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sucrier, l’'huilier, la carafe (PL. VILLE — 7, 8, 9) taillés dansle genre appelé américain, donnent une idée des formes et des tailles aujourd’hui recherchées, et que le moulage ne peut pas imiter. Dans ce procédé, en effet, le cristal n'étant pas poh, perdrait toute apparence s’il m'était moulé en petites facettes, où en lignes eten contours de peu de largeur. C’est ce dont on peut s'assurer, au reste, par l’inspection de quelques
verres à larges tranches obtenus par le mou-
lage; le cristal y prend l'aspect d’un verre mal travaillé.
Il serait, par exemple , impossible d'obtenir par le moulage une pièce du genre du magnifique plateau de cristal exposé par la fabrique de Saint-Louis, ét qui est peut-être la plus belle pièce de cristal qui ait jamais été fabriquée. Une telle pièce, si elle était moulée, perdrait, nonseulement le fini des arètes, mais cet éclat général, doux et vif à la fois , qui fait le principal mérite des belles pièces de cristal.
L'exhibition de la cristallerie de Choïsy-le- Roi est extrêmement remarquable, soit par ses pièces de eristal de grande dimension, soit par ses nombreux et gracieux articles en cristal coloré. Nous en avons reproduit quelques pièces qui ne sont pas dignes d’éloges seulement par la vivacité et l’'homogénéité de la couleur, mais aussi par leur forme nouvelle, et qui les à immédiatement introduites dans les consommations de goût. La coupe et la carafe vert émeraude (PL. VII-— 21, 23 ), la bouteille violette (Pr, VIL—22), la bouteille bleue (P£. VHI—13), la carafe vert foncé (PL. VIEIL —1#), sont extrèmement recherchées, notammenten Angleterre, et l’on n’en veut plus d’autres maiutenant sur les tables riches de ce pays, où se conserve encore l’usage de prolonger le repas en faisant circuler des vins fins.
Les quatre grandes cristalleries de France, Baccarat, Saint-Louis, Choisy et la Gare, sont unies entre elles pour la vente de leurs produits par un traité qui mérite d’être connu. Ces fabriques ont constitué à Paris un dépôt commun, où s’opèrent toutes les ventes à un prix convenu entre les fabriques.
Quant aux ventes qui ont lieu dans chacun des établissemens pour sa sphère particulière d’approvisionnement, elles sont facturées à Paris, et sont comptées pour établir les proportions annuelles de vente que nous venons d'indiquer.
Ce traité embrasse toute la production de chacune des fabriques en cristal blanc; les cristaux colorés de Choisy n’y sont pas compris.
Cet établissement central de vente pour les
principales cristalleries françaises ne date que
de deux ans, et des informations précises établissent que depuis ce temps la consommation du cristal à augmenté d’un tiers. Ce résultat doit-il être attribué à cet établissement , ou au retour de la sécurité et de laisance qui a signalé ces deux dernières années, et explique accroissement de production et de consommation que fui doivent toutes les' branches dé tra: vail? Nous ne sommes pas en mesure de rien affirmer à cet égard.
Il ÿ a beaucoup à dire sur ëne convention de ce genre entre des fabricans; quelle distance sépare un pareil traité d’une coalition contre les consommateurs et contre les ouvriers? Quelle garantie laisse-t-il à ces deux intérêts opposés ou du moins différens de celui du fabricant ? Nous n’en voyons qu’une, à moralité des contractans.
Nous avons montré plus Haut la difficulté particulière qu’un privilége encore debout suscite aux manufactures de verres et cristaux. L’hérédité des ouvriers souffleurs fait une loi aux fabricans de s’associer entre eux pour la détruire. Mais, pour être forte, cette association devaitelle se montrer hostile aux consommateurs , et si le traité des cristalleries de Baccarat , Saint- Louis, Choisy et la Gare, n’a pas encore ce caractère , n'est-il pas à craindre qu’il ne le prenne contre la volonté même des contractans , ou du moins contre la pesée qui paraît avoir d’abord inspiré ce traité? Si nous sommes bien informés, on aurait voulu par [à mettre un terme à une concurrence qui devenait fâcheuse pour tous.
