dans ce travail, a dépassé encore tout ce que l’on pouvait attendre de son beau talent de monteur.

M. T homire a été trop absorbé par l’exécution du temple commandé par M. Demidoff

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