HAUTEUR, LARGEUR, PRIX APRÈS L'ÉTAMAGE
m0 Se Ce fr. c.
5 ‘oÙ 10 5,149 28 à 09 2 492 12 D 12 10 5,924 54 3 T1 > T 6,035 » »
Cette dernière dimension équivaut à environ 12,168 pouces carrés, et met le prix du pouce carré à 0 fr, 52 ç. Dans la glace de Sauut- Quirin dont la dimension est de 14,700 pouces carrés et qui est cotée en tout 8,470 fr., le pouce carré revient à O fr, 57 c.
Le prix de l’étamage est pour les glaces anglaises 20 p, °/, de leurs prix de vente, 12 !/, p. °/, pour les glaces de Berlin, et 10 p.°/, pour les glaces de Paris, Nous ne sommes pas fixés d’une manière certaine sur les causes de cette différence,
L'exposition des Cristaux n’offre rien de très-
remarquable par comparaisonaveccelle de 1827. Jl ne paraît pas que, depuis cette dernière époque, il yait eu aucun perfectionnement important dans cette belle industrie, sous le rapport de la composition des matières premières ; de la Cuisson ou de la taille. Aucune baisse sensible de prix n’a eu lieu, en effet, dans les cristaux depuis long-temps.
Les fabriques de Baccarat et de Saint-Louis exposent une grande quantité de cristaux moulés. Depuis 1827, ce genre de fabrication a pris une grande extension, et cela, du moins , peut être considéré comme un progrès, puisque ce procédé permet de donner à bas prix des objets de cristal de consommation courante, et imitant les cristaux taillés.
Ce procédé a d’abord été pratiqué au moyen du soufflage. On en doit Pinvention à Ismaël Robinet, ouvrier de la fabrique de Baccarat, qui imagina de souffler le cristal dans des moules, et, pour mieux faire pénétrer la matière dans les cavités du moule, inventa un soufflet à pisten, qui exerçait à l’intérieur du eristal une forte pression.
Les fabriques américaines ont perfectionné ce procédé. Elles ont appliqué au cristal le moulage des métaux, et, pour mieux faire encore pénétrer le cristal dans les contours les plus déliés du moule, on y a ajouté une vis ou un levier avec lesquels on pèse sur le noyau intérieur. Ce procédé a été adopté en France aussitôt que connu; 1l y a recu quelques perfectionnemens, et a ouvert aux cristalleries des débouchés considérables. Les formes les plus délicates et les plus ornées peuvent être ainsi données au cristal à très-bas prix. Le verre dont nous reproduisons le dessin {P£. VIH — 15) et dont les ornemens ne pourraient pas être imités par la taille, est du prix de 1 fr. 20 ce.
Ce procédé, qui fait entrer le cristal dans la consommation des classes moyennes , a eu un résultat qu’il était facile de prévoir. Les classes riches, consommatrices habituelles jusqualors de ce genre de produits, Pont soumis à des conditions de forme et de taille qui pussent établir une différence sensible à l’œil entre le cristal taillé et le cristal moulé. C’est ainsi que sont. venues à la mode les tailles à large face et qui pénètrent dans le corps du cristal, Le verre d’eau (carafe, sucrier, flacon, verre) (PL. VIII — 1,2, 3,4), le barillet, le verre à vin de liqueur , et le verre à liqueur , pièces assorties pour le genre de nécessaire qu’on appelle cave ( Pi, VIIE — 10, 11, 12), enfin, et surtout les deux verres (PL. VIII — 5,7), le
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