Une telle pensée est évidemment bonne, car souvent il arrive un moment où la concurrence ne se résout plus en réduction des bénéfices exagérés que faisait le fabricant, mais en réduction sur le salaire des ouvriers, ou sur le prixet la qualité des matières premières. Or, dans ce second cas, la réduction n’est qu’apparente, et dans le premier , celui de là diminution du salaire des ouvriers, elle est immorale ; et, comme telle, tôt ou tard la société doit la payer. Les coalitions d'ouvriers et les émeutes lui imposent des charges ou des dépenses supérieures au bénéfice qu'une concurrence exagérée a pu lui procurer momentanément. Il est donc utile à Ia fois et moral de chercher à prévenir de telles circonstances, de tels malheurs, dans une grande in-dustrie. Mais le moyen employé par les cristalleries francaises nous semble dépasser le but. Au reste , c’est ici une de ees questions qu’une imprudence grave, où une grande ignorance des
difficultés de ce genre de problèmes, pourraient seules conduire à décider immédiatement ; nous nous réservons de la soumettre à une étude plus approfondie lorsque nous observerons en détaii ces grandes et importanies industries.
Peinture surverre. —C'est un préjugé assez généralement répandu, que la peinture sur verre est un art dont les secrets sont perdus depuis plusieurs siècles, et l’on accorde, par exemple, aux vitraux colorés des églises une admiration qui ne s’adresse pas seulement à la beauté et à l'harmonie de leurs couleurs, mais aussi au mystère dont on croit que ce genre de fabrication est encore enveloppé. C’est une erreur; l'art de la peinture sur verre avait cessé, 1l est vrai, d’être pratiqué en France depuis le dixseptième siècle, mais il était demeuré connu et pratiqué en Allemagne, et surtout en Angleterre. Il y a quelques années, à l’exhibition des produits des manufactures royales, Sèvres exposa des vitraux en verre coloré, qui obtinrent l'admiration générale, et quisupérieurs, à plu-
sieurs égards, aux vitraux auciens, ne leur
étaient inférieurs sous aucun point de vue. Un artiste anglais, appelé en France par les soins de M. de Noé, a donné à cet art un nouvel élan. M. Édouard Tom a fait d’abord les vitraux de l’église de Sainte-Élisabeth. Depuis, il s’est attaché à la fabrique de Choisy-le-Roi, qui a donné une très-grande extension à cette partie de l’art de la verrerie. Le pied superficiel de peinture sur verre varie de ? à 50 fr. Parmi les échantillons exposés par la fabrique de Choisy , on remarque particulièrement une figure de Mercure , etsurtout deux panneaux d’ornemens gothiques, d’une extrême délicatesse et d’un choix de couleurs plein de goût. L’enlacement des verres de teintes différentes est fait par un procédé qui dissimule complètement les plombs qui les unissent.
La verrerie de Choisy a exposé aussi les principaux matériaux de la peinture sur verre des anciens ; ce sont des verres de couleur à deux couches. Voici comment le travail s’exécute ; pour avoir par exemple du cristal à fond blanc et à rayures bleues, on cueille, dans le pot qui contient le cristal blanc, la quantité nécessaire de cette matière, et ensuite on plonge un instant le cristal que l’on vient de cueillir dans le pot qui contient le cristal bleu. Les deux cou- -ches se soudent sans se confondre ; on souffle et on travaille cette masse ainsi composée comme si elle était homogène, et l’on obtient une planche de cristal, blanche d’un côté, co-
lorée de l'autre. On concoit qu’en appliquant ensuite la taille du côté coloré , et en la faisant pénétrer jusqu’à la partie blanche, on peut facilement obtenir, sur un fond blanc, un dessin coloré et dont les linéamens peuvent avoir une grande délicatesse. Ce genre de peinture sur verre, celui aussi qui s’obtient par le dépolissage du verre au moyen de la taille, et qui imite la peinture en grisailles, prendront sans aucun doute une grande extension; ils peuvent fournir des combinaisons riches et variées pour la décoration intérieure.
Depuis quelques années , on a répandu dans la consommation des cristaux présentant à leur surface des émaux colorés, et d’antres offrant dans leur intérieur des incrustations blanches à reflet argentin. Les premiers se préparent en plaçant dans le moule en bronze l’objet en émail] à l’endroit correspondant de la pièce où l’on veut qu’il s'attache; on moule le cristal bien chaud , et la petite plaque émaillée se soude à sa surface. Pour les incrustations blanches, on prépare de petits sujets avec une pâte de porcelaine en poudre impalpable, cimentée avec un peu de plâtre. Ces pièces doivent être parfaitement sèches. On les place sur le cristal incandescent , et l’on pose par-dessus une goutte de cristal fondu qui vient faire corps avec le moule. De cette manière, lincrustation:est complètement enfermée, et recoit du cristal qui les recouvre un aspect brillant et agréable à la vue,
Flint-Glass, Crown-Glass. — On donne ces noms à des pièces de cristal ou de verre destinées aux instrumens d'optique. Nous les ferons connaître avec plus de détails lorsque nous parlerons de ces instrumens. Toutefois c’est ici le lieu de dire que long-temps l’Angleterre a seule possédé le secret de ces matières. Le nom que lindustrie française a voulu leur conserver estun juste et généreux hommage rendu par elle à la supériorité long-temps incontestable de son émule. M. D’Artigues, fondateur de la belle cristallerie de Vonèche, transportée ensuite à Baccarat, lorsque les traités de 1814, en resserrant nos frontières, eureut mis Vonèche sous la dépendance étrangère, M. D’Artigues, l’un des hommes qui ont le plus contribué aux progrès de l’art de la cristallerie, et dont le nom doit demeurer honoré dans le souvenir de ceux qui aiment et respectent le talent et la persévérance, sachant se faire leur place, et marquer leur passage , s’occupa beaucoup du flint-glass , et ses essais ne furent pas infructueux. Après lui, M. Bontems de Choisy les
a continués avec un plein succès, ct est parvenu à fabriquer d’excellent flint-glass pour tous les besoins de nos opticiens. M. Guinand de Genève a fait aussi en ce genre des travaux utiles et remarquables.
Verrolerie, —-On comprend sous ce nom tous les produits divers et de petite dimension que Vart du verrier sait approprier à mille besoins variés. L’Exposition présente un produit trèsremarquable en ce genre, ce sont les verres de montre plats de la fabrique de Meyenthal et de Goëtzenbruck. Ces verres sont cotés 5 à 18 fr. la grosse. Jusqu'ici les verres plats pour les montres se fabriquaient en cristal, et c'était par Ja taille qu’on creusait le verre intérieurement pour qu'il luissât place aux aiguilles. Aujourd'hui ces verres s’obtiennent en soufflant une bouteille dans un moule à fond plat, et en détachant le fond de la bouteille avec un fil de fer circulaire froid appliqué sur le verre encore rouge, comme nous l'avons vu pratiquer pour la fabrication du verre à vitre, page 77. C’est ainsi que ces produits peuvent s’obtenir avec tant d'économie.
La verroterie forme une branche importante de l’art et de Pindustrie du verrier. Nous ne croyons pouvoir en donner une meilleure idée qu'en empruntant à un document étranger un passage qui nous paraît plein d’intérêt.
C’est à l'enquête sur les ouvriers et les machines, faite par une commission de la Chambre d'Angleterre, que nous ferons cetemprunt.Cette enquête avait pour but d'éclairer la grande question de la sortie des ouvriers et des machines hors du royaume. Parmi les personnes entendues fut M. Ostler , fabricant de grains de colliers en verre et d’autres jouets d’enfans, à Birmingham. Quelques articles de sa fabrique avaient été soumis à la commission et se trouvaient sur la table autour de laquelle ses membres étaient rassemblés. Le président adressa la question suivante à M. Ostler : « Avez-vous quelques renseignemens à nous communiquer sur votre industrie ?
» Réponse. Les objets qui sont sur cette table peuvent paraître insiguifians à des personnes qui ne sont pas versées dans les matières commerciales; mais elles attacheront, je crois, quelque importance au fait que je vais rapporter.
» Il y a environ dix-huit ans, dans mon premier voyage à Londres, je rencontrai à la Bourse une personne qui me demanda si je pourrais lui fournir des yeux d’émail pour des poupées, Je fus sur le point d’abord de n'of-
fenser de cette demande, trouvant que je dérogerais à la dignité de la profession que j'avais embrassée depuis peu, si je descendais à de pareilles niaiseries. Alors il me mena dans une pièce aussi large que celle-ci, et d’une longueur à peu près double, On y avait ménagé de petits passages entre des amas considérables de pièces de poupées entassées jusqu’au plafond. La pièce où j'étais ne contenait que des bras et des jambes; mon guide me dit que les corps étaient dans une pièce inférieure. Il n’en fallut pas davantage pour me convaincre que la commande d'yeux en émail n’était pas si indigne de moi que je l'avais d’abord supposé. Comme cet article rentrait tout-à-fait d’ailleurs dans le genre de ma fabrication, je lui prorosai de faire un essai ; il me remit plusieurs échantillons et me fit une première commande montant à 12,500 fr.
De retour à Birmingham, j’essayai de faire des yeux d’émail. J'avais alors dans ma fabrique les ouvriers les plus habiles de l'Angleterre pour la fabrication des jouets de verre. Quand je leur eus montré mes échantillons, je les vis hésiter, et enfin ils arrivèrent à convenir qu’ils n'étaient pas capables de faire cet article. Après plusieurs semaines de tentatives inutiles, il y fallut renoncer. Cependant, après plus d’une année écoulée , je résolus de me livrer sérieusement à ce genre de fabrication, et, guidé par quelques renseignemens, je finis par découvrir un ouvrier, l’un des plus habiles de son état, et qui, réduit à l’indigence par l’ivrognerie, se mourail de consomption et de misère. Je ne pus le sorur de son atonie qu’en faisant briller de Vor à ses yeux, et je le décidai à nvapprendre. à faire des yeux d’émail. 1} était si affaibli déjà qu'il ne souffrait que difficilement l'odeur de sa lampe à travailler, et il essaya d’abord verbalement de n’apprendre son secret. Mais je sentais bien que cette leçon ne me suffirait pas. Enfin, sur de nouvelles instances, il me mena dans son galetas. Là, l’économie était poussée à un tel point, qu’au lieu d'huile il brûlait de la graisse, et cependant le prix de l’huile avait beaucoup baissé. Il fit ainsi devant moi quelques yeux d’émail; la différence de son procédé d’avec celui de mes ouvriers ne consistait qu’en un /our de main que la description ne pourrait rendre, et que l'habitude seule de cette industrie pouvait faire reconnaitre. »
Après ces détails, M. Ostler, tant d’après sa propre expérience, que d’après celle de ses confrères, arrive à conclure que les yeux de poupées en émail donnent lieu en Angleterre à un mouvement de 120 à 150,000 fr. Il y a lieu de croire
tt
qu'en France ce mouvement ne va pas à moins de 200,000 fr.
Au reste, voici, sur l’ensemble des produits de l’industrie dont nous nous occupons, un relevé que nous devons à l’un des hommes que ses lumières et son caractère y ont placé au premier ran£.
Il pense qu’il y a environ en France 200 fours en activité, savoir :
90 fours à bouteilles.
25 fours de verre à vitre
T5 fours de gobeletterie et verroterie.
8 fours à cristal.
3 à 4 fours à glaces.
La production totale paraît pouvoir être évaluée à 29 millions, savoir :
Bouteilles,
Verre à vitre,
Gobeletterie et verroterie,
Cristal,
Glaces,
14,000,000 fr.
Nous avons déja signalé les principales fabriques de verres ou de cristaux. Baccarat et Saint-Louis fabriquent exclusivement des cristaux ; Saint-Gobain et Saint-Quirin, des glaces ; Choisy, favorisé par le voisinage de Paris, fabrique particulièrement les cylindres , les verres et cristaux colorés.
Rive-de-Gier est un des plus grands centres de la fabrication du verre en France; le bas prix du combustible lui assure à cet égard de précieux avantages, On compte à Rive-de-Gier :
10 fours à bouteilles.
10 fours de verre à vitre.
2 fours de gobeletterie et verroterie.
3 fours de topetterie et fioles.
Le produit annuel d’un four à bouteilles y varie de 100 à 150,000 fr.; celui d’un four de verre à vitre, de 200 à 300,000 fr. ; d’un four de gobeletterie, de 80 à 100,000 fr.; d’un four de topetterie, de 50 à 60,000 fr. On peut calculer ainsi que la production de Rive-de-Gier s’élève à plus de 4 millions ; c’est le sixième environ de la production totale du verre en France.
Les prix du verre à vitre à Rive-de-Gier sont cotés comme il suit, pour la dimension habiduelle de 28 pouces sur 18.
1er choix, 70 centimes.
2 — 60 { ge 50 * Ce sont les prix de vente aux marchands de verre. La casse est à l‘ur charge; elle ajoute à ces prix de ? à 5 p.°/..
On peut calculer qu’en moyenne le pied carré de verre vaut 20 centimes. D’après cela, nos fabriques versent annuellement dans la consommation 17,500,000 pieds carrés de verre,
La fabrication des bouteilles est répandue par toute la France; il y en a 7 fours à Bordeaux , 8 dans la vallée de lArgonne, 8 en Picardie, 7 en Fiandre, 2 près de Paris, Il ÿ en a aussi en Bretagne, en Normandie, et dans le midi.
Le verre à vitre a ses points principaux de fabrication, outre Rive-de-Gier, à Choisy, dans le département de la Meuse, dans celui du Nord ; etc.; la gobeletterie et la verroteric, dans la Normandie, la Flandre, la Picardie, la Champagne, la Lorrame,
Les fours à cristal se divisent comme il suit : 2 et quelquefois 3 à Baccarat, 2 à Saint-Louis, 1 à Choisy, 1 à Bercy, 1 à La Villette.
L'industrie de la verrerie et de la cristallerie s’exerce en France sous l'empire de la prohibition. À l'exception des miroirs, des bouteilles pleines, des vitrifications à tailler, et des verres destinés aux instrumens d’optique, l'entrée des verres et cristaux étrangers est prohibée.
Dans le procès-verbal des conférences qui ont eu lieu, en 1831, entre la commission mixte composée pour l'examen des relations commerciales de la France et de l'Angleterre, et dont les membres étaient, pour l'Angleterre, M. Georges VilliersetM.Bowring, et pour la France, M. Duchâtel, aujourd’hui ministre du commerce, et M. de Fréville, pair de France, on trouve une liste générale des prohibitions dont notre tarif de douanes cest encore plein. L’indication de chacun des articles prohibés est accompagnée des motifs de la prohibition. On s’y exprime ainsi sur celles des verres et cristaux étrangers.
« La consommation de ces articles en France est considérable. Depuis trente-cinq ans, notre industrie en ce genre n’a pas seulement satisfait à tous nos besoins, mais elle a pu encore opérer de fortes exportations. Il paraît donc convenable de maintenir ce système. »
Lorsqu'une industrie en est arrivée au point de pouvoir soutenir la concurrence étrangère, non-seulement sur son terrain, où les transports et la facilité des relations lui assurent une prime considérable, mais en dehors même des frontières, et par conséquent à armes éoales, il semble qu’une telle industrie peut être affranchie de Phumiliant patronage de la prohibition, qu’elle a droit d’aspirer à n’être plus traitée en infirme, en mineure; une forte exportation, c’est pour
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